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Economie

Assises des retraites
Les produits d’épargne-retraite raflent la vedette

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. Le chiffre d’affaires 2002 réalisé avec les particuliers augmente de 70% . La réglementation garantit un taux de rendement minimum et des avantages fiscauxIl y a des produits financiers qui se distinguent plus que d’autres ces jours-ci. Ils offrent l’avantage de pouvoir se garantir réglementairement un taux de rendement minimum et une fiscalité réduite. Lesquels? Les produits d’épargne-retraite que commercialisent les compagnies d’assurance. De plus en plus d’entreprises et de particuliers y souscrivent, séduits assurément par les avantages qu’ils offrent. Cette alternative, qui permet de se constituer une retraite supplémentaire, se développe aussi à la faveur des difficultés que connaissent la majorité des régimes de retraite obligatoires ou complémentaires (CIMR). Ce constat est relevé à travers la hausse enregistrée au niveau du chiffre d’affaires consolidé du secteur à fin 2002, relatif aux «assurances individuelles» et «assurances groupes». Celles-ci passent entre 2001 et 2002 respectivement de 1 à 1,69 milliard de DH et de 2 à 2,3 milliards de DH, soit une augmentation de 67,93 et 9,86%. L’engouement pour ce type de produits est motivé par les avantages fiscaux et les garanties réglementaires qu’ils offrent. Sur le plan fiscal, les cotisations versées par les salariés dans le cadre d’un contrat de retraite complémentaire sont déduites de l’assiette de l’IGR, en application des dispositions de son article 68. Aussi, l’employé qui participe à cet effort d’épargne aux côtés de son salarié, inscrit les sommes versées en déduction de ses frais généraux. Toutefois, l’exonération accordée jusque-là sur les rachats de contrats vient d’être assortie de la condition que leur durée soit supérieure ou égale à 10 ans.Le code des assurances, pour sa part, offre un cadre légal complet. Il organise les relations financières entre l’assuré et sa compagnie d’assurances. Le taux minimum garanti annuellement sur ces produits est de 3,25%. La loi prévoit également une participation aux bénéfices réalisés sur le portefeuille adossé aux produits. Pour l’année 2002, les taux de rendement servis par les assureurs sur les produits d’épargne-retraite ont été compris dans une fourchette de 4,6 à 5,5%. La performance est nettement inférieure à celle de 2001, où les taux de rendement oscillaient entre 5 à 7%. La baisse des taux servis s’explique largement par celle du marché boursier et des rendements obligataires durant l’année 2002. En effet, les performances de ces produits sont étroitement liées à la rentabilité des placements dans les actions et les obligations, ou encore l’immobilier. La Bourse, pour sa part, avait enregistré un bémol de 16%. Quant aux obligations, les rendements moyens des maturités à long terme se sont concentrés dans une fourchette de 5,6 à 6,96%. En prévision d’une baisse des rendements de leurs actifs financiers, les assureurs avaient demandé, en 2002, aux autorités de tutelle de ramener le taux minimum garanti (TMG) sur ces produits à 3,25%.


Intéressant ou pas?

Les taux de rendement distribués par les assureurs sont constitués du niveau réglementaire de 3,25% plus une participation aux bénéfices, dont le niveau est variable. Dans ces conditions, la question est de savoir s’il est toujours intéressant d’investir dans ce type de produits. Selon des assureurs, leur taux de rendement à distribuer au titre de l’année 2003 sera relativement important, compte tenue de la reprise enregistrée au niveau du marché actions, malgré la moins bonne tenue du marché obligataire. En effet, la reprise de la Bourse a permis aux compagnies d’éponger les pertes accumulées sur les deux dernières années. Et les rendements obligataires sont amenés à s’améliorer. De quoi permettre aux assureurs de faire amende honorable face à leurs assurés. Bouchaïb EL YAFI

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