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    Economie

    Baisse de régime pour la tomate

    Par L'Economiste | Edition N°:2763 Le 24/04/2008 | Partager

    . Une régression de 20% enregistrée à l’hectare. Les prix chutent sur le marché local. Les affaires sont bonnes à l’export    Le prix de la tomate est au plus bas sur le marché local. La caisse de 30 kg se vend actuellement entre 20 et 40 DH dans les marchés de gros du Souss, première région productrice et exportatrice. Une situation qui met à mal les agriculteurs, car le coût de revient de la caisse est de 65 DH. Selon Ahmed Mouh Mouh, opérateur du secteur et membre de l’Association des producteurs exportateurs des fruits et légumes (Apefel), les hausses des températures, enregistrées ces dernières semaines, ont accéléré la maturation du fruit. Une fois le quota d’avril (16.500 tonnes), fixé pour les exportations, bouclé, les producteurs sont contraints d’écouler leur marchandise sur le marché local. Depuis le début de la campagne, ce sont plus de 312.194 tonnes qui ont été expédiées vers les marchés européens et autres, soit 17% de plus que la campagne précédente. La région du Souss a fourni quelque 305.007 tonnes. Sur le plan commercial, les affaires ont été plutôt bonnes sur les marchés extérieurs jusqu’à présent. Selon Mouh Mouh, le prix moyen CIF (coût assurance et fret à la charge du vendeur), enregistré à l’export depuis le début de la campagne, a été de 8 DH/kg. Par ailleurs, les opérateurs sont confrontés actuellement à une baisse du rendement à l’hectare, en raison de la hausse des intrants. Pour l’heure, le rendement à l’hectare est de 120.000 kg. De l’avis du professionnel, cela n’est pas près de s’arrêter. A titre d’exemple, les engrais ont enregistré une augmentation de 150 %. Mouh Mouh précise à ce sujet que le coût de cet intrant est passé de 60.000 DH à 150.000 DH à l’hectare. A ceci s’ajoute la hausse des cours de l’acide phosphorique (de 5 à 15 DH/kg) et des engrais phosphatés importés d’Inde (de 3,5 à 9 DH/kg). Aussi faut-il attendre une accélération de la baisse de la rentabilité dès l’an prochain. Mais pour Mouh Mouh, la filière a encore de beaux jours devant elle et la culture de tomate restera tout de même génératrice de devises et d’emplois. Même si les ressources en eau sont de plus en plus faibles. Aussi, il est urgent que le Royaume investisse dans le dessalement de l’eau de mer. Pour l’opérateur, il sera toujours intéressant d’investir dans le développement des superficies de tomate même  si le coût de revient des cultures risque d’augmenter avec une hausse du tarif de l’eau.


    Irrigation

    Avec 7.000 m3 d’eau par hectare, la tomate consomme deux à trois fois moins d’eau que la banane par exemple. Selon Mouh Mouh, l’eau représente moins de 5% dans le coût de revient de la tomate.  Aujourd’hui cependant, dans la région du Souss, les agriculteurs doivent de nouveau creuser leurs puits car le niveau de la nappe a encore baissé. D’autant plus que les pluies n’ont pas été suffisamment abondantes, cette année. En conséquence, le barrage Youssef Ben Tachfine (Tiznit) ne peut offrir d’eau aux exploitations de la région. “Les apports enregistrés au niveau de ce barrage n’ont même pas atteint 10 millions de m3 cette année alors que les besoins en eau des exploitations de la zone sont estimés à 80 millions de m3’’, précise Ahmed Mouh Mouh, de l’Apefel. Malika ALAMI

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