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«Arrêtons les dégâts, arrêtons les massacres, arrêtons la destruction de l'emploi!»Mohamed Lahlou, président de l'Association Marocaine de l'Industrie Textile Habillement

Par L'Economiste | Edition N°:948 Le 01/02/2001 | Partager

. En 2000, le secteur compte ses blessés: Près de 30.000 emplois ont disparu et 100 entreprises ont fermé. Pour M. Lahlou, la passivité des pouvoirs publics et des syndicats face à cette dégradation est inquiétante- L'Economiste: Aujourd'hui, la situation du secteur est alarmante avec tous ces mouvements de grève, ces fermetures d'usine. Que comptez-vous faire?- M. Mohamed Lahlou: Nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis avec une inconscience totale. Pendant des années, nous avons construit un secteur, bâti un savoir-faire et nous constatons malheureusement qu'il est en pleine déperdition. Le plus grave, c'est que nous assistons à la destruction de l'emploi d'une façon passive, alors que le souci majeur devrait être d'en créer et combattre le chômage et la pauvreté. Aujourd'hui, les emplois vont à vau-l'eau et chaque jour qui passe nous apporte son lot de malheurs. Et sincèrement, en tant qu'opérateurs et association, nous ne savons plus à quel saint nous vouer. Nous sommes victimes d'une incompréhension totale et ce sont des drames sociaux tant pour les employés que pour les employeurs. Il y a une perte d'emplois exceptionnelle. Actuellement, dans le textile, elle est estimée pour l'année 2000 à environ 30.000 postes. Près de 100 entreprises ont fermé. Mais, ce sont les perspectives de 2001 qui sont encore plus inquiétantes. Les conséquences seront douloureuses pour les salariés et les employeurs. Ceux-là mêmes qui ont consacré leur vie à l'entreprise, hypothéqué leurs biens ou engagé leur caution personnelle, se retrouvent maintenant dans l'impasse. Les cash-flow ont fondu comme neige au soleil, les capitaux aussi. Tout ce qu'ils ont construit est en pleine déconfiture et ils se trouvent désarçonnés, dans l'incapacité totale de réagir, parce que les facteurs qui les poussent à la banqueroute sont exogènes.- Qu'adviendra-t-il des entreprises?- La gravité va plus loin. Nous vivons réellement un des moments les plus pénibles de l'histoire du secteur. Paradoxalement, les commandes affluent avec des quantités croissantes, il n'y a qu'à tendre la main. Mais en les prenant, l'entreprise perd de l'argent. Un véritable dilemme. Au lieu de perdre des dizaines de milliers d'emplois, nous aurions pu en créer autant si le contrat-programme avait connu un début d'application. Malheureusement, nous sommes en train d'assister à la démolition. C'est un véritable drame historique. Au moment où nous étions prêts à cueillir le fruit d'un labeur de plusieurs années, sur un marché que nous avons pu découvrir, avec des produits dont nous avons su maîtriser les éléments de coût, la qualité et le service, nous voilà désarmés. Les cartes commencent à tomber. Près de 80% des entreprises vont s'effondrer parce qu'elles ne résistent plus. Elles tiennent par miracle, par un hasard quelconque parce qu'il y a encore un peu de souffle. Alors que les entrepreneurs devaient continuer à investir, à se moderniser, à former, à chercher de nouveaux marchés, à créer de nouveaux produits, ils ne pensent plus qu'à survivre. Leur seul souci est de réunir assez d'argent pour payer les salaires. Ils n'ont même plus la volonté de participer à un salon parce qu'ils se disent tout simplement: Pourquoi avoir des clients, des commandes si nous perdons de l'argent?