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Economie

Assurance-maladie obligatoire
Cnops: L'Etat appelé à honorer ses engagements

Par L'Economiste | Edition N°:1749 Le 16/04/2004 | Partager

. L'extension du régime devrait concerner plus de 200.000 fonctionnaires, dont 70.000 retraités. Bonne couverture des gros risques, mais retards dans les remboursements“Nous étions et nous sommes en mesure d'accompagner l'AMO”, assure Ahmed Amamou, directeur par intérim de la Caisse nationale des organismes de prévoyances sociales (CNOPS). La Cnops a toujours été, il est vrai, un laboratoire d'expérimentation de la future assurance-maladie obligatoire: elle gère déjà la couverture médicale de base pour une population de près de 3 millions de bénéficiaires entre adhérents et ayants droit. “Soit 85% de la population des fonctionnaires”, précise Amamou. Contrairement à la CNSS, l'effort d'extension du régime est donc moindre: il n'y aura que 15% de plus à couvrir. En revanche, là aussi les efforts risquent d'être d'abord d'ordre financier. Les réflexions sur le relèvement des taux de cotisation ne sont même pas à l'ordre du jour. A aucun moment, la direction n'évoque un projet de réorganisation. Il faudra bien sûr des décisions politiques pour le faire car l'Etat-employeur n'honore pas ses engagements à temps. En aval de la chaîne, la Cnops multiplie les arriérés de paiement à l'égard des producteurs de soins. Du coup, l'image de la Caisse en prend un coup alors que cet organisme affiche en matière de prestations un bilan qui devrait la valoriser: les couvertures de la Cnops en matière de gros risques sont meilleures par rapport à celles des assureurs privés que ces derniers ont tendance à plafonner. Des menaces se profilent déjà autour de la population à laquelle sera étendu le régime. La généralisation de la couverture médicale concerne en effet 207.000 personnes, dont 70.000 retraités. Et c'est surtout cette dernière catégorie, particulièrement vulnérable aux problèmes de santé, qui préoccupe. Actuellement, 10% des bénéficiaires de la Cnops sont des retraités. Ils concentrent 30% du budget de la Caisse.La Cnops est aussi exposée à un autre problème, consécutif justement à l'absence d'une assurance-maladie obligatoire: “La fraude légitime”, selon l'expression du directeur de la Caisse. “Il s'agit de l'utilisation d'une carte d'un adhérent pour le compte d'un parent ou un proche de la même famille”, explique Amamou. Durant les trois dernières années, la Cnops a versé 2 milliards de DH aux producteurs de soins. Rien qu'en 2003, la Caisse s'est acquittée de 932 millions de DH. Ces sommes ont été consommées en grande partie par les malades appartenant à la catégorie “gros risques”. Amal BABA ALI

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