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Affaires

Assises des associations professionnelles
La montagne accouche d’une souris

Par L'Economiste | Edition N°:2753 Le 10/04/2008 | Partager

. L’après-Paap, la grande inconnue. La démocratie interne est toujours un tabouRien de nouveau dans les recommandations qui sortent de la troisième édition des Assises nationales des associations professionnelles. Le constat est toujours le même: aucun avenir sans modification du cadre légal actuel. Les intervenants ont insisté sur l’urgence de créer un environnement favorable, première condition de la pérennité des actions des associations professionnelles.Mais l’absence des officiels a pesé sur la qualité des débats. Abbas El Fassi, Ahmed Réda Chami et Salaheddine Mezouar étaient annoncés avant de se désister sans prévenir. «Des débats entre les acteurs de l’associatif professionnel est une bonne chose, les représentants de la Commission européenne sont aussi présents, mais en l’absence du gouvernement, je ne vois aucun intérêt d’émettre des propositions», s’insurge le président d’une association venu assister aux assises. Latifa Echihabi, directrice de l’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME), a dénoncé pour sa part l’absence de plusieurs associations «influentes». «Je suis consternée par le nombre des associations qui ne sont pas venues participer, alors qu’on nous reproche un manque de communication dans notre travail», martèle-t-elle. Pour Mohammed Smani, président de Recherche et Développement (R&D), le débat doit porter aussi sur le règlement intérieur et la démocratie au sein des associations. «Rares sont celles qui respectent les règlements intérieurs. Le fonctionnement démocratique est un minimum pour acquérir de la crédibilité», ajoute-t-il. Alors que le tissu associatif sombre à cause des pratiques de certains dirigeants, aucun intervenant n’a soulevé la question. Des présidents à vie, pas d’assemblées ordinaires, pas d’alternance... Et la liste est longue. A croire que le sujet est toujours tabou.Deux principales recommandations s’ajoutent à celles de 2005 (www.leconomiste.com), notamment celle formulée par Marco Berti, chef de la section Coopération et Facilitation des échanges à la délégation de la Commission européenne au Maroc. Pour lui, il est urgent de s’ouvrir sur l’extérieur. «Les associations professionnelles au Maroc possèdent désormais un minimum d’expérience qui leur permettra de nouer des relations à l’international, cela est une solution parmi d’autres pour trouver de nouveaux moyens de financement», estime-t-il. Deuxième proposition intéressante: la création d’un statut d’«utilité économique». Il s’agit de créer un nouveau cadre légal à ces associations pour bénéficier de certains avantages fiscaux semblables à ceux dont bénéficient celles reconnues d’utilité publique. «Au lieu de réclamer l’irréalisable, ce genre de propositions sont les bienvenues, elles pourraient bien faire avancer les choses», pense Mohamed Chraibi, vice-président général de la Confédération générale des entreprises marocaines (CGEM).Le Programme d’appui aux associations professionnelles (Paap) a encore 2 ans devant lui (2010). Cela n’a pas empêché les participants de se poser la question de l’après-Paap? «Nous avons encore le temps. D’ici 2010, nous trouverons une nouvelles formule pour soutenir les associations professionnelles. L’objectif étant d’évoluer», a précisé Marco Berti.


L’Algérie, invitée d’honneur

Plusieurs associations algériennes ont fait le déplacement pour participer à ces assises. «Nous sommes venues pour s’inspirer de l’expérience des associations professionnelles marocaines qui sont en avance», a affirmé la vice-présidente de la Confédération des entreprises algériennes. L’Algérie compte 190 associations professionnelles contre 500 au Maroc. Aziz EL YAAKOUBI

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