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Affaires

Artisanat: Douiri entame sa promo

Par L'Economiste | Edition N°:2475 Le 01/03/2007 | Partager

. Rencontre avec le patronat. Invitation à la création de PMEJournée marathon pour Adil Douiri, mardi à Casablanca. Le matin, il a présenté la nouvelle marque du tapis citadin, nommé à tort berbère, et rebaptisé Tisli (cf.notre édition d’hier). L’après-midi, rendez-vous était donné au patronat pour une présentation, cette fois, du contrat-programme de l’artisanat (cf.www.leconomiste.com). La convention signée la semaine dernière entre le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, la Fédération des entreprises d’artisanat (FEA), affiliée à la CGEM, la Fédération des chambres d’artisanat et enfin les Finances, trace une véritable feuille de route pour la vision 2015 initiée en 2005. C’est apparemment parti pour un road-show afin de faire adopter la stratégie du ministère. Objectif: pérenniser la vision, surtout face aux enjeux électoraux de septembre prochain: «Si vous considérez que la vision 2015 est la mienne, alors elle est déjà morte», dira-t-il aux patrons. Le ministre a par ailleurs lancé un véritable appel à manifestation. «Je vous invite à investir le champ de l’artisanat; si parmi vous il y a des entrepreneurs intéressés par la création d’entreprises, ils seront les bienvenus». En effet, la vision ambitionne de multiplier par 3 le nombre de PME (100 actuellement) dans le secteur, avec pour but final la création d’emplois additionnels, 800.000 en tout. Douiri estime, en effet, que chaque instant du développement a ses priorités, celles d’aujourd’hui seraient, d’après lui, le travail pour le plus grand nombre. Et ce n’est pas un objectif déraisonnable. L’artisanat, avec un potentiel de 400 millions de consommateurs des pays voisins et disposant de quelques milliers d’euros de pouvoir d’achat, additionné à un capital sympathie avéré pour la culture marocaine, peut être un vecteur de développement non négligeable. Repositionné, marketé, labellisé, l’artisanat national à fort contenu culturel devrait porter son chiffre d’affaires à l’exportations de 700 millions de DH à plus de 3 milliards en 2015. Le chiffre global, quant à lui, devrait caracoler à 24 milliards de DH, soit un montant additionnel de 14 milliards de DH. Ghalia Sebti, présidente de la FEA, a de son côté mis en avant les problèmes auxquels sont confrontées les PME d’artisanat: logistique, foncier, fiscalité… et assuré de l’urgence de régler ces contraintes, car, dit-elle, «la signature du contrat-programme sous la présidence du Souverain est un pacte scellé sur le long terme, nous n’avons pas le droit à l’erreur». Douiri a promis d’y veiller.


Le tapis berbère?

UN travail de repositionnement du tapis marocain a été réalisé par le département de l’Artisanat. Il s’agit du tapis citadin de gamme moyenne, noué à la main dans la région de Rabat-Salé Zemmour-Zaër et que l’on appelait, allez savoir pourquoi, tapis berbère. Rebaptisé Tisli, redesigné et labellisé «artisanat du Maroc» une collection a été présentée mardi dernier au public. Une nouvelle marque du tapis, qui devrait porter le prix de vente usine à 60 euros le m2 au lieu des 20 actuels et les exportations à plus d’un million de m2. Résultat escompté: le niveau de salaire des noueuses devrait atteindre 1.500 DH/mois contre 500 actuellement. Le nouveau tapis labellisé risque-t-il de porter ombrage au tapis rural? Beaucoup plus fin, plus recherché et apprécié par les amateurs d’art dans le monde, il est aussi plus coté (plusieurs milliers d’euros). «Il n’y a pas de risque», affirme Douiri. Le tapis rural s’adresse à un autre type de clientèle. «Nous déplorons seulement que le niveau de production ne suive pas». Des actions de promotion, de valorisation et d’aide à la production de ce précieux produit sont aussi au programme.Amine BOUSHABA

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