×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1235 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1235 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1245 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1249 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Politique

Attentats de CasablancaCes petites mosquées qui échappent à tout contrôle

Par L'Economiste | Edition N°:1524 Le 23/05/2003 | Partager

. Les autorités s'apprêtent à mener une campagne de fermeture de ces lieux de prières construits de manière informelle . Ces endroits constituent un lieu de prolifération du fanatisme religieuxCe n'est pas encore officiel, mais les autorités s'apprêtent à fermer plusieurs petites mosquées qui se trouvent à Carrière Thomas à Sidi Moumen, ainsi qu'à d'autres bidonvilles et quartiers périphériques de Casablanca. L'objectif est de couper l'herbe sous les pieds des islamistes, notamment ceux qui auraient fomenté les derniers attentats. «Dans un seul quartier d'un bidonville, vous pouvez trouver quatre petites mosquées. Il y a même des mosquées de fortune qui sont aménagées au sein des habitations«, explique une source judiciaire. Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a désormais du pain sur la planche. Il a tout intérêt à reprendre en main la gestion d'une partie non négligeable de ces lieux de culte religieux, délaissés des décennies durant. La menace existe en particulier dans les régions semi-rurales et les quartiers populaires et périphériques où l'absence de l'Etat est manifeste. Les petites mosquées fleurissent à un rythme soutenu, oeuvres charitables et bienfaiteurs aidant. Il n'y a même pas de statistiques sur ces lieux de prières construits de manière informelle et où peut proliférer le fanatisme religieux. Les spécialistes de la chose religieuse pointent du doigt le désengagement et l'irresponsabilité de l'Etat. «Le ministère des Affaires islamiques n'a pas de politique religieuse bien définie. Qu'il s'agisse de gestion des rites, de stratégie religieuse claire ou de contrôle des réalisations et constructions des lieux saints, le ministère est en perte de vitesse face à la prolifération improvisée et anarchique des petites mosquées«, souligne Aziz Chahir, chercheur en sciences politiques. Pour lui, l'Etat a été longtemps pris de court par la montée d'un islam politique, toutes configurations confondues. Cette situation a permis à certains groupuscules islamistes d'infiltrer la microsociété où se trouvent les populations les plus démunies et les moins instruites, en finançant des petites mosquées où il essaient d'inculquer un modèle religieux qui déroge à la ligne officielle. . Milieu rural: Risque zéroEn milieu rural, les petites mosquées ne représentent pas une aussi grande menace qu'en ville pour les autorités. Construites grâce aux apports des ONG ou à la solidarité communautaire des populations du Douar qui prend différentes formes: “Daïra” (à tour de rôle), “Koulha ou jettou” (chacun sa part), “Amssag” (dans les provinces du sud), “Touiza”. Le dignitaire de la tribu prend souvent l'initiative et se concerte avec les pères de famille. Les autorités de tutelle sont avisées et l'autorisation de construire ne tarde souvent pas à être accordée. L'objectif et la fonction de la mosquée dans le milieu rural ne représentent pas un mystère. La mosquée a un aspect intégratif et en tant que bien commun, elle renforce la solidarité communautaire (principe de Jmaâ). C'est en ville que la mosquée non contrôlée pourrait susciter l'inquiétude des autorités de tutelle. «Le ministère des Habous et des Affaires islamiques n'arrive toujours pas à se défaire d'une conception traditionnelle et complètement hors-jeu de sa fonction. On continue à gérer tout ce qui est religieux avec des moyens rudimentaires comme la petite mosquée est gérée par les bienfaiteurs«, explique un islamologue. Le recrutement de l'imam se fait aussi selon des procédures traditionnelles. C'est une personne mal payée qui n'a pas les moyens de se mettre à jour par rapport aux évènements. . L'erreur fatale Mais l'erreur fatale qui, selon des spécialistes, a fait perdre au ministère beaucoup de sa crédibilité aux yeux des pratiquants, c'est celle de confier aux services sécuritaires le contrôle des mosquées. L'Etat avait toujours cru que tenir la religion avec une poigne de fer est en mesure d'éviter le chaos et l'émergence de l'intégrisme religieux. Pour un spécialiste en matière religieuse, «mettre avec la complicité de l'Intérieur des antennes de surveillance et de renseignement secret autour des mosquées n'est jamais la panacée«. «La présence policière aux prêches du vendredi et durant les fêtes religieuses a toujours été vue comme une profanation du sacré par les musulmans«, explique Chahir. Les pratiquants se sentent alors provoqués et frustrés. «C'est la brèche par où passe la dérive intégriste comme expression du mécontentement général. C'est un alibi qui permet à des groupuscules fanatiques de prendre la religion en otage«, résume un spécialiste de la chose religieuse qui a voulu garder l'anonymat. Dans un tel cas de figure, la motivation est tout sauf pieuse. C'est la porte ouverte aux fanatiques pour s'immiscer dans la gestion de la chose politique et de grignoter de plus en plus de compétences de l'Etat. «Ils commencent alors à instaurer leurs propres conceptions de la pratique religieuse. Chaque sensibilité dans son lieu saint impose son modèle religieux«. Des figures charismatiques collées à l'actualité commencent alors à véhiculer un message étriqué et extrémiste de la religion. Pour endiguer cette appropriation individuelle de la pratique religieuse, les spécialistes appellent le ministère de tutelle à se débarrasser de l'assistance sécuritaire de l'Intérieur et d'établir un agenda bien précis des priorités. «Tout au long de l'histoire de la religion musulmane, jamais les services de sécurité n'ont pu contrôler la pratique à cause de son caractère volatile«, appuie Chahir. Jihad RIZK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc