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Avec l'odeur de l'urine humaine, les poules pondent des oeufs plus gros!

Par L'Economiste | Edition N°:805 Le 07/07/2000 | Partager

• Le gain en masse se situe entre 5 et 10% selon l'étude d'une équipe de chercheurs anglo-israéliens• La substance responsable de ce gain se trouve également dans l'urine des coyotes, les glandes des castors et les déjections des lapinsLe très sérieux magazine New Scientist a publié cette semaine les résultats d'une étude qui sont pour le moins bizarres. Une équipe anglo-israélienne vient de découvrir expérimentalement que l'odeur d'une substance chimique contenue dans l'urine humaine inciterait les poules à pondre de plus gros oeufs. Un phénomène étrange, difficile à expliquer et qui rend les chercheurs perplexes. Ces derniers ne parviennent pas non plus à comprendre pourquoi ce composé améliore aussi la mémoire de ces oiseaux.La substance en question qui est l'un des cinq composés de la famille des pyrazines porte le nom de 2-méthoxy-3-isobutylpyra-zine. Les pyrazines se retrouvent un peu partout dans la nature, notamment dans l'urine des coyotes, dans les glandes des castors et les déjections des lapins.L'expérience menée par l'équipe anglo-israélienne consistait à mettre une ouate imbibée du produit dans les cages de 10 poules et d'observer leur comportement.Au terme de l'étude qui a duré quatre mois, les 10 pondeuses exposées à la pyrazine avaient produit le même nombre d'œufs que les poules du groupe témoin: environ 800. Mais la masse totale des œufs du premier groupe était de 3,5 kilos supérieure à celle du second, soit un gain de 5 à 10%. Selon les scientifiques, il est possible que l'odeur de la pyrazine retarde la production de l'hormone qui expulse l'oeuf. Celui-ci, en passant plus de temps dans l'oviducte, aurait le temps de grossir un peu plus. Hypothèse à vérifier.Quant aux effets de la pyrazine sur la mémoire, tout aussi difficiles à expliquer, ils ont été testés sur un groupe de 500 poules. Certaines de celles-ci étaient exposées à son odeur lorsqu'on leur faisait boire de l'eau rendue amè-re par l'ajout de quinine. Dans l'ensemble, les oiseaux ayant reçu une dose de pyrazine étaient plus enclins à éviter de boire à nouveau cette eau que les autres. Cette substance, croit une chercheuse de l'équipe qui a menée l'expérience, améliore leur attention. De nombreux insectes toxiques émettent aussi une odeur de pyrazine, qui semblent constituer un avertissement pour les prédateurs: il y a peut-être un lien.Abdelaziz MEFTAH(Cybersciences)• En bref • Le centre de la Terre tourne plus vite que sa surfaceUne journée sur le noyau de la Terre dure 0,1 seconde de moins qu'à sa surface. En fait, le noyau effectue un tour de plus sur lui-même tous les 2.400 ans, estime une équipe américaine dans la revue Nature. Les chercheurs se sont servis de relevés sismiques très précis, capables de donner une image du centre de la Terre, pour démontrer cette hypothèse inattendue, qui avait été formulée en 1996. Si le phénomène semble maintenant incontestable, les géologues n'en offrent toutefois pas d'explication. En mesurant, à travers des relevés sismographiques, le décalage de points précis à sa surface à trois ans d'écart, des chercheurs, dirigés par John Vidale de l'Université de la Californie à Los Angeles, ont pu déterminer que sa rotation différentielle par rapport au reste de la Terre était d'environ 0,15 degrés par an. Ce qui signifie, en clair, un tour de plus tous les 2.400 ans.• Comment la vie a survécu à la Terre boule de neigeLa Terre aurait gelé des pôles à l'équa-teur à au moins trois reprises, dans le passé lointain. C'est ce qu'on appelle la boule de neige.Les faits sont connus depuis quelques années, mais une énigme demeure: Comment la vie a-t-elle pu continuer dans de pareilles conditions? En fait, une partie des océans, près de l'équateur, n'aurait pas été couverte de glace, croit Richard Pel-tier, de l'Université de Toronto, au Canada.Toutes ces simulations du climat ancien lui suggèrent cette conclusion, publiée dans la revue Nature.Il semblerait même que c'est sous ces conditions que les créatures multicellulaires ont commencé à faire leur apparition. Il est possible donc que le climat extrême ait stimulé leur évolution en les forçant à s'adapter.A. Me. (Cvberscience, Reuter)

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