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    Economie

    Assistance juridique anticorruption
    289 dossiers traités en un peu plus d’un an

    Par L'Economiste | Edition N°:3320 Le 15/07/2010 | Partager

    . Le Centre, créé par Transparency, a présenté son premier bilan. La Justice, en tête des département visés. Peu de réaction des administrations LE Centre d’assistance juridique anti-corruption (CAJAC), mis en place en janvier 2009, a présenté, mardi dernier, son premier bilan à la presse. «La mission première assignée à ce centre créé par Transparency Maroc (TM) est de prodiguer aux citoyens victimes ou témoins d’actes de corruption une assistance et un conseil juridique», a rappelé Mohamed Ali Lahlou, directeur du CAJAC. Pour ce dernier, ce travail, assuré par des experts juridiques qui collaborent avec le centre, va certainement contribuer au renforcement de la participation des citoyens à la lutte contre ce fléau. Depuis son démarrage jusqu’au 31 mai 2010, le centre a formulé un avis juridique dans 289 cas sur 536 dossiers reçus. A noter que le CAJAC procède au préalable à un tri en vue de traiter seulement les plaintes liées à la corruption au sens large (corruption, concussion, détournements, trafic d’influence, blanchiment…). Les dossiers en cous d’examen par la justice ne sont pas pris en considération. La majorité des plaintes, soit 79%, sont déposées par des hommes. Le téléphone et le courrier électronique restent les moyens les plus utilisés avec 67% pour le premier et 11% pour l’autre. Par Régions, c’est Rabat qui arrive en tête avec 19% des plaintes déposées, dépassant Casablanca d’un point. Toutes les autres régions, y compris l’étranger, sont concernées mais avec un nombre de plaintes réduit. Plusieurs secteurs sont visés par ces doléances. En tête, figure le département de la Justice avec une part de 18%, suivi des autorités locales et provinciales (16%), des institutions publiques (15%) et la police avec 13%. On trouve également la Gendarmerie Royale, la Santé et le secteur privé mais avec des faibles parts. Outre l’assistance juridique, les dirigeants du CAJAC, lorsqu’ils disposent d’arguments accréditant l’existence de corruption, s’adressent aux autorités concernées par les plaintes en leur demandant des éclaircissements. Et également les interpellent sur les cas dénoncés par les plaignants, ou encore pour demander l’ouverture d’enquêtes sur les abus ou les dysfonctionnements constatés. Depuis sa mise en service, le centre a envoyé dix correspondances dont uniquement 2 ont connu une suite en provenance des ministères de la Justice et de la Santé. «Parmi les contraintes majeures auxquelles est confronté le Centre, figure le manque de réaction de la part des autorités quant aux plaintes qui leur sont adressées», indique le directeur du CAJAC. Et de poursuivre: «Cela pourra présenter un risque pour le Centre de perdre sa crédibilité s’il n’arrive pas à accompagner les plaignants dans leurs actions».


    Quelques cas

    Parmi les dossiers qui ont abouti suite à l’intervention du CAJAC, figure celui d’un MRE qui n’a pas pu obtenir une autorisation d’exploitation d’un local destiné au nettoyage des véhicules, « même si celui-ci a rempli toutes les conditions », est-il précisé auprès du Cajac. Ce dernier lui a recommandé d’engager une action devant le tribunal administratif qui a sommé le président de la commune de lui délivrer l’autorisation. Par contre, il y a aussi plusieurs dossiers qui sont restés sans suite. Il s’agit à titre d’exemple de l’affaire des étudiants licenciés, candidats à l’inscription en Master. Lors de la publication de la liste finale, ils ont été surpris de constater parmi les admis trois noms qui ne figuraient pas sur la liste initiale des candidats. Des éclaircissements ont été réclamés à la Faculté concernée mais en vain.Nour Eddine EL AISSI

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