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Economie

Audit social
L’éducation, parent pauvre du développement

Par L'Economiste | Edition N°:1668 Le 23/12/2003 | Partager

. Des améliorations sont constatées, mais le taux de scolarisation est encore faible . L’analphabétisme éradiqué en 2015? Quand le Maroc pourra-t-il déclarer mort le dernier de ces analphabètes, comme l’a fait la Belgique en 1976? Au rythme actuel de scolarisation de la population, l’heure est encore loin. Entre les années 90 et 2000, l’effectif scolarisé n’a connu qu’une croissance annuelle moyenne de 4%. La part du premier cycle fondamental dans l’effectif global de l’enseignement public a augmenté de 68,7 à 70,5% sur la période, alors que la part du deuxième cycle fondamental a baissé de 22,3 à 19,9%. La part des filles a, quant à elle, connu une petite augmentation, passant de 40,2 à 45,9%. L’enseignement préscolaire ne connaît pour sa part qu’un faible taux d’accroissement. Dans le détail, le taux net de scolarisation dans le premier cycle fondamental en milieu urbain s’est amélioré de 54,4 à 92,1% sur la période. La hausse a concerné davantage les filles, dont le taux net de scolarisation a augmenté de 51,9 points au cours de la période pour se situer à 89,1%.Le dernier rapport social de la DPEG, élaboré en décembre 2003, souligne une amélioration de l’accès des ruraux à l’éducation, leur part dans l’effectif scolarisé dans le secteur public passe de 29,2 à 40,7% entre 1990 et 2002. Cette augmentation est davantage confirmée dans le premier cycle fondamental qui augmente de 40,1 à 51,6%.La part du secteur privé dans l’enseignement a peu progressé, passant de 3,1 en 1990 à 4,6% en 2002. L’Etat supporte donc la majeure partie de l’effort financier de l’enseignement. Cependant, dans le cadre de la généralisation de l’enseignement et d’un ciblage optimal des dépenses de l’Etat vers les populations les plus démunies, l’enseignement privé est appelé à connaître un développement important au cours des prochaines années.Le rapport note également que malgré les progrès qui ont été observés sur la voie de l’égalité entre les sexes quant à l’accès à l’éducation, le pays se heurte encore à de nombreux obstacles. L’accès des filles à l’école et à la formation professionnelle, particulièrement dans les filières techniques, est encore faible. Et le taux d’analphabétisme élevé des femmes persiste. En 1999, près de 6 femmes sur 10 étaient analphabètes et plus de 34% des filles âgées de 7 à 12 ans en milieu rural n’étaient pas scolarisées. Dans le cadre de la lutte contre l’analphabétisme, les efforts déployés se sont traduits par une baisse de son taux de 6,6 points en 4 ans pour atteindre 48,3% en 1998 parmi la population de plus de 10 ans. Cependant, de fortes disparités persistent entre les hommes (45,5%) et les femmes (61,9%) et entre le milieu urbain (33,7%) et le milieu rural (66,9%). Afin d’améliorer l’efficacité des programmes de lutte contre l’analphabétisme, les pouvoirs publics ont augmenté les ressources humaines et financières et développé les partenariats. L’objectif est d’alphabétiser un million de bénéficiaires par an à moyen terme dans un souci d’éradiquer l’analphabétisme en 2015. Ainsi, une campagne a été lancée, en mai 2003, sous le nom de “Massirat anour” au profit de 570.000 personnes. Elle repose sur une collaboration soutenue entre les départements ministériels, les associations professionnelles et la société civile.B. E. Y.

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