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Economie

Automobile: Bien difficile de trouver les attestations

Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

Trois mois après la reprise du portefeuille automobile de la CAT, les problèmes d'approvisionnement en attestations ne sont toujours pas réglés. Les vélomoteurs sont les premiers à en faire les frais. Enquête sur le terrain.


En cette journée du vendredi 21 mars, aucun signe ne présageait de la persistance de la pénurie des attestations d'assurance automobile si ce n'était la réflexion d'un taximan. Il n'a pas pu contenir sa surprise à la vue de policiers embarquant des vélomoteurs sur une dépanneuse. «C'est injuste, les gens n'arrivent pas à trouver d'attestations et sont acculés à courir le risque de circuler sans assurance et donc de voir confisquer leur engin». Nous y sommes allés voir de plus près en nous présentant comme propriétaire d'un vélomoteur ou d'une voiture.
Direction donc le cabinet de courtage le plus proche.
Il était 16 heures 15 minutes. L'emplacement, Place Mohamed V, augurait en principe d'un service digne d'une banque. Erreur.
A l'entrée, une jeune femme se charge de l'accueil et apparemment du standard aussi.
Très discrète, le sourire affable néanmoins, elle explique que le service qui s'occupe de la souscription se trouve à l'intérieur. Il faut franchir une porte en verre fumé.

C'est à partir de là, que les surprises désagréables commencent.
Première personne rencontrée après la porte en verre fumé un employé, la quarantaine environ. Il me somme, d'une voix rauque et sans lever la tête, d'aller au fond du couloir et de «demander».
Là, une autre personne prend cette fois-ci la peine de m'orienter vers le service recherché. Sur le comptoir, une fiche indique «Production». L'employé qui s'occupe du service, une dame, la quarantaine aussi, tourne le dos au comptoir. Elle pianote sur un clavier d'ordinateur tout en discutant avec une collègue. Elle ne daigne se retourner qu'au bout de quelques minutes pour récupérer un document. «Je voudrais souscrire une assurance vélomoteur». La dame répond sur un ton très bref et plutôt agacé que ce n'est pas possible. Pas d'autres précisions. Puis elle retourne à son travail. Ici c'est l'accueil qui dissuade le candidat. En route donc vers un second cabinet.

Garantie obligatoire


Cette fois, c'est pour l'assurance d'un véhicule de tourisme.
17 heures 40 minutes, Rue Mustapha Al Mâani. Ouf, le cabinet disposait d'attestations. Deux employés se trouvaient sur place, un homme et une femme.
«Alors, vous avez dit une Uno 45, c'est ça?», demanda la dame. Il faut compter dans les 2.500 DH, pour trois garanties: la RC, la défense et recours et les «personnes transportées».
«Madame, seule la RC m'intéresse puisqu'elle est obligatoire».
«Qui vous a dit ça?», répond la dame.
Ces premiers échos de la souscription automobile allaient se confirmer par les informations recueillies auprès d'autres courtiers visités ou contactés par téléphone. Les uns n'acceptent d'assurer des vélomoteurs qu'à la condition de souscrire en même temps la RC et l'individuelle accidents. Les autres annoncent clairement être confrontés au problème d'approvisionnement. D'autres encore refusent de répondre par téléphone.

Trois mois après la reprise du portefeuille de la CAT, le secteur des assurances reste allergique à l'assurance automobile. Les assurés et les courtiers sont les premiers à en faire les frais.
«Il faut reconnaître que les restrictions au niveau de l'alimentation en attestations autos persistent. Mais c'est vrai aussi que les intermédiaires ne prennent pas toujours la peine d'écrire à la FNACAM», reconnaît un courtier membre du bureau de la Fédération. Celle-ci essaye pour l'heure de régler les problèmes au cas par cas.
Le bureau national installé au siège de la FMSAR et censé approvisionner les intermédiaires en cas de pénurie n'est pas non plus alerté. Difficile de penser que c'est bon signe.





Mohamed BENABID

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