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Assurance scandinave: les désillusions de la course à la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:43 Le 03/09/1992 | Partager

Uni-Storebrand, le premier assureur norvégien, s'est déclaré en cessation de paiement, Mardi 25 Août et ce, malgré l'élaboration d'un plan de sauvetage prévoyant l'injection d'un milliard de Couronnes norvégiennes afin de faire face à l'endettement de la compagnie. Celui-ci atteint 3,6 milliards de Couronnes. En vendant à deux filiales bénéficiaires du groupe des actions des obligations et des biens immobiliers détenus par le holding, tel que proposé par le plan de sauvetage, la société aurait trouvé les liquidités dont elle a besoin. Or, selon la législation, cette solution ne peut être adoptée: "le transfert des charges financières sur la filiale comporte un risque pour les sociétés d'assurances et donc pour les assurés"; d'où le rejet par les autorités norvégiennes du plan de l'assureur. Après l'annonce de la cessation de paiement, le gouvernement a déclaré que la compagnie était mise sous administration publique. Pour rassurer les clients, la direction d'Uni-Storebrand a affirmé que les filiales du groupe, les sociétés d'assurances dommages et vie ainsi qu'Uni-Storebrand International n'étaient pas concernées par cette cessation de paiements. Une semaine plus tôt, Hafnia, la seconde compagnie d'assurances danoise se déclarait également en cessation de paiement. Les deux assureurs, dans le souci de résister à la concurrence des compagnies européennes autres que nordiques, se sont lancés à l'assaut du suédois Skandia, en 1991.
Uni-Storebrand avait investi plus de 4 milliards de Couronnes norvégiennes pour détenir 28% du capital de Skandia. Le Suédois étant régi par un système de plafonnement des droits de vote, la compagnie norvégienne est restée à la marge de la stratégie du groupe. La baisse continue du cours des actions de Skandia constitue le second écueil. Par ailleurs, et en raison de l'intégration immédiate dans ses comptes des moins-values latentes sur son portefeuille de participations, l'augmentation de capital de Hafnia a été absorbée en un peu plus d'un mois.
Les assureurs nordiques étant de taille moyenne, l'échec rencontré lors de la course à la croissance externe est plus retentissant. La correction des erreurs stratégiques s'avère souvent difficile.

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