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Avec le schéma de répartition des Bons de privatisation : L'OPV de la Samir cible le petit épargnant

Par L'Economiste | Edition N°:219 Le 29/02/1996 | Partager

L'OPV de la Samir constitue la plus grande émission depuis le démarrage des privatisations, et le prix de cession est l'un des plus bas. Les financiers jugent le cours d'introduction correct.


Le prix de cession en bourse de l'action Samir n'aura pas manqué de surprendre le grand public. Le ministre de la Privatisation chargé des Entreprises d'Etat a annoncé lors d'un point de presse un prix de 243 DH alors que les analystes tablaient sur une valeur avoisinant les 300 DH. Pour les milieux financiers, ce prix est jugé correct, voire normal. Un courtier confirme ce jugement en s'appuyant sur l'évaluation d'une unité de raffinage ayant les mêmes caractéristiques que la Samir qui opère sur un pays émergent.
Qualifié de promotionnel par M. Abderrafih Menjour, directeur général de la Samir, un tel prix devrait assurer le succès de la première conversion des Bons de privatisation en actions de privatisables. Il n'en demeure pas moins que les actionnaires achèteront surtout le futur. "Ce futur intègre à la fois les données économiques qui auront une incidence sur le secteur et la stratégie envisagée pour faire face à l'avenir et qui suppose un programme d'investissement adéquat".

Cours des plus bas


Cette première émission successive à celle des Bons de privatisation se distingue d'une part par sa taille et d'autre part par le prix d'introduction en bourse. En effet, l'OPV (offre publique de vente) porte sur plus de
5 millions d'actions représentant 25% du capital de la Samir.
De plus, en cas de dépassement des souscriptions, le Ministère de la Privatisation se réserve le droit de porter l'émission à 30% du capital. Le reste du capital sera cédé ultérieurement par voie d'appel d'offres et éventuellement une nouvelle OPV. "L'ordre sera modulé en fonction des opportunités", nuance M. Saaïdi.
Côté prix, l'action Samir est introduite à un des cours les plus bas. En effet, et en dehors de la Cior qui avait été émise à 230 DH, toutes les autres OPV l'ont été à 250 DH et plus.
Concrètement, pour accéder à l'action Samir, l'épargnant est tenu d'échanger 3 Bons au minimum, ce qui lui donne donc droit à
13 actions au moins (voir le cas pratique). L'offre publique de vente porte sur 5.160.375 actions pour une valeur totale de
1.253. 971.125 DH. A supposer que tous les détenteurs de Bons fassent jouer leur priorité absolue, la conversion intéressera
1.190.856 Bons de privatisation, soit 70% des 1.758.455 Bons en circulation. Si tel est le cas, l'OPV sera entièrement assurée par les détenteurs de Bons et l'encours s'établira à 509.144 Bons au terme de l'opération, soit 30% du montant initial.

Souscriptions en espèces


Les souscripteurs en espèces (non détenteurs de Bons) ne sont pas exclus de l'opération de privatisation. Les personnes physiques y auront accès pour un montant minimum de 6.075 DH, soit 25 actions Samir, dans la limite de 2.000 actions. Les demandes minimales seront servies en priorité en fonction des titres disponibles, suivies d'une allocation au prorata.
Pour les personnes morales, la souscription en espèces n'est pas soumise à un montant minimum mais plafonnée à 10.000 actions, soit 24.300.000 DH.
La souscription démarre le 4 mars jusqu'au 12 inclus et la date de jouissance a été fixée au 1er janvier 1996. "Toute distribution réalisée au-delà de cette date et ce, même au titre des exercices antérieurs, profitera aux nouveaux actionnaires", souligne
M. Abderrahmane Saaïdi. La répartition des souscriptions sera conforme au schéma retenu pour la souscription des Bons de privatisation. Elle privilégie les personnes physiques (70%) et accorde la priorité aux OPCVM par rapport aux autres personnes morales.
La BCP et la BMCE ont été désignées comme banques chefs de file du syndicat de placement. La SONASID succédera à la SAMIR "avant le mois de juin". D'ici là une deuxième émission de Bons sera lancée pour rétablir un encours suffisant. Le lancement d'une tranche internationale de l'ordre de 200 à 300 millions de Dollars n'est pas exclu, "compte tenu des qualités intrinsèques du Bon de privatisation". Depuis son émission, le cours du Bon s'est globalement bien comporté, se stabilisant à 1.070 DH avant l'annonce officielle du prix de cession de la Samir. Il a grimpé à 1.085 DH dès le lendemain vendredi 26 février et poursuivi son ascension le lundi 26 à 1.095 DH. (Cf page 32).

Mouna KABLY

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