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Augmentation des marges contre investissements

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

Libéralisation du secteur, augmentation des marges: les sociétés de distribution remettent les dossiers sur le tapis. Les stocks de sécurité seront reconstitués d'ici deux mois. En échange, les sociétés s'engagent à investir 5 milliards de DH.


«C'est dans un cadre gagnant-gagnant que s'inscrit le partenariat entre le Groupement des Pétroliers du Maroc (GPM) et le Ministère de l'Energie», souligne Moulay Abdellah Alaoui, président du GPM. En fait, c'est beaucoup plus de «donnant-donnant» dont il s'agit. Les concessions seront accordées au compte-gouttes par chacun. Une manière pour le Groupement des sociétés de distribution de rappeler qu'il est en train d'honorer ses engagements concernant la constitution de stocks de sécurité. «D'ici septembre comme prévu, les stocks seront reconstitués. Coût de l'opération: 3,5 milliards de DH», indique-t-il.

Une marque de bonne volonté pour les sociétés de distribution qui attendent maintenant en contrepartie les concessions des pouvoirs publics: augmentation des marges sur les carburants et le butane. «Les 4 centimes octroyés le 1er février dernier sur les marges carburants ne constitueraient qu'un acompte sur des taux qu'il reste encore à déterminer sur la base de l'étude des comptes d'exploitation d'un échantillon d'entreprises représentatives», souligne M. Alaoui. Une augmentation d'ailleurs, pour laquelle, le Ministère a dû faire preuve d'originalité en se livrant à une gymnastique au niveau de la structure des prix. Pour le butane, le rattrapage sur la marge est toujours en instance et ce, bien que le calendrier soit préétabli et arrêté par les pouvoirs publics depuis novembre 1995. Il n'est pour l'heure que partiellement exécutés. Difficile de toucher au prix public en pleine période électorale.
Le dialogue se poursuit néanmoins et le GPM souhaiterait parvenir à un gentlemen's agreement informel mettant fin à son bras de fer avec le Ministère de l'Energie. Aussi le dossier sur l'actualisation des marges carburants reste-t-il ouvert. «Les sociétés de distribution devraient obtenir d'ici août 1,5 à 2 centimes sur le différentiel de transport 1997. Le dossier est en examen depuis avril. Il ne soulève a priori aucune difficulté particulière, puisque la tendance est à l'alignement sur les tarifs ONCF et ONT», déclare à L'Economiste le président du GPM.

30 stations par an


En échange des augmentations de marges, les sociétés de distribution s'engagent sur un alléchant programme d'investissements de 5 milliards de DH sur 5 ans, 5.500 emplois directs et indirects et 37 millions d'heures de travail pour les sous-traitants. Les chiffres sont précis. Maintenant, il s'agit de faire miroiter les avantages dont pourrait bénéficier le pays.
Un milliard de Dirhams par an est une somme non négligeable. Encore faut-il savoir pour quelle finalité. La moitié de l'investissement annuel devrait être destinée au GPL (gaz de pétrole liquifié) et l'autre à la distribution. Concrètement, pour les GPL cela signifie la construction de 3 centres emplisseurs de 60 millions de DH chacun. Il est prévu également le remplacement du parc des bouteilles à gaz. Un investissement supplémentaire de 20 millions de Dollars pourrait être programmé pour l'acquisition d'un butanier.

Pour les carburants, les investissements seraient destinés au redéploiement du réseau de stations-service. Il en existe déjà 2.000. Près de 150 stations «ultra-modernes» devraient voir le jour d'ici 2002. Un dossier d'ailleurs sensible, car les sociétés appréhendent de voir arriver sur le marché de nouveaux acteurs et ce, surtout depuis l'acquisition de la somme et de la SCP par le Groupe Corral, société non seulement spécialisée dans le raffinage mais également dans la distribution. Une pénétration du marché qui serait jugée comme «un monopole de fait» par les sociétés de distribution. Il est à rappeler que ces dernières étaient des candidates malheureuses au rachat de la raffinerie Samir.
En matière logistique, les investissements concerneraient des implantations de 3 dépôts de stockage d'une capacité totale de 150.000 m3. Ils viseraient aussi le remplacement de la flotte de transport et l'acquisition d'un nouveau caboteur.
La mise à niveau des normes de sécurité et la protection de l'environnement font également partie des priorités.

Fatima MOSSADEQ

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