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Economie

Artisanat
Un contrat et toutes les peines du monde

Par L'Economiste | Edition N°:2797 Le 12/06/2008 | Partager

. Les opérateurs doutent de la bonne fin de la «Vision 2015». Le financement et la formation ont été sous-estimésDix-huit mois après la signature en grande pompe du contrat-programme de l’artisanat, les opérateurs sont gagnés par le doute. «Peu de choses avancent, toute la dynamique autour de la Vision 2015 s’est éteinte», maugrée un professionnel. Aucun comité de suivi ne s’est réuni depuis le début de l’année alors qu’il en fallait un par trimestre d’après le contrat-programme. Certes, le comité de pilotage s’est réuni autour du Premier ministre en février dernier et, depuis, plus rien de concret.Aux yeux de la poignée d’entreprises organisées du secteur, tous ces petits indices font penser que la «Vision 2015» court le risque de passer à la trappe. Le doute des opérateurs tient aussi au sentiment d’une prise d’otage de la «Vision 2015» par des considérations politiques. Sans doute pour contenter les Chambres d’artisanat qui estiment avoir plus ou moins été mises sur la touche, les responsables semblent avoir opté pour le statu quo, quitte à se passer de ce qui semblait être une vraie politique de structuration d’une activité qui fait travailler 2 millions de personnes (selon les chiffres officiels). Au manque de volonté politique, la Fédération des entreprises d’artisanat avance une autre explication: «On a sous-estimé un certain nombre de paramètres, notamment l’accompagnement, la formation, l’accès au financement et au foncier», confie un membre. Le potentiel de ce secteur, arrimé au développement du tourisme, est pourtant colossal. La synthèse de l’étude axée sur la filière décoration, réalisée par le cabinet CVA, en apporte la démonstration. Le potentiel de demande sur les pays européens est important dans cinq marchés majeurs: France, Benelux, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne et Italie. Ce quinté représente un volume annuel d’importation de produits de décoration de 185 milliards de dirhams. Pour l’instant, les exportations marocaines s’élèvent à… 630 millions de dirhams. De ce constat est partie l’idée de la mise en place d’une stratégie pour développer le secteur de l’artisanat. Mais aussi de celui dressé par Adil Douiri, alors ministre du Tourisme et de l’Artisanat. «L’artisanat marocain se caractérise par l’absence d’un programme spécifique visant le développement et la modernisation du secteur». La Fédération des entreprises d’artisanat rencontre la presse ce jeudi 12 juin à Casablanca «afin de poursuivre concrètement la réflexion sur l’avenir du secteur», confie sa présidente, Ghalia Sebti. Tout un programme pour cette jeune fédération qui revendique 70 adhérents. Quand on sait que les projets, alors annoncés de construction d’espaces de production et de commercialisation, de mise à niveau du tissu productif et des complexes existants, de création d’autres villages dédiés, de modernisation des services administratifs et révision des textes régissant les Chambres d’artisanat, peinent pour la plupart à se réaliser.


De belles promesses

La stratégie Vision 2015 de développement du secteur de l’artisanat repose essentiellement sur des programmes de travail définis et des objectifs précis dans le cadre d’une approche participative avec tous les partenaires concernés à travers des contrats définissant les rôles de l’Etat et du secteur privé. A terme, elle vise à accélérer le rythme de mise en place d’un tissu entrepreneurial structurant, productif et compétitif à travers l’émergence de 15 à 20 entreprises dans chacune des 6 filières identifiées (décoration, ameublement, bijouterie, habillement, accessoires et bâtiment), en plus de la création et le développement de 300 petites unités. Bachir THIAM

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