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Artisanat: Un livre blanc en gestation

Par L'Economiste | Edition N°:948 Le 01/02/2001 | Partager

. A l'image de la PME, l'artisanat sera doté d'une charte nationaleAprès la PME, l'artisanat aura son livre blanc. L'élaboration de ce document se prépare. La première journée nationale des Chambres d'Artisanat, qui s'est tenue hier mercredi à Rabat, est la première étape de ce processus. Près de 800 professionnels, dont 553 membres des 24 Chambres d'Artisanat que compte le pays, ont fait le déplacement. M. Abderrahman Youssoufi, accompagné de sept ministres, est venu soutenir M. Ahmed Lahlimi, ministre en charge de l'Artisanat. La présence d'autant de ministres montre que le gouvernement est déterminé à redynamiser cette activité. Le grand absent a été M. Abdelkrim Benatik, secrétaire d'Etat chargé de l'Artisanat, retenu “par une mission”, selon M. Lahlimi. Trois ateliers étaient au programme. Financement, commercialisation des produits, coopération et organisation du secteur sont les quatre thèmes sur lesquels devaient plancher les participants. Le résultat de ce travail devait être formulé sous forme de recommandations qui serviront de base à l'élaboration du livre blanc. A l'image de la PME, le secteur sera aussi doté d'une charte nationale. Malgré son impact sur les secteurs stratégiques comme le tourisme et le commerce, l'artisanat est considéré comme le parent pauvre de l'économie. Et pourtant, il représente 10% du PIB et emploie près de 2 millions de personnes. Pour M. Youssoufi: “La clé de voûte de l'avenir du secteur réside dans la commercialisation”. En effet, l'Union Européenne reste le principal client. En 1999, près de 73% de la production ont été écoulés sur les marchés communautaires, représentant une valeur de près de 492 millions de DH. Mais ces résultats sont jugés insuffisants. Le secteur fonctionne encore d'une façon archaïque. La désorganisation des métiers, le piratage et le manque de qualité font que les produits locaux ne tiennent pas tête à la concurrence.Selon M. Mohamed Kadari, président de la Fédération des Chambres d'Artisanat, ces entités devront faire sortir le secteur “de la crise structurelle” dans laquelle il se débat. Un des principaux remèdes est l'augmentation du financement. La Banque Populaire reste le principal bailleur de fonds. D'après M. Mohamed Belghazi, DG de la BCP, les crédits accordés aux artisans sont en augmentation. Près de 10.000 dossiers de prêts, d'une valeur de 120 millions de DH, ont été avalisés en 2000, soit une hausse de 20% par rapport à 1999. Les crédits ont totalisé près de 300 millions de DH. Pour leur part, les crédits d'investissement restent insuffisants. Ils ne représentent que 10% de l'enveloppe totale des prêts. N. L.

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