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Aura-t-on assez à manger en 2005?

· Dans les pays en voie de développement la croissance sera lente et moins forte que la progression démographique

Par L'Economiste | Edition N°:428 Le 25/01/1999 | Partager

Les projections établies par la FAO pour 2005 tablent sur une croissance concomitante de la production et de la demande de produits alimentaires mondiaux de 2% l'an. Le commerce de ces produits devraient donc naturellement suivre.


Thomas Robert Malthus avait-il finalement raison? A l'aube du 21ème siècle, sa théorie énoncée au début du 19ème, selon laquelle l'accroissement de la population obéissait à une suite géométrique alors que celui des ressources naturelles suivait le rythme arithmétique,
n'est plus à l'ordre du jour. Le progrès technologique aidant, la progression des deux variables se fait de manière concomitante, du moins pour la décennie à venir. Preuve en est les projections à l'horizon 2005 des productions agricoles établies par la FAO (l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture) et présentées lors de la soixante-deuxième session du Comité des Produits qui s'est tenue du 12 au 15 janvier derniers à Ro-me.
Les perspectives concernant la production et la demande des principaux produits agricoles indiquent des taux de croissance en hausse par rapport à la décennie précédente, même compte tenu du récent ralentissement de la croissance de l'économie mondiale. L'expansion est néanmoins lente avec une production et une consommation par habitant ne marquant qu'une modeste progression de 0,7% l'an.
Dans les pays en développement, la production et la consommation des principaux produits agricoles devraient progresser de 1,4% par an, plus lentement que dans la décennie précédente lorsque les deux agrégats avaient augmenté respectivement de 1,6 et 1,7%. Sur la base des projections de la FAO, la situation commerciale agricole nette de ces pays devrait se dégrader de sorte que ces pays deviendront probablement des importateurs nets de produits agricoles dans les prochaines années.

De 63 milliards de Dollars en 1994(1), le coût global de ces importations devrait passer à 90 milliards de Dollars en 2005. Les marchés internationaux
des produits agricoles re-
trouveront peu à peu l'équi-
libre entre l'offre et la demande, si toutefois les conditions météorologiques sont nor-males.
La production et la demande selon les projections progresseraient de 2% par an, soit un peu plus que la décennie précédente.
L'accroissement des échanges de produits alimentaires devrait ralentir, passant de 2,5% entre 1984 et 1994 à 2,2% entre 1994 et 2005 et ce, malgré le renforcement attendu des échanges de blé, de céréales secondaires, de produits laitiers et de produits tropicaux pour boissons (café et thé) par rapport à la décennie précédente.

Ghassan KHABER

(1) 1994 est l'année de référence, prise par l'étude, pour la décennie des années 90.

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