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    Baisse de production: L’Opep gagne un peu de temps

    Par L'Economiste | Edition N°:2424 Le 18/12/2006 | Partager

    . Tout en maintenant la pression sur les cours L’Opep s’est ménagé un petit répit en décidant la semaine dernière à Abuja (Nigeria) une baisse de production, qui n’entrera en vigueur que dans six semaines, mais qui devrait lui permettre de défendre immédiatement un prix plancher de 60 dollars le baril. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole va réduire sa production d’un demi-million de barils par jour au 1er février, ramenant ainsi sa production à 25,8 mbj (hors Irak). Cette décision peut être perçue comme un compromis entre les faucons, comme l’Iran et le Venezuela, qui plaidaient pour une nouvelle baisse immédiate de production et d’autres, plus modérés, qui jugent la situation actuelle satisfaisante et auraient préféré attendre avant d’infliger un nouveau coup au marché. L’Opep a déjà décidé il y a moins de deux mois de réduire sa production de 1,2 mbj, sa première baisse depuis plus de deux ans, et la décision d’Abuja a été présentée comme une mesure complémentaire à cette politique. Pour Bruce Evers, analyste d’Investec à Londres, cette décision différée permet surtout à l’Opep de voir venir, puisqu’elle pourra le cas échéant réajuster le tir (par exemple si l’hiver s’avère plus froid que prévu), tout en disant clairement au marché qu’elle est bien décidée à empêcher un nouveau recul des cours, qui avaient glissé à quelque 56 dollars le baril après Doha. Les membres de l’Opep «peuvent tout à fait revenir sur leur décision s’ils le jugent utile», a-t-il souligné. Et ils pourront aussi décider de convoquer une réunion supplémentaire avant celle prévue le 15 mars, si nécessaire. Pour les pays producteurs, l’enjeu actuellement est de réduire les stocks de produits pétroliers des pays consommateurs, qu’ils jugent en excédent de quelque 50 millions de barils pour la zone OCDE et par conséquent susceptibles de diluer leur dépendance et de faire baisser les cours. L’Opep garde l’oeil sur le deuxième trimestre, période traditionnellement la plus difficile à gérer pour elle, car le recul de la demande lié à l’arrivée du printemps en hémisphère nord la contraint à réduire sa production. Sans compter qu’elle s’attend cette année à une forte hausse de production des pays non-Opep. Reste à savoir dans quelle mesure le marché aura foi en l’Opep. Il ne s’était pas montré franchement impressionné par la façon dont elle a mis en oeuvre sa décision de Doha. Selon les différentes estimations, la baisse effective de production n’aurait atteint que 450.000 à 800.000 barils par jour en novembre, bien loin des 1,2 mbj annoncés.


    Du nouveau

    L’Opep a décidé la semaine dernière d’accueillir un nouveau membre pour la première fois en plus de 30 ans, en l’occurrence l’Angola à partir de janvier. Ce qui devrait accroître son emprise sur les ressources pétrolières et renforcer d’autant son influence sur la scène mondiale. L’Angola produit actuellement 1,4 million de barils par jour et compte fournir 2 mbj fin 2007. Son adhésion à l’Opep porte la production du cartel à plus de 32 mbj en comptant aussi l’Irak, soit près de 40% de l’offre mondiale de brut. D’après un porte-parole de l’Opep, le Soudan pourrait se porter candidat dès la prochaine réunion du cartel, prévue le 15 mars. Par ailleurs, le Libyen Abdallah al-Badri a été nommé au poste de secrétaire général de l’Organisation, a indiqué le ministre qatariote de l’Energie, Abdallah ben Hamad al-Attiyah, à l’issue d’une réunion du cartel jeudi dernier. A noter que les cours du brut progressaient vendredi 15 décembre, toujours soutenus par l’annonce d’une réduction de la production de l’Opep à partir de février, tandis qu’une nouvelle installation de Shell a été attaquée au Nigeria, région perpétuellement en proie au risque géopolitique. Synthèse L’Economiste

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