×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Avec les perspectives d'une forte demande en Asie : Céréales: Les cours resteront orientés à la hausse

    Par L'Economiste | Edition N°:204 Le 16/11/1995 | Partager

    "Cette année, nous faisons face à une situation très inhabituelle puisque, pour la troisième saison consécutive, la consommation de blé a été supérieure à la production, ce qui a entraîné une réduction des stocks globaux et une poussée des prix". Cette déclaration, faite par le président du conseil du blé australien lors d'une conférence organisée à Bruxelles sur "le marché international des céréales vers l'an 2000", résume la tension que connaît actuellement le marché des céréales. Cette tension, qui doit durer au cours des prochaines années, résulte du poids grandissant de cette zone dans les importations mondiales. Pour le blé, l'Asie totalisait en 1990-1991 26,5% du commerce mondial, contre 31% aujourd'hui. Concernant les céréales secondaires, sa part est passée pendant la même période de 39 à près de 50%.
    Deux facteurs expliquent la forte croissance de la consommation en Asie: la poussée démographique et le changement dans les habitudes alimentaires. Une étude du Département de l'Agriculture américain estime que "cette région a le potentiel de devenir la première force d'importation du marché des céréales". L'Indonésie, par exemple, a développé une industrie agro-alimentaire pour la fabrication de pâtes, qui a utilisé pendant les quatre dernières années 2,5 millions de tonnes de blé par an, puis 3,25 millions en 1994-1995, selon le directeur du magazine américain "World Grain", cité par Les Echos. Les besoins de ce pays atteindront 7 millions de tonnes dès 1997, prévoit-il.

    La Chine, qui est un important producteur de blé (102 millions de tonnes cette année à en croire le Conseil international du blé), doit quand même importer 11 millions de tonnes pour couvrir ses besoins. Avec une production estimée à 60 millions de tonnes, l'Inde dégage un surplus qui peut être exporté, mais celui-ci ne dépasse guère 1 million de tonnes. Les autres pays de la région, note Les Echos, n'ont pas la capacité de devenir d'importants producteurs.
    Selon les estimations de l'International Food Policy Research Institute, l'Asie du Sud-Est importera 10,2 millions de tonnes de blé en 2020, contre 4,5 en 1990. Dans le même temps, les besoins des Chinois passeront de 15 à 28,4 millions de tonnes.
    L'Institut précise toutefois que les importations chinoises pourraient être freinées par une hausse excessive des cours mondiaux et par l'insuffisance de l'infrastructure portuaire.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc