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Economie

Assises du tourisme
Petit air d’euphorie à Ouarzazate

Par L'Economiste | Edition N°:1938 Le 14/01/2005 | Partager

. La «vision 2010» bénéficie d’une conjoncture «extraordinaire». Reste à apporter une réponse au problème du financement de l’investissement. Autre urgence: L’accélération de la formation des compétences Le temps d’un week-end, Ouarzazate sera la capitale du Maroc et le centre de gravité de l’économie touristique à l’occasion des assises du tourisme qui se tiennent jusqu’au samedi 15 janvier. L’opération de promo est garantie pour cette ville connue dans le monde pour l’originalité de ses circuits et pour être un studio à ciel ouvert de la production cinématographique. Au total, huit cents délégués et invités prennent part à cette cinquième édition des assises du tourisme dont une belle brochette de patrons de groupes et de T.O internationaux. Sont annoncés plusieurs promoteurs (parmi lesquels des fonds d’investissement) qui souhaiteraient prendre une option sur les stations du plan Azur. Une tournée de tous les sites du plan est d’ailleurs prévue dès le lendemain des assises, car comme le précise le ministre du Tourisme dans l’interview accordée à L’Economiste (dans les pages suivantes), il faut maintenant aller vite afin que les premiers lits arrivent sur le marché dans les délais. Pour le plus convoité des sites du plan Azur, Taghazout, les choses devraient donc s’accélérer en 2005.Adil Douiri a sans doute en tête le cycle de croissance dans lequel est entrée l’industrie touristique depuis trois ans. Il y a d’ailleurs un petit air d’euphorie à ces assises de Ouarzazate. En dépit de querelles maroco-marocaines sur le sens à donner aux données statistiques ou sur le risque de saturation de Marrakech, la tendance lourde est bel et bien là. Marrakech est au top de sa forme, encore plus que le succès des années quatre-vingt. Les indicateurs d’activité du secteur enregistrent des croissances à deux chiffres. La saison 2004 s’achève avec un flux d’arrivées de 5 millions de touristes, soit la moitié de l’objectif du plan de développement touristique, la «vision 2010» et 31,2 milliards de dirhams de recettes (à peu près 3 milliards d’euros). Le Maroc a gagné (hors MRE), un demi-million de clients en une année et le soutien politique des plus hautes autorités du pays au plan de développement du tourisme rassure ses partenaires quant à la bonne fin des programmes.Le moteur de l’investissement tourne lui aussi à plein régime, signe de l’attractivité de la destination mais surtout, un pari sur son développement à terme. Le Souverain devait présider jeudi 13 janvier, la conclusion des conventions d’investissement au palais des Congrès de la ville (voir encadrés). L’ensemble des opérations approche le milliard de dirhams. L’un des projets est conduit par le numéro un européen de l’industrie du tourisme (TUI) associé à son partenaire marocain, Tikida Bay.«Cette croissance traduit-elle pour autant la bonne marche de la vision 2010»? La réponse à cette question sera l’un des moments forts de cette rencontre de Ouarazate. C’est d’ailleurs le thème central qui nourrira les échanges du premier atelier à l’assemblée plénière. Il y a quelques semaines à Marrakech, professionnels et représentants du secteur public avaient dressé lors des préassises, une «évaluation d’étape» à mi-chemin de ce plan. Ils en sont arrivés à la conclusion qu’il ne fallait surtout pas baisser de garde en focalisant sur les «performances» conjoncturelles, il est vrai, meilleures que prévu. L’action doit porter sur les questions structurelles. Sans être exhaustifs, de nombreux axes prioritaires ont été identifiés: la professionnalisation et l’élévation du niveau des compétences (la qualité de service dépend de celle des hommes) sera un des enjeux majeurs de l’année 2005, confie Othmane Chérif Alami, PDG d’Atlas Voyages et membre du Conseil de la fédération nationale du tourisme. Il y a également une incertitude sur la capacité financière des promoteurs qui souhaiteraient investir dans les nouvelles stations balnéaires en cours d’aménagement. Le problème de fonds propres se pose aujourd’hui avec acuité dans une activité qui exige d’importants capitaux car il faudra compter d’abord sur l’effort intérieur. Tout ne viendra pas que d’investisseurs étrangers. Le dernier Comité stratégique du tourisme a suggéré l’idée d’un «crédit Azur», une sorte de financement à la carte dont les caractéristiques ne seraient pas de nature à compromettre la rentabilité. L’idée d’inciter les assureurs à affecter une partie de leurs ressources longues à l’investissement dans le tourisme fait aussi son chemin. Reste enfin à faire «vendre» à tous les Marocains l’idée que c’est par le tourisme que leur pays détient une chance de décollage et de développement économique. Il faudra surtout les convaincre que dans la balance bénéfices/nuisances (y compris, comportementales) du tourisme, les premiers l’emportent largement sur les secondes.


. Observatoire du tourisme L’idée de création d’une structure associative indépendante, une sorte de boîte à idées, dont la mission serait d’assurer la veille dans le secteur touristique et de faire des propositions aux pouvoirs publics va enfin se concrétiser. L’inauguration de la structure était prévue ce jeudi 13 janvier en marge des assises du tourisme. Son rôle serait élargi aussi à la gestion et à l’analyse des données statistiques. L’observatoire du tourisme est composé pour 60% par les professionnels et 40% par des représentants du secteur public. La présidence a été confiée au privé. Pour le financement de l’observatoire, il est précisé que «le principe d’une dotation publique est acquis». . Un gros projet: Tikida-TUI à AgadirPour tous les opérateurs, ce rendez-vous constitue une fenêtre d’opportunité pour annoncer de nouveaux projets, des partenariats ou un plan de développement. Deux gros investissements ont fait l’objet de conventions jeudi 13 janvier au cours d’une cérémonie présidée par Sa Majesté Le Roi. Le premier, initié par Tikida Bay (66%) et le groupe allemand TUI (34%), leader de l’industrie du tourisme en Europe, porte sur la réalisation d’un Club Robinson de 350 chambres à Agadir sur le site de Founty II. Le chantier va démarrer dans 3-4 mois et l’ouverture est prévue au printemps 2007. Le patron de TUI, Michael Frentzel, était attendu à Ouarzazate pour signer la convention avec le gouvernement marocain.

. Atlas Voyages se lance dans l’hôtellerieAprès un partenariat de six ans, le voyagiste marocain et le T.O français, filiale du groupe turc Marmara élèvent d’un cran leur relation en s’associant dans la réalisation d’un hôtel Club de 450 chambres à Marrakech. L’investissement global est de 250 millions de dirhams. Les deux partenaires ont signé en marge des assises une convention avec le gouvernement. Le président d’Etapes Nouvelles, Hervé Viguier, était attendu à Ouarzazate. A son ouverture, l’hôtel Club sera géré par Etapes Nouvelles à travers un contrat de location de dix ans, selon les pratiques dans le secteur. Pour le voyagiste marocain, il s’agit d’une première incursion dans l’hôtellerie après quarante ans dans le réceptif et le tour-operating. . Les «nouveaux horizons» d’Atlas HotelsLe pôle hôtelier de Royal Air Maroc nourrit l’ambition de devenir un acteur de référence dans le secteur. Le groupe annoncera aux assises un investissement dans un hôtel Riad 5 étoiles de 100 chambres doté d’un spa à Essaouira. L’ouverture de l’établissement est prévu dans 24 mois, avec l’ambition de compléter l’offre de Marrakech (Medina spa).Par ailleurs, la construction de l’hôtel Atlas Nouasseur (un investissement de 80 millions de dirhams à l’aéroport Mohammed V) a commencé début janvier. Les travaux dureront 24 mois. La reprise des unités qui restaient dans le portefeuille de l’ONMT est bouclée sur le plan juridique. Atlas Hotels qui a déboursé 30 millions de dirhams (plus 25 millions pour la rénovation) reprendra les clés de 4 établissements d’ici la mi-février. A fin 2005, le portefeuille de la chaîne sera porté à 3500 lits contre 2700 actuellement.

Accor prend pied à Ouarzazate

Marc Thépot, directeur général d’Accor Maroc, et Jean-Robert Reznik, président du directoire de Risma, ont présenté le projet de construction d’un Ibis et d’un Mercure sur l’ex-terrain Club Med à Ouarzazate. Le Club Med avait cédé, début 2004 (avant la prise de participation d’Accor dans son capital) estimant que celui-ci ne correspondait plus à sa « stratégie produit «. Désirant s’implanter à Ouarzazate depuis déjà trois ans, Accor Maroc a saisi l’opportunité et concrétisé un accord avec le promoteur. Plus de 7 millions de dirhams ont ainsi été investis dans la réfection des lieux. Dès avril 2005, le site abritera un hôtel Mercure 4 étoiles de 68 chambres de charme.La cible visée par ces deux unités est essentiellement une clientèle de loisirs, mais l’enjeu sera également de séduire les artistes venus à Ouarzazate pour un tournage, souligne Accor Maroc dans un communiqué.En parallèle au Mercure, Accor Maroc a lancé, il y a trois mois sur le même terrain, la construction d’un Ibis Moussafir d’une capacité de 104 chambres. L’ouverture au public est prévue dès la fin de l’année 2005.L’ensemble hôtelier générera 80 emplois directs et environ 400 indirects sur la ville de Ouarzazate.» Abashi SHAMAMBA

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