×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Automobile: Le plan de redressement de la CAT piétine

Par L'Economiste | Edition N°:639 Le 16/11/1999 | Partager



· Les Finances n'ont toujours pas versé leur contribution
· La grogne monte chez les assureurs


Avant même que la convention relative au plan de redressement de la compagnie ne soit signé au mois de novembre 98, des assureurs avaient craint que l'Etat ne respecte ses engagements. C'est bien ce qui se produit aujourd'hui. Pour résorber une partie du déficit de la CAT estimé à fin 1996 à environ 800 millions de DH, le plan doit en principe faire jouer pour moitié la contribution du Trésor (en fait cette contribution provient du Fonds de Solidarité, donc de l'argent des assurés) sous forme d'un prêt de 200 millions de DH remboursable sur dix ans. Pour leur part, les compagnies d'assurances (qui sont actionnaires de la CAT) s'engagent à apporter une contribution par le biais de la péréquation (un prélèvement sur les primes automobiles) et à procéder à une augmentation de capital pour un montant de 103 millions de DH.
Les premiers versements au titre du fonds de péréquation ont été effectués pour près de 45 millions. Les Finances n'ont rien déboursé alors qu'ils devaient procéder à un premier versement au mois de janvier dernier. Auprès de la DAPS (Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale, l'on précise «qu'un apport sous forme d'augmentation de capital pour un montant de 100 millions de DH doit intervenir au 31 décembre 1999. Ce n'est qu'à ce moment que l'Etat respectera ses engagements". Pourtant, tout indique que les assureurs, devant la tournure que prennent les événements, attendent d'abord que le Trésor fasse un geste. Les actionnaires de la CAT doivent en principe tenir une AGE courant décembre, avant de prendre une décision. Le risque de voir la plan de redressement bloqué n'est pas à exclure.
En fait, le problème de la CAT est un tout. Régler la question du redressement s'avère insuffisant, si en même temps la révision des tarifs du TPV (Transport Public de Voyageurs) marque le pas. En d'autres termes, l'opération reviendrait à éponger une dette qui se régénère mécaniquement. Or c'est bien la contradiction dans laquelle est en train de s'enfermer la DAPS. Le TPV est connu pour être un mauvais risque en raison de la forte sinistralité. Et les résultats techniques de la branche pour l'année 1998 ne laissent présager rien de bon: le déficit technique du risque du TPV s'est en effet aggravé: 286,3 millions contre 108,1 millions de DH une année auparavant.
La question de la CAT et du TPV n'illustre qu'en partie la tension qui semble aujourd'hui caractériser les rapports du secteur des assurances avec son administration de tutelle (voir la réaction de la FMSAR au sujet du projet de lois sur les assurances, édition du vendredi 12 novembre). Jusque-là, la DAPS a cru bien faire en reprenant autoritairement les choses en main. Mais beaucoup d'opérateurs estiment qu'elle en fait trop. Le Ministère des Finances est amené à endiguer la vague de mécontentement des assureurs. La CAT pourrait bien être la goutte qui fera déborder le vase.

Mohamed BENABID





  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc