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Economie

Automobile: Le potentiel des équipementiers

Par L'Economiste | Edition N°:1661 Le 12/12/2003 | Partager

. Une étude récente de la GTZ en trace les grandes lignes . Les prémices d’un site de production compétitif en gestationLe potentiel de l’industrie des équipementiers automobiles va crescendo au Maroc. Cette tendance se confirme de plus en plus par les différentes délocalisations, partenariats techniques et de sous-traitance avec les opérateurs locaux et joint-ventures dans plusieurs branches. Et ce notamment dans les faisceaux et câbles, les composants de caoutchouc/plastique, la mécanique de précision… Le nombre croissant de constructeurs et entreprises étrangères souhaitant s’approvisionner du Maroc et développer des partenariats d’affaires en témoigne également. Aujourd’hui, tous les ingrédients d’un site de production compétitif, qui passe d’une logique de marché domestique à une logique d’exportation, semblent réunis.Afin d’apprécier ce potentiel à sa juste valeur, une étude a été menée récemment, en juin dernier, par un cabinet spécialisé (Intégration). Objectif: sortir avec des appréciations qualitatives et non quantitatives des industries des équipementiers.L’étude a été réalisée dans le cadre des actions de la GTZ (coopération allemande de développement) dans un souci d’appui au développement industriel. Elle sera diffusée intégralement le 22 janvier 2004 par l’Amica et la GTZ.L’échantillon retenu par cette enquête de terrain a porté sur quelque 32 entreprises selon des critères de représentativité. Parmi les activités ou sous-branches de l’échantillon, figurent les faisceaux et câbles, les sièges et garnitures, les composants de matières plastiques et caoutchouc, les verres, les batteries, les filtres…Pour les besoins de l’enquête, plusieurs critères objectifs d’évaluation ont été retenus. Parmi eux, figure la moyenne d’âge des entreprises. Il en résulte la présence de structures bien installées, de même que l’évolution du marché et son tournant vers de nouvelles activités disposant d’autres méthodes d’organisation, particulièrement à Tanger Free Zone. D’après l’échantillon, l’âge moyen des entreprises est de 24 ans. Parmi elles, 46% ont entre 10 et 22 ans et 18% ont un âge inférieur à 5 ans, tandis que 27% sont âgées de plus de 40 ans. De la moyenne d’âge, ressort la particularité du secteur dont la branche câbles et faisceaux est des plus jeunes. Elle a en moyenne entre 2 et 5 ans. Quant à la répartition du personnel, il s’agit d’un taux d’encadrement de 8% et un pourcentage d’ingénieurs liés à la production de 2,46%. Soit un des meilleurs taux d’engineering et d’encadrement au Maroc. La moyenne européenne étant d’environ 15%.Pour ce qui est des perspectives de croissance du secteur, les entreprises restent très optimistes. Elles envisagent une moyenne de 13% par an au cours des trois prochaines années. Encore une fois, c’est l’activité faisceaux et câbles qui sert de locomotive au secteur. Elle a réalisé une progression de 30% durant les trois dernières années et devrait continuer sur la même lancée lors des trois prochaines, est-il signalé par l’étude.En termes d’investissement, la progression la plus forte est réalisée également par la branche faisceaux et câbles. L’investissement de ce sous-secteur s’est élevé à près de 500 millions de DH, soit les 5/6e de l’ensemble du secteur en 2000. En termes de qualité et stratégie de production, 90% de l’échantillon déclarent avoir amélioré la qualité de leurs produits au cours des 3 dernières années. Par ailleurs, 80% tendent à l’améliorer davantage durant les 3 prochaines années afin de mieux répondre aux impératifs de l’ouverture. Quant à la diversification, les entreprises du secteur ont été deux fois plus nombreuses à avoir varié leur production au cours des trois dernières années, contre 30% qui se sont spécialisées.Autre critère déterminant de la compétitivité et de la mise à niveau du secteur, la certification. Selon les résultats de l’enquête, toutes les entreprises de l’échantillon sont certifiées au moins une fois par l’un des systèmes retenus pour le secteur (ISO 9001 V2000 ou encore l’ISO TS 16949). Ce qui dénote, déduit l’enquête, de l’intérêt que porte le secteur à la certification, élément essentiel à l’intégration, compte tenu des évolutions et du redéploiement industriel du groupe Renault dans le cadre du projet de la L 90. La grille d’analyse établie intègre également l’innovation. Les résultats de l’enquête révèlent que 62% des entreprises optent pour l’innovation dans leurs processus (gestion, méthodes de travail…). Un réflexe qui a tendance à se généraliser dans les stratégies de développement du secteur du fait de son impact en termes de simplification des procédures et réduction des coûts.Par ailleurs, 14% de l’échantillon adoptent l’innovation dans leurs produits. Quant à la modernisation dans la technologie, elle occupe 27% de l’échantillon.


L’industrie automobile au Maroc

C'est durant les années 60 qu’a eu lieu la naissance de l’industrie d’assemblage automobile au Maroc, avec la gestion de la Société marocaine de construction automobile (Somaca) par l’Etat. Depuis, le secteur est passé, dans les années 70, à la valorisation de l’assemblage par l’intégration locale dans le cadre de la politique de substitution aux importations. Depuis 1982, suite à la promulgation de la loi 10/81 dite d’intégration, la valorisation locale a été abandonnée au profit d’un flux financier compensateur par le biais des exportations et ce jusqu’à 1994. Une année plus tard, l’Etat signe une convention sur les voitures dites économiques avec Fiat, suivies des VUL (véhicules utilitaires légers) avec PSA et Renault. Cette nouvelle étape, qui a duré jusqu’à 2003, a été ponctuée par l’installation de nouveaux équipementiers internationaux et la dynamisation des exportations de la pièce détachée, des faisceaux et câbles, filtres…Le fait marquant de cette année reste sans conteste la signature du protocole d’accord avec le constructeur Renault pour le rachat de 38% du capital de la Somaca, détenu par l’Etat. Ainsi, en 2005, le Maroc passera d’une logique d’assemblage à une logique d’exportations régionales en volume de la nouvelle voiture familiale de Renault, codée la L 90. Amin RBOUB

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