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Courrier des Lecteurs

Automobile : La voiture économique dope le marché des particulières

Par L'Economiste | Edition N°:243 Le 15/08/1996 | Partager


Les ventes des voitures particulières ont été multipliées par 2,3 fois entre le premier semestre de 1995 et celui de 1996. L'effet de la voiture économique se précise. Quant aux véhicules utilitaires, en l'absence de mesures "économiques", ils persistent dans leur quasi-stagnation.


Le marché automobile a fortement évolué durant les six premiers mois de l'année grâce aux ventes des voitures particulières qui ont été multipliées par 2,3. L'essentiel de cette hausse est dû aux voitures montées localement qui se sont vendues à 7.502 unités contre 1.688 une année auparavant. C'est encore un effet de la voiture économique. Alors que les Renault, Peugeot et Citröen ont enregistré des baisses (-76, -82 et -89% respectivement), les Fiat ont vu leurs ventes multipliées par 36,6, passant de seulement 61 unités à fin 1995, à 7.221 pour la même période de 1996. Désormais, la marque turinoise accapare 96,25% du marché des voitures de tourisme montées localement et 69% du marché global des voitures neuves. Or, 22 marques, (françaises, japonaises, américaines, allemandes, coréennes, suédoises et italiennes) se disputent ce marché et surtout celui des gammes moyenne et haute, la gamme basse étant occupée par la Uno de Fiat.

Les ventes des voitures importées montées ont atteint 2.948 unités contre 1.449 au premier semestre de 1995, en progression de 103%. Les voitures asiatiques ont renforcé leur position sur un marché traditionnellement occupé par les Françaises. Les constructeurs japonais et coréens ont augmenté leur part de marché à 36,3% (1.071 unités) du marché des voitures importées montées, ex aequo avec les Françaises qu'elles ont fini par rattraper. Les Allemandes suivent avec 610 voitures vendues et 20,7% de part de marché de l'importé.

La préférence des automobilistes est allée vers les voitures essence qui ont représenté 60% des ventes. Par ailleurs, une spécialisation se dessine. Le local est réservé à la gamme basse, tandis que les importations portent sur les gammes moyenne et haute. Ainsi l'essentiel des ventes des voitures importées se sont-elles fait dans ces deux gammes. Les ventes de la première ont totalisé 2.297 unités, soit 78% du total du marché des voitures importées montées. Les transactions de la gamme haute ont porté sur 340 unités.

L'utilitaire reste modeste


N'ayant pas eu la chance du coup de fouet du "véhicule économique", le marché de l'utilitaire léger a progressé de 3% seulement par rapport au premier semestre de 1995. Contrairement au marché des voitures particulières, le montage local a fortement baissé (-16%) au profit des véhicules importés montés dont les ventes ont augmenté de 71%. Renault, qui contrôle 30,7% de ce marché et 48,25% du montage local, a porté ses ventes de 126 à 729 unités, réalisant une progression de 22%. Elle est d'ailleurs la seule puisque les autres marques montées localement ont reculé: -44% pour Citröen, -9% pour Isuzu, -33% pour Land Rover et -17% pour Peugeot. Alors que le montage local porte en majorité sur les voitures commerciales genre Express et C15, l'essentiel des importations concernent les pick-up (51% des ventes). La bataille dans cette gamme est exclusivement japonaise. Mitsubishi vient en tête avec 143 unités vendues et 32,3% de part de marché.

Sur le marché des véhicules industriels, les ventes ont reculé de 3,88% pour les bus et autocars et augmenté de 13,64% pour les camions. Dans cette catégorie, Mitsubishi (35,73% de part de marché) a cédé 637 unités dont 350 dans la gamme des véhicules de 8 à 13 tonnes, gamme qui marche le plus puisqu'elle représente à elle seule 60,52% du marché des camions. On y trouve toutes les marques représentées au Maroc, notamment Isuzu (340 unités vendues) et Renault (207). Ces trois marques couvrent 83,13% du marché de cette gamme. Les tracteurs routiers, dont les ventes ont baissé de 24,3%, sont à hauteur de 67% des Volvo. La marque suédoise élargit ainsi sa part de marché, non par l'augmentation de ses ventes, mais à cause de leur moindre baisse (-13,76) par rapport aux concurrents, (-66,2 pour Scania, -33,33% pour Daf et -32,65% pour Renault.

Le marché, toutes catégories confondues, est largement dominé par 3 marques, Mitsubishi, Renault et Isuzu qui en accaparent 73,37%. Les sept autres marques se partagent les 26,63% restants.

Hakim ARIF

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