×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Politique Internationale

    Avec son premier bulletin : Droits de l'Homme : Le Ministère veut communiquer

    Par L'Economiste | Edition N°:143 Le 01/09/1994 | Partager

    En publiant un bulletin d'information, le Ministère chargé des Droits de l'Homme veut ouvrir un chantier de réflexion sur la question mais aussi laisser des traces écrites sur ses actions.

    Ministère de façade pour suivre la mode ou département à part entière ? Le premier bulletin d'information du Ministère chargé des Droits de l'Homme tranche la question : au vu des articles publiés, l'équipe du Pr Omar Azziman travaille. Depuis son installation, elle occupe plusieurs fronts et instruit des dossiers épineux remontant parfois à une vingtaine d'années.

    Ramené sur le terrain, le discours sur les droits de l'Homme cède en effet le pas à un réel pesant et complexe. Relations conflictuelles entre des citoyens et des administrations, disparus, surbooking dans les prisons, traitement indécent des détenus, insuffisances de l'appareil judiciaire, atteinte aux droits syndicaux, licenciement abusif des travailleurs, problèmes de retraite, chômage des diplômés, atteinte aux droits des femmes, travail des enfants sont quelques reflets de ce réel auquel le Pr Omar Azziman veut faire face.

    Aux yeux du ministre, les droits de l'Homme dépassent de loin l'aspect politique ou civil. Ils couvrent aussi les droits économiques et sociaux, les droits culturels et le droit à la solidarité et au développement. Ce constat dressé par le Pr Azziman est la toile de fond du bulletin d'information. Ressortent en particulier le point sur la question des droits de l'Homme et les missions techniques du ministère.

    Acquis constitutionnel

    Depuis 1990, rappelle le document, le dossier des droits de l'Homme est érigé au rang d'une préoccupation majeure des pouvoirs publics. Matérialisé d'abord sur le plan du discours, il va se traduire ensuite par des mesures institutionnelles et juridiques. Un Conseil Consultatif des Droits de l'Homme est mis en place. Puis les premiers acquis viennent. Ils sont d'abord d'ordre constitutionnel.

    Le pays s'engage à respecter "les droits de l'Homme tels que reconnus universellement".

    Il ratifie un certain nombre de conventions internationales dont notamment celle de la protection des droits de l'enfant. Constitutionnellement toujours, des commissions parlementaires d'enquête sont instituées. Par ailleurs, l'assemblée des députés peut retirer sa confiance au gouvernement.

    Dans la même perspective, un Conseil économique et social est prévu pour rendre des consultations à la demande du Parlement.

    Sur le plan légal et réglementaire, les pouvoirs publics ont ratissé large en matière de procédure pénale, notamment en ce qui concerne la garde à vue et la détention préventive. Pour mieux défendre les droits des citoyens face à l'arbitraire des administrations, des tribunaux administratifs ont été créés.

    Ultérieurement devrait être mis en place un conseil d'Etat ou un organisme équivalent pour parachever la nomenclature des juridictions administratives.

    Les vents des droits de l'Homme vont aussi secouer un monument considéré jusqu'alors comme immuable : la moudawana, qualifiée de citadelle de conservatisme par les associations féminines. L'âge de la majorité est réduit à 20 ans. Le caractère procédurier des droits matrimoniaux est renforcé en vue de dissuader les abus des maris. Le consentement de la future mariée est requis, la polygamie rendue plus difficile et la garde des enfants revue et corrigée.

    Chantiers ouverts

    Face aux chantiers ouverts, le Ministère chargé des Droits de l'Homme a encore du pain sur la planche. Sa mission se décline à travers trois directions. La première s'occupe de la défense des droits de l'Homme. Concrètement, elle se charge de l'accueil et de l'orientation des citoyens, des enquêtes, elle s'attaque à une gamme de problèmes allant de la situation dans les prisons jusqu'à la défense des droits du consommateur. La seconde direction s'intéresse aux relations internationales, notamment avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales impliquées dans les dossiers des droits de l'Homme. La dernière direction s'occupe des études juridiques et de la promotion des droits de l'Homme.

    A.Z.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc