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    Aviculture
    Le secteur entame sa mise à niveau

    Par L'Economiste | Edition N°:2392 Le 01/11/2006 | Partager

    . Des investissements de 6 milliards de DH seront nécessaires d’ici à 2010 . Un contrat-programme sera signé avec le gouvernement avant la fin de l’annéeLE IXe Salon avicole de Casablanca a ouvert ses portes hier matin, au Centre international de conférences et d’expositions de l’Office des changes. Présent lors de l’inauguration, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Mohand Laënser, en a profité pour annoncer la signature d’un contrat-programme avec la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), d’ici à la fin de l’année. Cette primeur a fait la joie du président de l’organisation professionnelle, Youssef Alaoui, car le milieu avicole marocain est en pleine effervescence.Sur les 130 exposants du Salon, près de la moitié proviennent de l’étranger. «Cela dénote un intérêt pour un marché qui va se professionnaliser», explique Alaoui. C’est que, d’ici au 20 avril prochain, l’ensemble des intervenants du secteur avicole marocain devra avoir achevé son processus de modernisation. «Cette législation nous permettra, dans un horizon de 5 ans, de devenir éligibles à l’exportation vers l’Europe», poursuit le président de la Fisa.Selon lui, les efforts de mise à niveau ont porté fruit dans les usines d’aliments, les abattoirs et en matière de production de poussins. «Il reste toutefois beaucoup de travail à faire pour les secteurs de la vente et de l’élevage. En ce moment, 90% des élevages ne sont toujours pas à niveau», admet-il. Cette problématique explique aussi la forte présence d’équipementiers pour élevages en milieu rural au salon. «Beaucoup de nos partenaires sont venus, sachant qu’avec une date butoir fixée par la loi, il n’y aurait pas d’alternative pour le secteur que de se mettre aux normes», souligne Alaoui. La signature du contrat programme devrait aussi donner un coup de pouce à ces éleveurs, malgrès le fait que la majeure partie de l’argent investi devra provenir de leurs propres poches.Pour que la Fisa atteigne ses objectif de mise aux normes d’ici à 2010, Alaoui estime que des investissements de 6 millions de dirhams seront nécessaires, soit l’équivalent de ce qui a été injecté dans le secteur durant les 30 dernières années. La contribution de l’État, quant à elle, devrait tourner autour de 300 millions de dirhams. «Nous demandons une aide raisonnable», souligne Alaoui.La Fisa espère également pouvoir mettre sur pied un centre de formation, d’ici au mois de septembre 2007. «Nous avons même l’ambition d’opérer un rayonnement régional sur les autres pays du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne», ajoute-t-il.


    Grippe aviaire

    LA Fisa assure qu’une veille quotidienne opérée par le ministère de l’Agriculture et la l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture de l’ONU suffit à préserver le Maroc d’une épizootie de grippe aviaire. «Nous devons vivre avec cette réalité, nous n’avons pas le choix», rappelle Alaoui.


    Le Salon en chiffres

    - 12.000 visiteurs attendus jusqu’au 2 novembre- Un budget total de 3,2 millions de DH- 130 exposants, dont la moitié sont étrangersMarie-Hélène GIGUÈRE

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