Economie

Aviculture: Le contrat-programme expliqué aux opérateurs

Par L'Economiste | Edition N°:2930 Le 29/12/2008 | Partager

. La finalisation de la convention de financement mercredi prochain. Les commissions de pilotage mises en place DURANT tout le mois de décembre, le staff de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa) a sillonné les régions de production des volailles. Objectif: expliquer les termes du contrat-programme signé avec le gouvernement en avril dernier. Valeur aujourd’hui, il ne resterait que la région de l’Oriental et les provinces sahariennes. Selon Saïd Jeddaa, cadre de la Fisa, les réunions ont été consacrées aux modalités d’application du contrat et notamment le volet financement de la mise à niveau et l’amélioration de la productivité des exploitations avicoles. Les dispositions de la loi 49/99 relatives à l’agréage des exploitations d’élevage ont été présentes lors de ces réunions. Histoire de rappeler aux professionnels les normes sanitaires à observer pour l’obtention et la reconduction des autorisations pour exercer l’activité d’aviculture. (cf. www.leconomiste.com). S’agissant des modalités d’application du contrat-programme, «les commissions de pilotage ont été constituées courant décembre», indique Jeddaa. Elles représentent les divers signataires et notamment le département de l’Agriculture, le Crédit agricole du Maroc (CAM) et la Fisa. Quant à la convention de financement, elle sera finalisée avec le CAM mercredi prochain. Les membres de la Fisa s’engagent à réaliser des investissements additionnels évalués à 4,5 milliards de DH à l’horizon 2013», rappelle Jeddaa. Ce montant concerne aussi bien la production avicole que l’abattage, la commercialisation des viandes blanches et le conditionnement des œufs. De sorte que le chiffre d’affaires qui est actuellement de l’ordre de 13,7 milliards de DH soit porté à 16,8 milliards. Parallèlement, plus de 100.000 nouveaux emplois seront créés dans la filière. Mieux encore, les professionnels promettent une réduction des prix des produits avicoles. Celle-ci devrait résulter de l’amélioration de la productivité et de l’assainissement des circuits de commercialisation. Mais encore faut-il que l’Etat honore ses engagements, notamment en ce qui concerne le strict respect des dispositions règlementaires relatives au contrôle de la production, d’abattage et de commercialisation des produits avicoles. Or, le maillon faible de la filière tient justement à l’aspect préparation et commercialisation des viandes. A peine 10% des viandes du poulet de chair passent par le circuit de l’abattage contrôlé.


Financement

LES crédits à souscrire auprès du CAM peuvent atteindre jusqu’à 70% de l’investissement comme seuil maximum. Le reste doit être constitué de fonds propres. Mais le montant des crédits reste plafonné à 15 millions de DH/projet. Toutefois le CAM peut étudier au cas par cas les demandes excédant le plafond. La durée maximale est de 7 années. Quant aux garanties exigées, frais des dossiers et taux d’intérêt, ils sont les mêmes que ceux appliqués par le système bancaire.A. G.

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