- Qu'en pensent les investisseurs étrangers? Ont-ils encore la volonté de s'implanter? - Actuellement, des fabricants asiatiques, des Taïwanais en l'occurrence, s'intéressent de très près au Maroc. Ces géants de la steppe sont désireux de gagner de la proximité parce qu'ils sont de très grands fournisseurs de l'Europe. Ils sont prêts à créer, non pas des dizaines de milliers d'emplois comme nous en parlons aujourd'hui, mais des centaines de milliers. Leurs réseaux sont étendus, leurs marchés énormes et leurs moyens financiers aussi. Cependant, ils estiment que le coût de fabrication est 25% plus cher que ce à quoi ils s'attendaient. Si la situation du Dirham se régularise, la partie serait gagnée. Les Asiatiques font de la fabrication de masse, un créneau que le Maroc n'atteint pas. Pour survivre, il s'est spécialisé dans le moyen et haut de gamme, à petite échelle. Avec eux, le Maroc aurait pu aborder le marché européen sous une autre forme, celle des grandes séries. Nous perdons encore des occasions exceptionnelles.. Discours négatifsSi ces Taïwanais devaient s'installer au Maroc, ils commenceraient par la confection et la bonneterie mais tout de suite après, ils investiraient dans l'amont. Un domaine dans lequel ils excellent parce qu'ils le maîtrisent de la chimie au tissu fini habillement. Des occasions comme celle-là, nous ne les retrouverons plus. Nous traversons une situation si pénible qu'il est impossible de demander aux investisseurs, qu'ils soient européens ou non, de venir investir chez nous. C'est maladroit, gauche, voire même peu professionnel.- Sont-ils informés de la situation actuelle du secteur?- Ils sont au courant de tout ce qui se passe au Maroc par le biais de leur chancellerie. Les consulats sont toujours en alerte et à l'affût de la moindre information. Les associations et fédérations sont immédiatement informées des moindres faits et gestes. Et cela même à travers leurs centres de promotion économique qui diffusent l'information dans leurs agences. L'image du Maroc dans les Salons professionnels européens commence à être ternie. Les discours deviennent négatifs: le Maroc est un pays à risque, il y a trop de mouvements sociaux, c'est un pays trop cher...Ce qui a été réalisé avec les Français en matière d'approche, l'Amith comptait également en faire autant avec les Espagnols, les Italiens et les Portugais qui cherchaient à délocaliser. Mais aujourd'hui, ce n'est plus possible.- Et si la situation s'arrangeait?- Même si la situation est aujourd'hui critique, nous avons le devoir de poursuivre les actions de promotion, les opérations d'alphabétisation... Nous avons le devoir de faire de la promotion même si les intérêts du secteur ne sont pas respectés.Pour prétendre attirer à nouveau des investisseurs, nous avons besoin de retrouver d'abord une sérénité, une confiance globale, un environnement normal. Un seul sursaut de lucidité maintenant et la situation serait rattrapable. Nous sommes arrivés à une limite extrêmement dangereuse. Nous avons besoin de mesures urgentes et efficaces pour préparer l'avenir. Nous avons encore l'intime conviction que s'il y avait des réactions volontaristes positives, nous pouvons sauver l'existant et doubler l'emploi sur les 5 prochaines années, sans aucune hésitation. Mais il faut faire vite et surtout arrêter l'hémorragie pour pouvoir reconstruire. Parce qu'aujourd'hui, nous n'avons plus ni l'audace ni le courage encore de dire aux autres de venir investir chez nous uniquement parce qu'on est beaux, on est gentils. Ça ne suffit plus.- Qu'est-il possible pour vous de faire, en tant qu'association, pour stopper l'hémorragie?- Nous avons tout tenté. Nous avons le sentiment d'être incompris. Y aurait-il incompréhension au point de vue méthodologique? Tout ce que nous avons dit dans le contrat-programme avait pour objectif, justement, d'éviter cette situation inquiétante et catastrophique. Nous nous étions inscrits dans une démarche de croissance. Mais aujourd'hui, notre seul souhait est de stopper les dégâts. La philosophie a entièrement changé. «Arrêtons les dégâts, arrêtons les massacres, arrêtons la destruction de l'emploi!» Et encore faut-il espérer pouvoir l'arrêter, parce que si elle continue à ce rythme, nous perdrons non seulement des emplois mais aussi des entrepreneurs. La plupart d'entre eux, découragés, se disent qu'il vaut mieux cesser l'activité et enterrer ce secteur qui devient moribond. Et là, c'est encore plus grave, parce que les patrons peuvent se reconvertir, mais les salariés que vont-ils devenir? D'ailleurs, bon nombre d'opérateurs estiment qu'il serait plus judicieux de devenir des importateurs.