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Le respect du pluralisme, pas toujours facile

Par L'Economiste | Edition N°:3415 Le 01/12/2010 | Partager

. Il nécessite une normalisation rigoureuse et un suivi méticuleux. Franc succès du séminaire organisé par la Haca à Fès «MENER une réflexion théorique sur les différents modèles de gestion du pluralisme et présenter les modalités pratiques». C’est l’objectif que se sont assignés les organisateurs du séminaire sur «la gestion du pluralisme politique dans les médias audiovisuels en temps normal et en période électorale». «Cet objectif a été largement atteint», affirme Ahmed Ghazali, président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca), initiatrice de l’événement. Au bout de deux jours (29 et 30 novembre), la manifestation organisée, à Fès en partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), a connu un franc succès. En témoigne la participation de plus de 60 personnalités issues de 25 pays francophones, et 15 présidents d’instance, membres du Réseau francophone des régulateurs des médias (Refram) dont la Haca en assure actuellement la présidence. Chacun d’entre eux a apporté son regard sur le pluralisme politique. «Dans la communication audiovisuelle plus qu’ailleurs, l’information politique pendant les périodes électorales prend une ampleur considérable, d’autant plus que le respect du pluralisme nécessite une normalisation rigoureuse et un suivi méticuleux», souligne à juste titre Ghazali. Raison pour laquelle le législateur a également attribué à la Haca un ensemble de prérogatives afin de garantir, lors des séquences électorales, l’accès équitable à ces médias aux organisations politiques, syndicales et professionnelles, en fonction de leur importance et de leur représentativité. D’ailleurs, les sociétés nationales de l’audiovisuel public sont tenues au respect d’un cahier des charges fixant leurs obligations particulières. L’objectif est de prévoir les conditions dans lesquelles sont assurées les missions du service public, le respect de la pluralité d’expression des courants de pensée et d’opinion et l’accès équitable des formations politiques et syndicales, selon leur importance et leur représentativité, notamment pendant les périodes électorales, et ce conformément à la réglementation en vigueur. S’agissant du pouvoir normatif, à défaut de dispositions législatives ou réglementaires en vigueur, et s’il y a lieu, la Haute autorité est habilitée à en fixer les règles nécessaires. Mais l’Autorité a également le devoir de respecter l’équité entre tous les intervenants. «Nous devons veiller à ce qu’en période électorale, les candidats concurrents aient droit à des temps d’antenne réguliers et équitables sur les stations de radio et de télévision de portée nationale et régionale», explique le président de la Haca. Pour sa part, Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel en France (CSA) a indiqué qu’en période électorale son établissement détermine la durée des émissions de la campagne audiovisuelle officielle. Ce temps est imparti sur la base de clés de répartitions fixées par la loi ou par décret. Le CSA veille à l’égalité de traitement dans l’accès aux moyens de production mis gratuitement à disposition par l’Etat. Rien n’est laissé au hasard en France. Même les télévisions et les radios exclusivement diffusées sur le web relèvent du CSA et doivent être conventionnées. «La nouvelle loi nous donne aussi le pouvoir de réguler les services audiovisuels à la demande, c'est-à-dire la télévision de rattrapage et la vidéo à la demande», explique le président du CSA qui rappelle que la toile reste le fief des rumeurs et atteintes à la dignité ou encore des appels au racisme.


Internet: Eviter les bras ballants

Pour bon nombre d’intervenants, aujourd'hui, il faut qu’il y ait une régulation non pas d'internet dans son ensemble, ce qui serait impossible et absurde, mais des contenus audiovisuels présents sur le web. «On ne peut pas rester les bras ballants devant cette situation. Cela ne signifie pas porter atteinte à l'espace de liberté que constitue internet. Mais un certain nombre de bornes que l'on ne devrait pas franchir le sont malheureusement aujourd'hui. Les seules restrictions légales sont l'interdiction des sites de pédophilie et celle des incitations à la haine raciale», avait déclaré Boyon à la presse française -un même discours tenu aujourd’hui à Fès.Youness SAAD ALAMI

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