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Politique

Baker au Maroc: La mission de la dernière chance

Par L'Economiste | Edition N°:1437 Le 15/01/2003 | Partager

. James Baker porteur d'une nouvelle proposition de solution politique au conflit du Sahara. Black-out total sur sa teneur . Le Maroc est en faveur du dialogue, mais ne cède en rien sur le fondLe dossier du Sahara marocain revient sur la table. James Baker, l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, a entamé hier une tournée de quatre jours dans la région du Maghreb qui doit se terminer vendredi 17 janvier. Rabat a été sa première escale. L'ancien secrétaire d'Etat américain se rendra ensuite en Algérie et en Mauritanie. A son arrivée au Maroc, il s'est rendu à la résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis, Margaret Tutwiller. L'envoyé spécial s'est envolé en début d'après-midi pour Agadir où il a été reçu par le Souverain. A la sortie de cette audience, il n'a fait aucune déclaration. Du côté marocain, c'est également le black-out. Du côté de l'ambassade américaine et de la représentation de l'ONU à Rabat, on dit tout ignorer du programme de l'envoyé personnel de Kofi Annan. Aucune information sur le contenu des propositions qu'il devra faire n'a donc filtré. Idem du côté du ministère des Affaires étrangères. En tout cas, au menu des discussions, la solution du conflit qui oppose l'Algérie au Maroc autour des provinces du sud. Tout ce qu'on sait, c'est que Baker est chargé par le Conseil de sécurité de l'ONU, selon les termes de la dernière résolution de juillet 2002, de trouver “une solution prévoyant l'autodétermination”. Le mandat de la mission de l'ONU pour le référendum au Sahara (Minurso) devant arriver à terme fin janvier 2003, le Conseil de sécurité de l'ONU devra être saisi à nouveau à cette date pour décider du maintien de cette force sur le territoire et examiner la solution politique qui permettrait de débloquer la situation. La plus ancienne formule est le référendum. Cette option est devenue caduque puisque inapplicable, comme l'a rappelé le Souverain lors du discours du 6 novembre dernier à l'occasion de l'anniversaire de la Marche Verte.La solution dite de “troisième voie” qui prévoit une large autonomie dans les provinces du sud dans le cadre de la souveraineté marocaine a été d'abord mise en avant avec le soutien de la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, trois membres permanents du Conseil de sécurité. Mais l'Algérie et l'Espagne s'y opposaient. D'où la contre-proposition algérienne de partage du territoire aussitôt rejetée par le Maroc et finalement abandonnée. N'ayant pas réussi à faire adopter cet accord-cadre, James Baker reprend son bâton de pèlerin pour sonder les parties en conflit et les pays concernés sur la nouvelle architecture de son plan de règlement. La nouvelle navette de l'ancien secrétaire d'Etat américain dans la région prend donc une nouvelle fois la tournure d'une médiation de la dernière chance. Côté marocain, on dit tout ignorer du contenu de la nouvelle proposition que devra dévoiler Baker à SM le Roi Mohammed VI. Mais si l'on en croit les termes utilisés par l'ONU dans son rapport de juillet sur le Sahara, James Baker serait porteur d'une “solution politique” qui prévoit l'autodétermination. Si l'on exclut la formule du référendum d'autodétermination, il ne reste plus qu'à spéculer sur le degré d'autonomie à accorder aux provinces du sud. En attendant que Baker lève le voile sur sa nouvelle proposition, apparemment à l'issue de sa tournée ou au moment des délibérations du Conseil de sécurité de l'ONU fin janvier, le Maroc affiche sa bonne volonté d'écouter Baker et d'examiner ses propositions. Cependant, il ne cède en rien sur le fond sur le registre de l'intégrité territoriale. Le Maroc est certes disposé à entamer le dialogue, mais l'interlocuteur sur ce dossier est bien l'Algérie puisque, affirme-t-on à Rabat, le différend est maroco-algérien. Le passage de Baker à Rabat a été également mis à profit pour réclamer avec insistance la libération immédiate des prisonniers marocains détenus en Algérie. Mohamed CHAOUI

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