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    Assurance : La prévention, instrument de communication

    Par L'Economiste | Edition N°:226 Le 18/04/1996 | Partager

    La Compagnie Africaine d'Assurance met la prévention des risques au premier rang de ses préoccupations. Campagne de communication, séminaire et mobilisation de cadres, tous les moyens sont bons pour réduire des risques chez les clients qui peuvent s'avérer coûteux.


    "Dans le monde de l'entreprise, la prévention est d'abord une nécessité, car chaque accident génère des surcoûts, des pertes de clientèle, des modifications d'image de marque qui ne sont jamais totalement couverts par les seules assurances". M. Jean-Claude Henry, directeur de la prévention et de l'ingénierie aux AGF (Assurances Générales de France), qui a animé le séminaire "prévention des risques industriels", organisé le 4 avril par la Compagnie Africaine d'Assurances, ne transige pas sur le rôle de la prévention dans la réduction des risques.
    Avec peu de moyen

    Ainsi, en marge de la campagne publicitaire sur la prévention que la société d'assurances lance en collaboration avec l'association Afak, la Compagnie Africaine d'Assurances se mobilise pour assister les entreprises à mettre en place un système de prévention. A coups d'actions de sensibilisation mais également en formant un spécialiste de la prévention, qui s'occupera désormais du dossier.
    "L'application d'un programme actif de prévention ne nécessite pas en général d'investissements financiers importants. Des mesures simples et peu coûteuses constituent la base d'une gestion efficace de la prévention", affirme M. Henry.
    En effet, la prévention agit à la baisse sur la fréquence du risque, mais non sur sa gravité. Le risque se caractérise en fait par deux composantes, la fréquence et la gravité. Pour ce deuxième aspect, la protection est seule habilitée pour en réduire l'impact.
    M. Henry est persuadé que la prévention n'est pas une illusion. "Et au-delà de sa première finalité, celle de la réduction des risques, elle peut devenir un véritable instrument de communication".
    La prévention des risques apparaît également comme une composante de la compétitivité et un atout dans le mouvement vers la qualité totale.

    La carotte et le bâton

    Plus, la démarche de prévention présente une anologie avec celle de la qualité. Les actions de prévention doivent, en effet, être impulsées par la direction. L'implication de la direction générale, la mise en place de procédures, la pratique d'audits internes et la correction des dysfonctionnements figurent parmi les actions préalables à la prévention . "La démarche de prévention doit impliquer tout le monde et être planifiée avec des objectifs précis", insiste M. Henry. Ces actions sont également renforcées avec un système d'intéressement, comme des primes liées à la sinistralité. "A côté du système de reconnaissance, il faut aussi prévoir des mesures de sanctions".
    En effet, ce sont des actions simples qui peuvent réduire considérablement des risques fréquents dans l'entreprise. M. Henry traite ainsi des risques les plus rencontrés et tente d'en donner les moyens correctifs possibles.
    Il s'agit tout d'abord du risque automobile qui pose beaucoup de problèmes à l'entreprise et à son assurance. En fait, "la campagne de prévention des accidents de la route doit être engagée également au niveau de l'entreprise", observe M. Jamal Harrouchi, directeur général de la Compagnie Africaine d'Assurances.

    La gestion du risque automobile, qui est pour certaines entreprises un élément-clé de leur activité, commence au niveau de l'homme et de son comportement. Il s'agit de procéder, explique M. Henry, à l'apprentissage de la conduite, au changement du comportement au volant et à la responsabilisation de l'utilisateur dans l'entretien du véhicule. "L'éducation et la motivation du personnel peuvent réduire considérablement le risque automobile". Les chauffeurs de la Centrale Laitière, qui font annuellement une fois et demie le tour de la terre, ont assisté à la réduction du risque automobile, grâce notamment à la démarche de prévention mise en place par la société en collaboration avec son assureur. Pour ce qui est des accidents de travail, qui constituent une forme de risque très dominante au niveau de l'entreprise, il existe des techniques de prévention simples. Là aussi, la prévention des accidents de travail passe nécessairement par "l'implication de la hiérarchie, en concertation avec les travailleurs, par la mise en place d'un plan d'action et par le suivi des résultats". M. Henry énumère alors un ensemble d'actions, comme la mise en place d'un audit de l'organisation, la définition des objectifs, le dépistage des risques, l'analyse des accidents, la sensibilisation aux raisons de la prévention, etc.
    Il apparaît que toutes ces actions concernent directement l'homme. La raison est qu'il est souvent la cause directe ou indirecte de nombre de sinistres. Dans le cas de l'incendie, une statistique américaine le considère comme responsable de 85% des sinistres.
    A titre d'exemple, "une cigarette mal éteinte jetée imprudemment est une cause fréquente d'incendie".


    Malika EL JOUHARI.

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