- Vous avez eu, vous et les membres de votre bureau, plusieurs réunions informelles avec le gouvernement. Que vous a-t-on promis? Que vous a-t-on proposé?- On nous a dit que le dossier est à l'étude, que c'est bien avancé, que ça avance... Et sincèrement, nous sommes découragés. En août dernier, un ministre, et non des moindres, a déclaré au nom du Premier ministre que le gouvernement offrait en guise de mesure compensatoire pour contrebalancer l'augmentation du Smig de 10%, une exonération de 50% des charges patronales. L'affaire devait être conclue quelques jours plus tard. Jusqu'à aujourd'hui, nous n'en n'avons pas encore vu la couleur. C'est un événement qui est extrêmement grave et décourageant. Il décrédibilise tout le monde. Cette déclaration a été effectuée en séance plénière en face d'un parterre de plus de 500 industriels et toute la presse nationale. Et surtout, l'ancien ministre de l'emploi a insisté sur le fait que ces résolutions ont été prises dans l'après-midi même avec le Premier ministre. Si rien ne s'est passé par la suite, il faut en conclure que quelque chose ne va pas. - Mais le dossier a été repris par le successeur...- Le successeur a été clair; nous l'avons rencontré. Il n'y est pas opposé. Mais pour lui, c'est l'Etat qui doit supporter cette décision d'aider le secteur, pas la sécurité sociale. Ce n'est pas à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale d'en souffrir. . Compétitivité féroceC'est une décision gouvernementale pour appuyer un secteur en difficulté ou pour améliorer le développement de l'emploi dans un secteur déterminé, surtout l'emploi «ouvrière», fragile en soi. Et toute la démarche actuelle va dans ce sens. C'est une mesure que le gouvernement doit prendre en charge parce qu'elle a été clairement annoncée au nom du Premier ministre. C'est indispensable.- Mais en plus de cette mesure qui n'a pas encore été appliquée, il y a d'autres problèmes. L'Euro en fait-il encore partie?- Puisque vous en parlez, je tiens à mettre les choses au point. Nous avons suffisamment entendu dire que l'Euro remontait. Nous déclarons qu'il n'a pas remonté du tout et qu'il est toujours au plus bas. Lorsque nous avons commencé à nous plaindre de l'Euro, le Franc Français se situait aux alentours de 1,55 Dirham. A ce moment-là, il s'agissait déjà d'une situation plus qu'intenable pour le secteur. Si nous avons posé la problématique, c'est en raison de l'imminence du danger.Mais l'Euro a continué à chuter jusqu'à ce que le Franc Français ne fasse plus que 1,42 DH. Une situation que personne n'attendait, ni imaginait. Et maintenant qu'il est remonté à 1,52, on pavoise! Mais ce que l'on oublie, c'est que l'écart entre la situation initiale du FF, qui se situait aux alentours de 1,73 DH l'an dernier, et sa situation actuelle, soit 1,52 DH, est de 21 centimes par FF. Cela représente plus de 15% de dégâts supplémentaires. Et l'entreprise ne gagne pas 15%, c'est hors de question. La situation est extrêmement périlleuse. Qu'on ne nous dise plus que l'Euro monte, parce que la situation n'a pas changé. Il faut se rendre à cette évidence. Il est toujours dans une situation qui ne permet nullement aux secteurs exportateurs en général et au textile habillement et cuir en particulier, de se relever. Et surtout pour que l'entreprise puisse encore survivre. Elle a perdu toute sa substance. Elle ne fait plus son métier parce qu'elle n'en a plus les moyens.Elle n'arrive même pas à faire face aux paiements des salaires comme dans le cas de Manic. Les entreprises sont sous perfusion au goutte-à-goutte.- Comment continuer à honorer ses commandes si l'environnement n'y contribue pas?- Si les engagements ne sont pas respectés, évidemment les clients se retrouvent en grande difficulté aussi. Cela engendre des retards. Les tissus qui restent dans l'usine se démodent, parce qu'ils étaient destinés à une collection qui n'aura jamais été envoyée, ou pas à temps. Donc, elle devient dépassée. Cela devient dramatique pour l'ensemble des partenaires.