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Affaires

Assurances/contrat-programme
Le courtage pas content

Par L'Economiste | Edition N°:3117 Le 29/09/2009 | Partager

. Agrément, présentation, conditions d’éligibilité à la profession… les griefs. Bientôt une réunion pour débattre de la feuille de routeLE projet de contrat-programme du secteur des assurances suscite l’ire de la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurances du Maroc (Fnacam). Les intermédiaires expriment une série de griefs au sujet de la première mouture présentée par le cabinet Oliver Wyman, au ministère des Finances. «Il s’agit d’une série de recommandations sur lesquelles les parties concernées ne se sont pas encore prononcées», précise d’emblée Mohamed Berrada, président de la Fnacam. De l’avis de la fédération, le projet de contrat-programme constitue une avancée en ce sens qu’il a permis d’identifier les carences du secteur et de déterminer des pistes permettant sa mise à niveau. Cependant, les recommandations ne font pas l’unanimité. Le président de la Fnacam propose l’intégration de trois points jugés importants par la profession ainsi que le maintien des acquis. L’obligation d’avoir un agrément par point de vente est une revendication régulièrement remise sur la table. «A l’instar des banques, la tutelle devrait nous accorder la possibilité d’ouvrir des points de vente sans être obligés d’avoir un agrément supplémentaire», réclame Berrada. Ce dernier invoque d’ailleurs la faible couverture géographique du réseau de distribution comme l’a relevée le cabinet d’étude. Autre grief exprimé par la profession, la définition du principe de la présentation. «Contrairement au démarchage qui est expressément défini dans le Code des assurances, le concept de présentation reste assez vague», critique-t-on auprès de la Fnacam. Concrètement, la présentation consiste pour les banques de la place à présenter à la vue de leur clientèle ou à leur envoyer, en même temps que leur relevé bancaire mensuel, des prospectus sur des produits d’assurances-dommages. Or, selon la Fnacam, «il s’agit là d’un subterfuge destiné à capter la clientèle».Activité qui devrait normalement relever des prérogatives réglementées des agents et des courtiers. «Nous sommes les vrais professionnels de l’assurance», martèle Berrada. Le troisième point relevé par la Fnacam au sujet du contrat-programme en gestation, l’impossibilité pour les diplômés du secteur privé de participer au concours pour l’obtention de l’agrément d’agent. Pour la Fédération, ce type d’enseignement constitue un vivier de compétences incontournables.Sur un autre registre, la profession tient à préserver ses acquis qui risquent d’être remis en cause par l’étude du cabinet Oliver Wyman. Selon la Fnacam, le fait de porter le capital d’une société d’agent ou de courtage constituée en personne morale respectivement à 500.000 de DH et 1 million DH signera l’arrêt de mort des trois quarts des professionnels.Par ailleurs, le projet de contrat-programme prévoit d’autoriser les détaillants et autres associations de microcrédit à commercialiser l’assurance-maladie des indépendants (AMI), qui n’a toujours pas vu le jour. Il suggère également de donner aux agences de voyages la possibilité de commercialiser l’assurance-voyage. Sauf que les professionnels ne voient pas d’un bon œil cette perspective. «Nous sommes les seuls à pouvoir assurer à la fois un conseil adapté aux clients et un service après-vente», précise Berrada. La remise en cause des acquis de la profession est en contradiction avec les recommandations du cabinet Oliver Wyman, qui insiste sur la professionnalisation du secteur via l’instauration de filières de formation ciblée, est-il ajouté.Une réunion est prévue dans quelques jours entre le ministère des Finances, la Fnacam et la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance (FMSAR). Objectif: recueillir les remarques et suggestions des professionnels et de la tutelle.Hassan EL ARIF

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