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    Economie

    Baisser le prix de l'électricité pour mieux l'augmenter à Rabat

    Par L'Economiste | Edition N°:911 Le 07/12/2000 | Partager

    . Pas de baisse de l'électricité pour les industriels rbatis, du moins tout de suite. La Redal veut faire passer ses hausses contractuelles avant de répercuter les baissesPas de baisse de l'électricité pour les industriels moyenne tension de Rabat en octobre contrairement à leurs homologues du reste du pays. La réduction, annoncée de 17% par l'ONE en septembre dernier et appliquée à partir d'octobre, n'a pas été répercutée par la Redal. Surpris par leurs factures d'octobre, les industriels ont réagi auprès du gestionnaire privé de la distribution d'eau-électricité de Rabat pour contester. La Redal a répondu par courrier que les baisses seront appliquées sur «les factures de novembre de manière rétroactive«, c'est ce qu'explique le courrier qu'ont reçu les industriels comme Filroc. Dans cette même correspondance, le gestionnaire privé souligne qu'il n'a pu opérer ses réductions «sans accord contractuel des autorités délègantes (NDLR: les élus des communes)«. «La Redal et l'autorité délégante travaillent de concert pour mettre en oeuvre la nouvelle tarification dans un cadre contractuel«. La correspondance est précise. Rassurés par cette demi-réponse, les industriels accordent un sursis au gestionnaire délégué de Rabat, mais en attendant d'y voir plus clair. L'argument avancé en effet par la Redal n'est pas très convainquant pour une double raison. La première est que la réduction tarifaire a été répercutée de manière générale sur l'ensemble du territoire. La seconde est qu'il semble inconcevable que les élus puissent bloquer des mesures annoncées par le Souverain et favorables à leurs électeurs. Que cache alors ce retard? En réalité, le gestionnaire délégué est en train de négocier d'arrache-pied avec les autorités délégantes les hausses contractuelles qui doivent lui permettre de faire face à son ambitieux programme d'investissement de 13,744 milliards de Dirhams sur 30 ans. . Uniformisation des tarifs en 2001A l'instar du cas casablancais, la Redal connaît des difficultés similaires pour faire avaliser les hausses prévues dans le contrat de gestion déléguée. En fait, ces baisses programmées vont lui permettre en quelque sorte de faire une opération de passe-passe pour appliquer des hausses de manière indolore. L'objectif est de faire profiter les industriels de la réduction tarifaire, sans pourtant toucher aux marges. Elle devrait le faire sans grand dégât, puisque la ville de Rabat bénéficie au départ d'une électricité moins chère qui permet déjà à la Redal de dégager environ 33 millions de DH annuellement. Historiquement en effet, Rabat bénéficie d'un coût de l'énergie électrique inférieur en moyenne de 0,10 centime par rapport à Casablanca. «Il est prévu d'ailleurs une uniformisation des tarifs pour l'ensemble des distributeurs en 2001«, indique Oussama Oudghiri, responsable commercial de l'ONE. A ce différentiel de départ, s'ajoute la baisse tarifaire de 17% qui devrait permettre des gains aux industriels avoisinant les 47 millions de DH annuellement. La tentation dans ce cas est grande pour ne pas mécontenter les abonnés basse tension, les particuliers, devant des hausses contractuelles inéluctables de puiser sur cette manne pour que l'augmentation tarifaire ne soit pas ressentie par ceux-ci et que les industriels puissent aussi tirer profit d'une baisse, mais qui sera moins importante que celle de leurs homologues du reste du pays. Historiquement, le même schéma s'était produit au niveau de Casablanca avec la Lydec lors des précédentes réductions tarifaires opérées par l'ONE et qui ont permis au gestionnaire de répercuter ses hausses contractuelles avec plus de facilité. Ainsi, les industriels n'en avaient pas totalement bénéficié et l'ONE, depuis, soumet ses baisses de prix de l'électricité systématiquement à la conditionnalité qu'elles soient répercutées au niveau des distributeurs.


    Les gains macro et micro...

    Pour une entreprise comme Filroc qui consomme environ 1,2 million de DH d'électricité par mois, une réduction du prix de 17% représente jusqu'à 200.000 DH. C'est dire que la manne n'est pas négligeable surtout en période où tout gain est fondamental en termes de compétitivité pour les sociétés.D'une manière générale, les industriels ont en effet profité d'une baisse de l'électricité très haute, haute et moyenne tensions de 17% en moyenne. L'impact financier de la baisse est estimé à 898 millions de DH pour cette catégorie.F. M.

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