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Attentats de Casablanca
Abdelkader El Fassi, un père exemplaire

Par L'Economiste | Edition N°:1527 Le 28/05/2003 | Partager

. Les enfants de la victime lancent un appel pour l'interdiction des faux prêches prononcés sous couvert de la religion Abdelkader El Fassi est l'une des victimes des attentats du vendredi noir à la Casa de España. Sa modeste famille parle de lui avec douleur. Né en 1945 à Larache, Abdelkader El Fassi a poursuivi ses études jusqu'au bac à Tétouan. Il a rejoint la direction des Impôts à Rabat en 1965. La même année, il s'installe à Casablanca où il rencontre sa femme en 1970. C'est une famille marocaine modèle. Le couple a basé l'éducation de ses trois enfants, Nabil, Hicham et Mehdi, sur des valeurs universelles dont le respect de l'autre est un élément de base. Bon père et bon voisin, on lui reconnaît d'avoir été avenant, plaisant et mesuré. Affectueux et attentionné, Abdelkader a toujours tenu à inculquer à ses enfants un islam modéré. Il a accompli sa tâche de père avec pétulance. C'est d'ailleurs ce que disent ses voisins qui regrettent amèrement le défunt. Charismatique et modeste, Abdelkader était aussi un fonctionnaire exemplaire. Malgré la cherté de la vie, le regretté a toujours fait preuve de retenue et de sobriété. Il n'a jamais cédé devant les tentations alléchantes des services des impôts. La preuve, Abdelkader a laissé dernière lui une famille endettée et impécunieuse. Sa femme prise entre le marteau de la vie et l'enclume des procédures administratives, espère une intervention royale qui pourrait résoudre les problèmes des familles des victimes. Son fils aîné Nabil confie qu'il risquaient de se faire expulser de l'appartement. «L'avenir est vraiment brouillé. Nous ne savons pas à quel saint nous vouer. La mort de mon père va nous entraîner dans un labyrinthe sans issue«, explique un des fils de la victime. Cette nuit-là, le destin a conduit Abdelkader à la Casa de España pour un moment de détente avec ses copains. La même nuit, des mains obscures ont arraché la vie à des dizaines d'innocents. Une mort brutale qui continue d'endeuiller tout un peuple. Aujourd'hui, la famille El Fassi n'a qu'un seul message à transmettre. Elle implore tous les Marocains de véhiculer une culture d'amour et de respect afin de combattre la haine injustifiée et lance un appel pour l'interdiction de faux prêches prononcés sous couvert de la religion. Hayat KARIM ALLAH

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