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Affaires

Atlanta: Les chiffres définitifs

Par L'Economiste | Edition N°:2631 Le 16/10/2007 | Partager

. Beaucoup de rejets par le CDVM lui-même. Les particuliers n’ont presque rien. Nombre de souscripteurs: 2e après MTLE bonheur des uns fait le malheur des autres! Après la CGI qui a été souscrite 140 fois, c’est au tour d’Atlanta de dépasser encore une fois la barre des 100 fois, avec une demande dépassant les 104 fois! Car ce sont plus de 125 milliards de DH qui ont été offerts pour une demande de 1,2 milliard environ! Soit un taux de satisfaction global de 0,97%, même pas 1%! Rappelons que le prix de l’opération a été fixé à 1.200 DH le 11 octobre. Dans le sens inverse, le taux de satisfaction descend pour la première fois dans l’histoire des IPO à une action par souscripteur pour la tranche III. . Au-delà des craintesQuelque 4.000 à 5.000 particuliers se contenteront d’une seule action. Mais une bonne majorité (100.000 environ) aura droit à deux! Mieux encore, ce sont plus de 114.000 souscripteurs qui ont fait confiance en l’avenir de l’assureur, ce qui en fait la deuxième plus grosse introduction derrière Maroc Telecom qui a intéressé, pour rappel, 120.000 investisseurs. Dans le détail, les taux de satisfaction ont dépassé toutes les craintes: 0,35% pour la tranche IV, et 0,91% pour la tranche V.En termes d’investisseurs, les objectifs ont été largement atteints malgré le resserrement des conditions de souscription et du nombre de rejets qualifié d’«énorme par certains membres du syndicat de placement». Plus de 1.600 souscriptions auraient été rejetées dont plus de 72 investisseurs étrangers. «C’est Safabourse (43 rejets) et Attijariwafa bank (20) qui ont connu le plus grand nombre de rejets, contre sept rejets pour la BMCE», s’étonne un autre membre du syndicat de placement. Sur les 70 rejets opérés (pour la première fois aussi nombreux dans le cadre d’une IPO et ce par le CDVM), les motifs, évoqués par un responsable de ce dernier, trouvent leurs origines dans la circulaire 06/06 relative aux placements: non-conformité de l’objet social du souscripteur, dépassement de 10% du montant global de l’opération… D’un autre côté, certains souscripteurs «écartés» affirment qu’ils ont respecté à la lettre la note d’information. . Quelle évolution à la Bourse? Après la cloche, aujourd’hui 16 octobre, annonçant officiellement l’introduction de Atlanta à la cote, il y a plusieurs interrogations sur le sort de l’action à la lumière de l’engouement constaté lors des souscriptions et, par ricochet, sur celui des portefeuilles des investisseurs «frustrés». «Le cours théorique d’ouverture devrait nous orienter vers une réservation à la hausse», estime un gestionnaire de fonds, en attendant la stabilité de la confrontation des ordres exprimés par les souscripteurs. D’ores et déjà, le faible taux de satisfaction des investisseurs institutionnels, au terme de cette OPO (0,90%), laisse penser qu’ils vont procéder à de gros ramassages pour équilibrer et faire fructifier leurs portefeuilles. Pour cela, les personnes morales de la tranche IV et plus globalement les gros investisseurs aussi mal servis que les autres, se positionneront à l’achat dès les premières séances de cotation. Ce qui peut conduire la valeur à un rythme d’évolution rapide. Reste à savoir si Atlanta entretiendra les transactions aussi longtemps que son prédécesseur. Il faut rappeler à ce titre que des investisseurs étrangers ont exprimé, lors de la présentation de la compagnie d’assurances à l’occasion du road show international, leur intention d’intervenir sur le marché secondaire. Les prochains jours montreront s’ils tiennent leurs promesses (si leurs souscriptions n’ont pas été déjà rejetées par le CDVM avant même de faire leur entrée dans le marché primaire). Un autre argument avancé par l’analyste d’une société de Bourse confirme cette tendance pour conserver le titre, «depuis l’entrée de la CDG dans son capital, Atlanta a noué plusieurs partenariat afin de développer sa présence dans la bancassurance avec le renforcement de sa participation dans le capital du CIH, BMCI et le Crédit Agricole».


Réactions des particuliers Vendre ou garder?

DU côté des petits porteurs, un mini-sondage de L’Economiste auprès d’un échantillon de souscripteurs de la tranche III laisse croire que les avis et les intentions sont partagés. Certains disent qu’ils ont décidé de vendre à n’importe quel prix car ils trouvent qu’une ou deux actions ne valent pas le coup d’attendre. «Ça ne sert à rien de bloquer l’argent et suivre l’évolution du cours en Bourse pour un si petit nombre d’actions attribuées», estime un salarié. Inversement, d’autres investisseurs garderont aussi longtemps leurs titres pour profiter au maximum de l’évolution du cours. «J’ai déjà pris le risque avec la CGI et je suis satisfait», affirme un fonctionnaire. «Je compte faire la même chose avec Atlanta, car d’une part je n’ai pas grand-chose à perdre, et d’autre part je dois gagner le maximum quitte à acheter de nouvelles actions avec le reliquat que je vais recevoir après l’attribution», poursuit-il. Une chose est sûre, les intervenants du marché casablancais sont devenus de plus en plus nombreux, plus matures et familiarisés avec les mécanismes boursiers.Said MABROUK

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