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Economie

Baisse attendue de la production de betterave et de canne à sucre

Par L'Economiste | Edition N°:21 Le 19/03/1992 | Partager

Cette année, la production nationale en canne à sucre accusera une baisse estimée à 10%. Les pertes se traduisent en rendement à l'hectare et en teneur en sucre. En effet, en plein développement végétatif, la canne à sucre a été frappée par le gel arrêtant ainsi sa croissance. Quant à la betterave à sucre, en plus du manque d'intérêt qu'elle rencontre auprès des agriculteurs, celle-ci souffre de la faible pluviométrie. Toutefois, dans les milieux spécialisés on affirme qu'une amélioration des conditions climatiques, notamment le réchauffement du climat dans les périmètres irrigués à vocation de cannes et quelques précipitations dans les régions betteravières, empêchera toute aggravation de cette situation.

L'Arret de croissance constaté au niveau des cannes à sucre dû au gel, le ralentissement des surfaces cultivées en betterave ainsi que la faible puviométrie vécue dans ces régions, inquiètent les milieux de la profession.
Pour éviter des pertes importantes en cannes, certaines sucreries ont déjà lancé leur production.
La culture de canne à sucre est répartie à 75% sur les terres irriguées et à 25% sur les zones bour.
Le tonnage à traiter, au titre de la campagne 1991-92 est estimé à 1.036.000 tonnes de cannes à sucre.
Or, ces derniers mois, les régions du Gharb et du Loukkos ont subi des conditions climatiques défavorables à leur culture.
Le gel qui y a sévi a ralenti le développement végétatif des cannes. Pour certains champs, on parle même d'arrêt de la croissance des cannes. Ainsi, la production en cannes pour les régions du Gharb et du Loukkos, estimée à 980.000 tonnes, affiche actuellement les 890.000 tonnes. Pour la région de la Moulouya, on avance un volume de production de 52.000 tonnes de canne à sucre.
Rappelons qu'il ne s'agit là que d'estimations, la récolte s'étalant de Janvier à Mai-Juin.
Toutefois, les spécialistes du sucre au Ministère de l'Agriculture et de la Réforme Agraire sont certains de leurs conclusions."La persistance du gel dans le Gharb et dans le Loukkos ne permettra pas aux agriculteurs d'atteindre l'objectif fixé, soit 1.036.000 tonnes de canne", assurent-ils.
En outre, la canne provenant de ces périmètres laisse apparaître, au stade du traitement, des taux de S.R.T (sucre récupérable) avoisinant les 11%. Ce taux est jugé faible par les professionnels. Alors que le taux de S.R.T pour la canne originaire de la Moulouya atteint les 13%.
Pour atténuer l'effet du gel sur les rendements en sucre, provenant des cannes, les unités de production sucrière, basées dans les périmètres sinistrés, ont mélangé les cannes affectées par le gel, et donc à faible teneur en sucre, aux cannes plus résistantes au gel, qui présentent une teneur "normale".
Ces sucreries ont aussi lancé plus tôt leur production, afin d'absorber la masse de cannes dont la croissance s'est arrêtée.
Les superficies cultivées en betterave à sucre s'élèvent à 61.450ha, contre 71.100ha prévus. Toutefois, avec 86,42% le taux de réalisation de surfaces sucrières est jugé honorable.
Cependant, certains périmètres dont le Doukkala et le Tadla, ayant bénéficié de nouveaux équipements agricoles, n'atteignent pas les niveaux de rendement attendus. Dans le Tadla, sur 22.000ha cultivables, 18.000 à 20.000ha seulement sont plantés en betterave à sucre.
Cultivée dans cinq périmètres, le Gharb, le Loukkos, la Moulouya, le Doukkala et le Tadla, la betterave a dû affronter le gel dans les zones irriguées et la sécheresse dans les zones "bour". La persistance de ces deux phénomènes risque de compromettre les rendements. Dans le Gharb, au niveau du "bour", soit 10.000ha, si les conditions climatiques ne s'améliorent pas, on avance un taux de perte de la production de 40%, et même plus.

Actuellement, dans l'ensemble des périmètres, le cycle végétatif de la betterave à sucre n'est pas suffisamment avancé pour permettre la levée d'échantillons et leur analyse afin d'en déterminer, comme pour la canne à sucre, la production absorbable et la teneur en sucre.
Dès que les surfaces sinistrées seront connues, et que les pertes seront estimées, l'Etat, par le biais du MARA, indemnisera les agriculteurs sinistrés malgré l'existence d'un fonds et sa volonté de désengagement.
En effet, le fonds créé en 1989 et géré par l'Association de soutien au plan sucrier, dont les membres sont issus de la profession, (agriculteurs, sucreries) n'est opérationnel que depuis 1991. Ce fonds est alimenté par les prélèvements effectués auprès des agriculteurs et des sucreries sur leur récolte et production. En principe, le MARA couvre les facteurs de production, et même les pertes de production. La hauteur de la couverture dépend de l'état d'avancement des travaux ou de la récolte.

Nadia EL ASRI

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