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Avec la nouvelle réforme de l'UE, les Quinze affirment leur indépendance

Par L'Economiste | Edition N°:1166 Le 17/12/2001 | Partager

. A Laeken, les chefs d'Etat déclarent opérationnelle l'Europe de la défense. Harmonisation des procédures pour les visasL'Union européenne s'est fixé l'objectif de devenir l'économie la plus compétitive du monde en 2010. Et pour ce faire, élargir l'Union à d'autres pays semble être le moyen le plus évident. Réunis à Laeken du 13 au 15 décembre, près de Bruxelles, les dirigeants européens ont lancé un nouveau chantier institutionnel et placé l'ex-Président Français Valéry Giscard d'Estaing aux commandes de la convention qui sera chargée de proposer les réformes nécessaires à une Europe élargie. Cette déclaration prétend tracer les contours d'un projet acceptable par tous afin de lancer la réforme des institutions indispensable au bon fonctionnement d'une Europe élargie à dix nouveaux membres en 2004. Elle annonce la création d'une convention qui devra organiser un vaste débat sur les meilleurs moyens de réformer les institutions communes. Plusieurs décisions aussi bien au niveau interne qu'externe ont tout de même été prises lors du sommet à Laeken. Parmi elles, une très importante pour les pays du Maghreb notamment, qui concerne l'immigration. Les Quinze sont convenus de donner une «nouvelle impulsion» à leur politique d'asile et d'immigration, qui se heurte toujours aux disparités des législations nationales.«Le Conseil européen s'engage à adopter, sur la base des conclusions de Tampere et dans les plus brefs délais, une politique commune en matière d'asile et d'immigration qui respecte l'équilibre nécessaire entre la protection des réfugiés, conformément aux principes de la Convention de Genève de 1951, l'aspiration légitime à une vie meilleure et la capacité d'accueil de l'Union», déclarent-ils dans les conclusions du sommet de Laeken.Lors du sommet de Tampere, en octobre 1999, les chefs d'Etat et de gouvernement européens s'étaient fixé pour objectif l'instauration d'un statut uniforme d'asile et d'une politique d'immigration commune d'ici à 2004.Les dirigeants se prononcent pour «l'intégration de la politique des flux migratoires dans la politique extérieure de l'Union européenne», «le développement d'un système européen d'échange d'informations sur l'asile, la migration et les pays d'origine», «l'établissement de normes communes en matière de procédure d'asile, d'accueil et de réunification familiale», ainsi que «des programmes spécifiques en matière de lutte contre la discrimination».Les Etats membres sont convenus en outre de renforcer le contrôle des frontières extérieures de l'UE dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les filières d'immigration et la traite des êtres humains.Les Quinze demandent au Conseil européen «de prendre les dispositions pour la mise en place de bureaux consulaires communs et d'un système d'identification commun des visas».Une aubaine pour les Marocains qui souffrent encore de difficultés à obtenir un visa à travers les différentes représentations diplomatiques européennes. Et puis, étant donné que l'étranger pénètre dans un espace Schengen, il était urgent d'harmoniser les procédures. L'UE a d'ores et déjà créé Eurodac, une banque de données pour l'identification des réfugiés. Les Quinze ont appelé samedi dernier à sa mise en oeuvre.Guy Verhofstadt, président en exercice de l'Union européenne, a annoncé que la Commission européenne présenterait «dans les trois mois une nouvelle directive sur les procédures d'asile».Si la coopération judiciaire et policière a enregistré des «progrès tangibles», l'harmonisation des législations sur l'immigration reste un voeu pieux. L'Italie, l'Allemagne, l'Autriche ou la Grande-Bretagne ont en effet engagé des réformes législatives sur l'entrée et le séjour des étrangers sans se concerter avec leurs partenaires.Par ailleurs, les Européens affichent clairement leur souhait de se distinguer des Etats-Unis et surtout de ne plus en dépendre. Les dirigeants européens ont donné pour instructions à leurs ministres spécialisés de parvenir dans les semaines qui viennent à la création d'un brevet européen et d'un système de navigation par satellite. Surnommé Galiléo et destiné à concurrencer le système concurrent américain, il doit permettre à l'Union européenne d'acquérir son indépendance par rapport aux systèmes russe et américain (GPS).Galiléo n'est pas la seule indépendance que l'Europe désire acquérir face aux Etats-Unis. Durant le sommet de Laeken, les Quinze ont déclaré «opérationnelle» leur politique de sécurité et de défense (PESD) sans attendre la conclusion d'un accord définitif sur la coopération militaire avec l'Otan. La Grèce continue en effet de bloquer un compromis avec la Turquie qui permettrait l'accès automatique de l'UE aux capacités de planification et aux moyens de l'Otan.Cette nouvelle étape dans la construction chaotique de l'Europe de la Défense ouvre la voie au déploiement d'une force de réaction rapide de 60.000 hommes en 2003.«Grâce à la poursuite du développement de la PESD, au renforcement de ses capacités, tant civiles que militaires, et à la création en son sein de structures appropriées, l'Union est désormais capable de conduire des opérations de gestion de crises», selon les conclusions du sommet de Laeken, s'achevant samedi soir.Théoriquement, la force de réaction rapide sera en mesure, dès 2003, de se déployer dans un délai de 60 jours et pour une durée d'un an au moins, en vue de missions humanitaires, d'évacuation, de maintien de la paix («missions de Petersberg»). Des opérations de petite envergure pourraient même être lancées en 2002.


Déclaration sur le Proche-Orient

A l'ouverture du sommet de Laeken, l'Union européenne s'est prononcée sur la situation israélo-palestinienne: “Au moment où la situation au Proche-Orient est d'une extrême gravité, nous ne pouvons pas nous résigner.Nous sommes convaincus que seule l'action déterminée et concertée de l'Union européenne, des Nations unies, des Etats-Unis et de la Fédération de Russie peut aider les parties à rompre le cycle de la violence et à se réengager dans la recherche de la paix. Cela exige: La réaffirmation et la pleine reconnaissance du droit irrévocable d'Israël à vivre en paix et dans la sécurité à l'intérieur des frontières internationalement reconnues;L'établissement d'un Etat palestinien viable et démocratique ainsi que la fin de l'occupation des territoires palestiniens.Dans l'immédiat, les engagements suivants doivent être pris:par l'Autorité palestinienne: le démantèlement des réseaux terroristes du Hamas et du Jihad islamique, y compris l'arrestation et les poursuites judiciaires de tous les suspects; un appel public en langue arabe à la fin de l'Intifada armée;par le gouvernement israélien: le retrait de ses forces militaires et l'arrêt des exécutions extra-judiciaires; la levée des bouclages et de toutes les restrictions infligées au peuple palestinien; le gel des implantations.R. L. (AFP)

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