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Economie

Atterrissage forcé pour Sabena

Par L'Economiste | Edition N°:1139 Le 08/11/2001 | Partager

. Un des symboles économiques de la Belgique annonce son dépôt de bilan. La création d'une nouvelle compagnie aérienne basée à Bruxelles n'empêchera pas la suppression de 6.000 emploisA l'aéroport de Bruxelles et devant le Ministère de l'Emploi, des centaines de salariés de la Sabena (la compagnie aérienne belge) se sont rassemblés mercredi matin 7 novembre pour crier leur désespoir et pleurer l'un des symboles de l'unité de Belgique. Leur employeur s'est déclaré en faillite et tous les vols sont suspendus depuis mardi 6 novembre. Le dernier vol commercial de la compagnie, provenant du Bénin, a eu lieu mercredi matin à l'aéroport de Bruxelles. Cette déclaration de faillite faite par le Tribunal de commerce de Bruxelles survient après celle de Swissair, qui se trouve être le coactionnaire (avec l'Etat belge) de Sabena. Elle prouve que le secteur de l'aviation traverse la plus grave crise de son histoire après les événements du 11 septembre dernier.Sabena SA, la compagnie aérienne proprement dite, emploie environ 7.500 personnes et exploite une flotte de 78 avions. Les autres filiales du groupe Sabena, comme Sobelair (charter) ou DAT (transport à courte distance), ne sont pas concernées par ce dépôt de bilan et peuvent poursuivre leur activité (au total, le groupe emploie 13.000 personnes). Le gouvernement belge négocie avec les syndicats les conditions d'indemnisation de tous les salariés qui vont perdre leurs emplois. Dans la journée du mercredi, le président du syndicat FGTB, Michel Nollet, estimait que «la faillite de la Sabena était un scandale, une catastrophe économique et sociale sans précédent». Et d'ajouter que la justice, plutôt qu'une commission parlementaire, devra établir les responsabilités.En effet, depuis l'annonce de la faillite, plusieurs plaintes en justice ont été déposées par des salariés de la Sabena, pointant du doigt les conditions dans lesquelles la direction et les actionnaires, l'Etat belge et Swissair ont géré la société. De la même façon, les responsables de la Sabena avaient exprimé, mardi, leur volonté de poursuivre Swissair en justice, pour n'avoir pas versé les 266 millions d'euros promis dans le cadre d'une augmentation de capital. Très rapidement, le groupe suisse réagit. «Il n'y a plus d'argent chez Swissair pour aider Sabena, nous sommes dans la même situation», a déclaré un porte-parole de Swissair. Placée depuis début octobre en sursis concordataire (étape précédant la faillite), Swissair n'a même plus assez d'argent pour payer son personnel.Reste le gouvernement belge. Peu après l'annonce de faillite du groupe Sabena, le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, a annoncé la création d'une nouvelle compagnie aérienne en Belgique, dans laquelle l'Etat belge n'aura aucune participation. Bénéficiant d'un capital de 200 millions d'euros, dont 155 millions apportés par 12 banques et grandes entreprises belges et 45 millions par des sociétés d'investissement régionales de ce pays, cette nouvelle entreprise utilisera la filiale DAT comme plate-forme de lancement. La création de cette compagnie aérienne au nom encore inconnu n'empêchera cependant pas la suppression de près de 6.000 emplois.M. L. (AFP)

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