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Economie

Assurance-sécheresse: La MAMDA s'explique

Par L'Economiste | Edition N°:1079 Le 13/08/2001 | Partager

Nous revenons sur l'article publié dans votre livraison du mardi 7 août 2001, en page 2, intitulé Assurance-sécheresse: Retard dans les indemnisations, sous la signature de Nadia Lamlili et vous prions, vu nos excellents rapports et afin d'éclairer vos lecteurs, de publier le présent correctif au même emplacement si possible sur votre prochaine livraison.Le titre “Assurance-sécheresse” est inadéquat. En effet, il ne s'agit en aucun cas d'une assurance mais d'une garantie de l'Etat contre les effets de la sécheresse, appuyant le programme de sécurisation de la céréaliculture et tendant à permettre à l'agriculteur des provinces éligibles de récupérer son investissement en cas de mauvaise récolte due à une faible pluviométrie. En aucun cas, ce système ne répond aux procédures classiques de l'assurance: le nommer comme tel sème la confusion. Par contre, la MAMDA est actuellement à la fin d'une étude tendant à lancer un produit nouveau d'assurance climatique basé sur le déficit pluviométrique. Ce travail est mené avec la Banque Mondiale, la SFI, AXA Corporate Solutions ainsi que le MADREF.Vous affirmez que les indemnisations relatives à l'“assurance-sécheresse” traînent, vous êtes seule responsable de ce vous avancez. La convention prévoit les indemnisations au fur et à mesure de l'avancement des expertises, chose qui cette année a été réalisée dans les délais impartis, la MAMDA ayant même pris sur elle leur lancement avant même la déclaration officielle de sinistre. A ce jour, la totalité des exploitations sinistrées ont été expertisées, soit plus de 10.718 parcelles représentant 35% de la totalité des exploitations garanties sur l'ensemble des zones concernées. Nous vous laissons juge des efforts et de la logistique à déployer pour la réalisation d'une telle opération surtout dans les zones au relief accidenté ou aux exploitations quasi inaccessibles. 13 ingénieurs agronomes experts n'ont ménagé aucun effort pour atteindre les objectifs assignés, se déplaçant parfois à dos de mulet pour arriver aux exploitations à expertiser. Atteindre ces objectifs dans les délais impartis était une prouesse tant de la part de ce col-lège d'experts que de la MAMDA.Par ailleurs, l'indemnisation est liée au versement de la contribution financière de l'Etat, qui doit être réalisée à deux dates: le 15 décembre et le 30 avril. Cette contribution n'est pas parvenue à ce jour mais nous vous prions de noter que la MAMDA a décaissé à ce jour environ 37 millions de dirhams.Dans votre article, vous dites “cela dit, sa contribution (la MAMDA) au système de l'assurance-sécheresse est maigre”. Nous supposons que c'est la méconnaissance totale de ce système qui vous fait réagir ainsi. Permettez-nous de vous informer sur la contribution réelle de la MAMDA:- la MAMDA gère ce programme à titre gracieux et prend à sa charge les salaires des ressources humaines nécessaires, les frais généraux afférent à la gestion, matériel, logistique, bureautique, télécom-munications, imprimés, etc., depuis sept ans;- financement lors du lancement du système de quatre campagnes de communication budgétisées à plus de 6 millions de dirhams;- formation des experts;- toutes les études préliminaires nécessaires à la tarification réalisée avec des consultants australiens que la MAMDA a fait venir à ses propres frais;- mise à la disposition du Fonds de garantie sécheresse d'un montant de 80 millions de dirhams;- conception et réalisation d'un logiciel d'application facilitant la gestion du programme. Ce logiciel comportant une base de données très élaborée est mis à la disposition des universitaires et des chercheurs souhaitant approfondir la recherche en la matière.Cette liste n'est pas exhaustive: peut-être faudrait-il y ajouter la conclusion d'un traité de réassurance pour une période de cinq ans destiné à soulager la subvention de l'Etat lors des sécheresses sévères et à titre d'exemple 102 millions de dirhams ont été payés par les réassureurs lors de la campagne 1999-2000.Revenant sur les indemnisations, vous affirmez qu'elles sont fixées par les évaluations des experts de la mutuelle, sachez que les évaluations sont conjointement réalisées par les experts de la MAMDA du réassureur et ceux du Ministère de l'Agriculture afin d'éviter toute contestation. Cette information vous manquait, dire que seuls les experts de la MAMDA évaluent les rendements prête à quiproquo.Vous concluez en disant que visiblement le système s'est bien installé chez les agriculteurs, nous vous suggérons de deviner grâce à qui.En ce qui nous concerne, à la MAMDA nous considérons que notre mission dans le cadre de la garantie sécheresse est une mission nationale pour laquelle nous ne ménageons ni les moyens humains ni les moyens matériels et financiers nécessaires; nous restons tant au service de nos sociétaires que des agriculteurs en général avec, pour credo le développement rural pour lequel nous oeuvrons inlassablement et en toute sérénité.Pour la MAMDA, le directeur général adjoint, Rachid GUESSOUS


NDLR: Où est exactement la réalité?

En envoyant ce point de vue, la MAMDA est tombée dans son propre piège. La mutuelle a peut-être pensé que l'auteur de l'article ne maîtrise pas assez le dossier. Elle a avancé des allégations qui ne remettent aucunement en cause nos informations. Au contraire, elles déforment la réalité. Première déformation: les indemnisations ont effectivement accusé un retard par rapport au calendrier initial. C'est l'article 13 de la convention liant la MAMDA, la CNCA et le Ministère de l'Agriculture qui le confirme. Cet article dispose que “les indemnisations des sinistrés interviendront au fur et à mesure de la réalisation des expertises, et au plus tard le 31 juillet”. Dans son document, la mutuelle s'est arrêtée à la première partie de cet article oubliant la deuxième partie qui est la date limite.Deuxième déformation: La MAMDA assure avoir décaissé à ce jour 37 millions de DH. Or, au moment de la parution de l'article, seuls 11 millions de DH avaient été transmis à la CNCA. La mutuelle omet de dire qu'elle a envoyé un chèque de 23 millions de DH à la Caisse Agricole après la publication de l'article, exactement le mercredi 8 août. Il y avait donc bien retard. Au total, elle a payé à la CNCA 34 millions de DH. Reste à expliquer où sont allés les 3 millions de DH de différence. C'est peut-être le montant de l'indemnisation des clients de la mutuelle qui n'a pas été communiqué à l'auteur de l'article.Troisième déformation: L'assurance-sécheresse a toujours été appelée ainsi, y compris par le Ministère de l'Agriculture et ce, même si elle correspond en réalité à une assurance-crédit en cas de sécheresse. Que le personnel de la MAMDA s'investisse à fond dans cette opération, c'est pour la bonne cause. Le terme “maigre” ne sous-estime pas ce travail. Il est bien inséré dans son contexte et renvoie à la part de la mutuelle en termes d'adhérents (2%). Enfin, tout cela aurait pu être dépassé si la MAMDA avait répondu aux sollicitations de l'auteur au lieu de chercher à l'intimider pour empêcher la parution de l'article: cela a été une occasion perdue par la MAMDA de bien expliquer son rôle.

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