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Sept médecins sur dix ne respectent pas la tarification

Par L'Economiste | Edition N°:3443 Le 12/01/2011 | Partager
C’est un des résultats du «check-up» réalisé par la CNSS
Les propositions d’augmentation sont restées sans suite

Les médecins sont-ils en train de se «dégonfler»? En tout cas, certains directeurs de cliniques dont le nom figurait sur la liste des 300 médecins ayant décidé de se déconventionner dans un premier temps de l’AMO, ont demandé à réintégrer la convention. Aujourd’hui, la CNSS compte 284 médecins déconventionnés.
«Conformément aux dispositions réglementaires, la CNSS s’est réservée le droit de ne plus accorder à certaines cliniques, dont le directeur s'est déconventionné, de prise en charge préalable de frais de soins», explique-t-on auprès de la Caisse. Une doctrine qui a soulevé un tollé auprès des prestataires de soins qui critiquent que la CNSS assimile le médecin à la clinique.
Mais au-delà de ces «prises de bec», l’origine du problème entre prestataires de soins et organismes gestionnaires de l’AMO reste la tarification nationale de référence. Les premiers demandent l’augmentation des tarifs alors que les seconds doivent veiller à l’équilibre du régime et posent leurs conditions.
A la CNSS, le bilan effectué de la première convention relève qu’une frange importante des praticiens n’applique pas la tarification nationale. Plus de sept médecins conventionnés sur dix sont dans cette situation. La CNSS a également relevé que les feuilles de soins remplies par les médecins sont souvent incomplètes. Ce qui ne permet pas de suivre la consommation et de liquider rapidement les dossiers. Car pour être «recevable», une feuille de soins doit en principe contenir le code à barre identifiant médecin, le code acte, la cotation des actes pour ceux qui sont hors nomenclature, etc.
Dans son évaluation de la première convention qui a duré trois ans, la Caisse a relevé une surévaluation de certains actes et une prescription excessive des médicaments princeps au lieu des génériques. Ceux-ci représentent à peine 26% contre 74% pour les princeps.
La convention doit en principe être renouvelée en ce début d’année. Les négociations butent surtout sur les tarifs de certains actes. La CNSS affirme avoir accepté l’augmentation des tarifs des visites et consultations des médecins généralistes et spécialistes ainsi que certains actes jugés sous valorisés. Elle propose 120 dirhams pour une consultation chez les généralistes contre 80 actuellement et 200 DH pour les spécialistes contre 150 DH actuellement. Pour les psychologues et neuropsychologues, elle est favorable à un tarif de 250 contre 190 DH.
Ces propositions d’augmentation, restées sans suite, devraient intervenir en deux temps et ce pour pouvoir suivre l’évolution du régime. Elles sont également conditionnées par le respect de la tarification nationale et au relèvement du taux de prescription des génériques.


Frein au développement du générique


Aujourd’hui, le poste médicament représente 45 à 47% des dépenses des organismes gestionnaires de l’AMO. Du coup, la baisse de ce poste passerait par prescription des génériques dont la consommation reste faible comparativement à d’autres pays. Aux Etats-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni, les parts des génériques atteignent respectivement 62, 52 et 57%. Au Maroc, les médecins n’ont pas entièrement confiance dans ces produits. D’ailleurs, l’étude sur les prix des médicaments (cf. L’Economiste du 26/1/2010), lève que la résistance des prescripteurs de soins est un des freins au développement des médicaments génériques.


Khadija MASMOUDI

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