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    Economie

    Baccalauréat 2009
    Tolérance zéro contre la triche

    Par L'Economiste | Edition N°:3033 Le 27/05/2009 | Partager

    . Les établissements sensibilisés à ce fléau. 315.000 candidats en lice dont 49% de filles. Les premières épreuves, le 2 juin Dernière ligne droite pour les 315.000 candidats au baccalauréat. Dans une semaine, le 2 juin, débuteront les épreuves de physique et d’arabe qui ouvrent traditionnellement le bal pour les lycéens de l’enseignement scientifique et littéraire. Il ne faudra pas non plus oublier d’avancer sa montre d’une heure puisque officiellement le 1er juin le Maroc passe à l’heure d’été, c’est-à-dire à GMT + 1 (voir page 2). «Cette année, on note une augmentation de 5% de candidatures par rapport à 2007-2008. Le taux de participation des filles est aussi plus élevé, 49% contre 44,8% l’année dernière», affirme Mohammad Fassi, directeur de l’évaluation chargé de la direction du centre national de l’évaluation et des examens. La deuxième session quant à elle débutera un mois plus tard. Pour ce qui est des examens régionaux destinés aux candidats libres, la première session aura lieu les 8 et 9 juin et celle de rattrapage, les 6 et 7 juillet. Par ailleurs, la fermeté sera de mise contre la triche. Déjà, les établissements sont sensibilisés à ce fléau. Le mot d’ordre est tolérance zéro contre la fraude d’autant plus que les candidats ont été maintes fois prévenus. «Il s’agit de garantir à tout le monde l’égalité des chances et le droit à la réussite pour les plus compétents», déclare-t-on auprès du ministère. Pratique largement courante, la triche peut être punie de deux manières. Une sanction pédagogique infligée par l’établissement scolaire, et qui peut prendre la forme d’interdiction de repasser le baccalauréat pendant plusieurs sessions, ou pénale lorsqu’elle est assortie de violence ou d’atteinte à la dignité d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions. L’examen apporte également tout un lot de nouveautés. Déjà, les candidats passeront les épreuves dans un centre différent de leur établissement d’origine. L’objectif est d’offrir de meilleures conditions d’examen à la fois pour les lycéens et pour les surveillants. De plus, cette nouvelle mesure permet d’assurer plus d’équité et d’égalité des chances entre les candidats», note Khadija Benchouikh, directrice de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Casablanca. De plus, à en croire le ministère, cela permettra une meilleure gestion de l’organisation matérielle des examens sachant que chaque centre n’abritera qu’une filière ou deux au maximum. Toutefois, dans le cas du Grand Casablanca, les établissements des communes rurales garderont leurs candidats et c’est le staff de surveillance qui fera le déplacement. Au total, on dispose de 96 centres dispatchés sur l’ensemble du territoire du Grand Casablanca.Cette mesure ne fait pas que des adeptes. C’est le cas d’Amina Charraf qui voit les choses sous un autre angle. Pour ce professeur d’anglais, cette modalité n’arrange pas les étudiants. «Obliger les élèves à changer de lycée le jour de l’examen est une autre cause de stress», déclare-t-elle. S’ajoutent à cela des frais de transport pour les parents. D’autres enseignants considèrent que cette réforme enlève une grande part de crédibilité au professeur et du rapport qu’entretient ce dernier avec ses étudiants. «Le professeur n’est-il pas digne de confiance pour surveiller ses étudiants?», se demande-t-on. Par ailleurs, les nouveaux guides de procédures élaborés dans le cadre de la réforme seront mis en pratique. Ils concernent tous les intervenants et toutes les étapes du processus examen, la généralisation d’un guide de passation à l’ensemble des candidats et la révision du calendrier des examens pour une meilleure gestion de l’organisation en temps et espace. «Il s’agit d’assurer la passation de la même discipline pour toutes les séries et filières en même temps, sachant que les épreuves et les durées ne sont pas les mêmes», termine Khadija Benchouikh.


    «Pas un coup de poker»

    LE baccalauréat comporte à présent trois composantes. Un examen régional qui compte pour 25% en 1re année. Un système de contrôle permanent tout au long de la 2e année du baccalauréat et qui représente 25% dans la notation. Enfin, l’examen final compte pour 50%. «Le baccalauréat n’est donc plus un coup de poker», déclare une source au ministère de l’Education nationale. Selon le même responsable, «cette nouvelle formule permet de faire le suivi des élèves pendant deux ans parce qu’il y a une richesse de matières. Et pour l’examen final, le ministère cible les disciplines directement en rapport avec le profil du candidat». L’objectif est d’augmenter les pourcentages de réussite. L’an dernier, sur les 300.000 candidats, 44% ont obtenu le sésame pour le cycle supérieur. Samir TAOUAOU

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