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Avec un contrat d'exploitation et de commercialisation : Gaz: BP ouvre une brèche en Algérie

Par L'Economiste | Edition N°:219 Le 29/02/1996 | Partager

Des menaces contre l'activité pétrolière ont été proférées pour la première fois par le FIS, alors que la construction du gazoduc avance et que BP a conclu avec la Sonatrach un accord pour exploiter des champs de gaz et explorer des marchés.


La société des hydrocarbures Sonatrach et le Britannique BP (British Petroleum) ont conclu un accord pour l'exploitation et la commercialisation du gaz naturel, annonce "Gas Matters" de décembre 1995, une lettre mensuelle spécialisée éditée à Londres. Le contrat permettra aux deux sociétés de produire puis de commercialiser le gaz sur les marchés traditionnels de la Sonatrach. Il n'attend plus que les avals des gouvernements. L'accord fait suite à deux initiatives, l'une japonaise, l'autre française, pour débloquer le crédit à l'export en faveur de l'Algérie. Ce sont des signes d'amélioration de la confiance de l'investissement étranger en Algérie.
En outre, l'Algérie a achevé sa section du Gazoduc Maghreb-Europe, qui lui ouvre les marchés espagnol et portugais.
L'accord BP/Sonatrach est un événement majeur. Une compagnie étrangère peut donc aller en Algérie, exploiter du gaz, investir dans la recherche, avec des perspectives concrètes pour les ventes.
L'exploitation pourrait démarrer vers 2002-2003. L'issue la plus logique, pour l'aspect commercial du contrat, n'est pas qu'il attende cet horizon, quand le gaz sera produit en commun. Des parts de marché actuelles de Sonatrach peuvent déjà être allouées à ce contrat.
A long terme, BP se place donc déjà, par ce contrat particulier, en pôle position.
Les compagnies qui arriveraient en Algérie se trouveraient derrière BP, pour l'accès aux marchés européens.

Pour l'heure, ce qui est envisagé, c'est que BP investisse beaucoup d'argent dans l'évaluation des réserves de gaz identifiées il y a des décennies, dans le "District3", zone de sa licence. BP devra investir 100 millions de Dollars avant tout développement. Puis la compagnie estime qu'elle devra dépenser 3,5 milliards de Dollars sur 5 ans pour développer un projet complet incluant au moins 100 puits, des gazoducs, dont l'un de 48 pouces vers Hassi R'mel.
Si les gouvernements approuvent l'accord commercial, Sonatrach bénéficiera d'au moins 35% de l'investissement.
S'il faudra du temps pour le développement physique et commercial (l'horizon 2002) autour de In Salah, BP, depuis des années, prospecte déjà des clients. De son côté, Sonatrach bat le rappel des siens pour une hausse de prix, alors que ceux-ci cherchent des diminutions. Quoi qu'il en soit, aller chercher le gaz plus loin que Hassi R'mel sera onéreux.
L'issue logique de ces négociations serait de trouver une formule d'échange entre les gaz de Hassi R'mel et de In Salah plutôt qu'un nouveau gazoduc.
Pour l'Algérie, c'est une bonne nouvelle parmi d'autres cette année. L'hiver passé, l'Algérie avait connu un recul de ses capacités de production de gaz, causé par des conditions climatiques difficiles et des perturbations dans l'entretien de son usine principale d'Arzew.
Cette année, les incertitudes portent sur les revenus des exportations d'énergie, essentiellement ceux du pétrole, dont l'Algérie ne peut contrôler le prix.

Au total, les revenus des hydrocarbures devraient atteindre 9,4 milliards de Dollars en 1995 (+800 millions) et atteindre 10,4 milliards en 1996 d'après un récent rapport de Ahmed Bentitou, ministre des Finances.
Les exportations de gaz liquéfié devraient, selon les prévisions, augmenter de 45% par rapport à 1995. Les exportations par gazoduc devraient augmenter de 57%. Le gazoduc Maghreb-Europe est sur la bonne voie pour livrer en 1996 et l'extension du Trans Med vers l'Italie a été achevé en juillet 1995.
Par ailleurs, le MITI japonais a finalement décidé en décembre de soutenir un prêt de 200 millions de Dollars pour Itochu pour la construction d'une extension à Arzew. Le projet prévu depuis 1993 a déjà pris 2 ans de retard. Le MITI donnera 50 à 60% des garanties nécessaires aux banques japonaises, qui ne veulent pas prendre plus de risques sur l'Algérie. Le reste est en discussion.
Rappelons que la dette extérieure algérienne atteignait 30 milliards de Dollars à fin 1994, contre 33 en 1995. Elle devrait arriver à 34,7 milliards en fin 1996 et 36 en fin 1997. Le ratio de service de la dette a atteint les 52,7% en 1995, soit le double de la moyenne des pays qui ont déjà obtenu le rééchelonnement.
Les crédits liés (aux projets d'exportation) sont aussi difficiles à trouver pour l'Algérie. Le FMI estime ce montant pour 1995 à 3,8 miliards de Dollars. 1 milliard serait obtenu grâce aux garanties de la Coface française, 300 millions grâce au CESCE (Espagne) et 300 millions sur des projets agréés par la Banque Mondiale.

Source: Gas Matters
Rewriting L'Economiste

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