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    Economie

    Assurance-maladie obligatoire: Assurances et Mutuelles comptent sauvegarder les acquis

    Par L'Economiste | Edition N°:492 Le 23/04/1999 | Partager

    · Les assureurs ne comptent pas abandonner l'AMO à la CNSS
    · Une gestion centralisée peut encourager la bureaucratie et la déresponsabilisation
    · Les directeurs des ressources humaines restent sceptiques sur la couverture des gros risques uniquement


    Les débats sur l'assurance-maladie obligatoire se multiplient. Le dernier en date est celui organisé samedi 24 avril par l'Association des Gestionnaires et Formateurs de Personnel (AGEF). Ces derniers se préoccupent notamment du système qui sera mis en place dans le cadre de l'assurance-maladie obligatoire.
    Lors de ce débat, les animateurs n'ont pas manqué de rappeler leur position quant à un système de gestion unique. D'ailleurs, les propos tenus par M. Jean Lucien Tuau, conseiller de la Fédération Marocaine des Sociétés d'Assurance et de Réassurance, étaient assez claires. Selon lui, "les assureurs n'ont pas l'intention d'abandonner volontairement le régime de l'assurance-maladie obligatoire à la CNSS". De plus, la Caisse voudrait gérer la couverture médicale uniquement "par crainte que dans un système pluraliste, elle ne puisse gérer que des salariés (soit 70%) dont le revenu est en deçà de la moyenne des personnes bénéficiant actuellement d'une couverture maladie (30%)", souligne M. Faicel Falhi, directeur de la Caisse Mutualiste Interprofessionnelle Marocaine.
    Les assurances proposent de mettre en place un système de gestion pluraliste. Surtout que "la gestion par un organisme unique, en se référant notamment à l'étude des systèmes existant à travers le monde, reste la moins performante sur le plan économique", estime M. Tuau. "Le risque encouru d'une centralisation du régime serait l'encouragement à la bureaucratie et la déresponsabilisation. Ceci aura pour résultat une dérive des coûts de gestion", poursuit-il.
    Selon lui, une gestion pluraliste permettrai notamment d'assurer une meilleure qualité du service à travers la libre concurrence. Elle facilitera la tâche à l'assuré, puisqu'il bénéficiera d'un interlocuteur unique. Quant au remboursement des régimes obligatoire et complémentaire, il s'effectuera en une seule fois.
    Point important: les directeurs des ressources humaines sont restés sceptiques à l'idée que les assureurs optent uniquement pour la couverture des gros risques (hospitalisations, maladies graves et maladies longues et coûteuses) et ce, d'autant plus qu'une assurance-maladie obligatoire doit englober aussi bien les gros risques que les petits, ainsi que les besoins de prévention. A ce niveau, M. Tuau observe "qu'il est raisonnable de procéder par palier dans la mise en place d'une assurance-maladie obligatoire, compte tenu des capacités financières des entreprises et aussi pour préserver leur compétitivité".

    Khadija MASMOUDI

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