- Si vous aviez un message à faire parvenir aux syndicats, que leur diriez-vous?- Les responsables syndicaux de premier rang n'ont parfois pas, eux-mêmes, d'emprise sur la base. Il est dans l'intérêt de notre pays de sauver les emplois. Défendons-les et protégeons-les contre la compétitivité féroce. Cela ne veut pas dire que les conditions ne sont pas difficiles pour les salariés aussi, pas du tout. Mais, je reste persuadé que c'est avec l'enrichissement de l'entreprise que les employés peuvent évoluer. Pas le contraire. Ce n'est pas en la mettant à plat qu'il sera possible d'en tirer quelque chose. Ce qui est clair maintenant, c'est qu'un arrêt de 15 jours pour chaque entreprise peut être fatal.Un arrêt, c'est une perte de clientèle, une perte de sérieux. Il est à relever que la plupart des entreprises ont des situations financières très serrées et très déséquilibrées. Il est impératif de les remettre à flot et trouver le moyen d'effectuer une véritable restructuration de l'entreprise. Celle-ci relève de la responsabilité de tous et surtout des pouvoirs publics parce que le problème concerne les emplois. Si nous perdons 30.000 emplois par an, combien faut-il investir pour en créer autant? Je crois que c'est un calcul à faire. Quand nous perdons des emplois, nous perdons également clients et produits. Ce que nous avons construit, il faut tout faire pour le sauvegarder.Il faut que les syndicats se ressaisissent, qu'ils comprennent où se trouve l'intérêt du pays et celui de la main-d'oeuvre qu'ils défendent. Je n'arrive pas à imaginer comment, eux-mêmes, assistent passivement à la destruction de l'emploi et les dégâts engendrés, alors qu'ils sont censés les protéger et veiller à la sauvegarde du niveau de vie des employés. Bien sûr, ils sont aussi censés défendre l'amélioration des conditions de travail et les conditions salariales. Mais, il est incompréhensible qu'ils restent les bras croisés.- Est-ce que le nouveau code du travail permettrait de mettre fin aux discordes?- Le code du travail actuel, s'il était appliqué à la lettre, ne permettrait aucun débordement. Nous n'aurions même pas besoin d'une seconde mouture. Le problème se situe au niveau de l'application, pas au niveau de l'interprétation des lois. D'ailleurs, ni le code actuel, ni celui qui est en cours de préparation ne comportent une «législation régissant la grève». Dans les problèmes opposant les salariés aux employeurs, l'entrepreneur est toujours supposé fautif. Donc, ce n'est pas le code du travail qui doit changer, mais les mentalités au niveau des juges et des filières de travail. Le code du travail n'est pas une baguette magique, il ne va strictement rien changer.Par ailleurs, toute la pression qui entoure cette législation laisse supposer aux étrangers qu'il n'y a pas de code du tout. Propos recueillis par Radia LAHLOU


Le cas Manic

M. Lahlou a cité à plusieurs reprises le cas de la société Manic, qui est considérée comme modèle dans la profession. «Comment peut-on imaginer qu'une entreprise créée en 1975, qui a toujours payé ses salaires rubis sur l'ongle (entre 120 et 150 millions de DH par an), pendant 25 ans, se retrouve dans une telle situation?» s'interroge-t-il. Le jour où elle est arrivée au bout du rouleau, comme toutes les entreprises du secteur, en raison de la conjoncture, l'affaire s'est corsée. Aujourd'hui, elle ne vit plus que d'une manière artificielle. Elle est obligée d'attendre que les marchandises soient expédiées pour pouvoir payer les salaires et vit au jour le jour. Et n'importe quel petit incident bloque la machine.Mais le plus grave, estime M. Lahlou, c'est que cette entreprise a vécu pendant 25 ans sans syndicat. Et quand les difficultés ont commencé, l'assaut a été porté. Il ajoute «qu'il n'y a pas de problèmes à l'introduction d'un syndicat dans l'entreprise, mais aussi faudrait-il que celui-ci puisse aider à raisonner les gens et essayer de les aider à comprendre leur situation».Pour lui, en supposant que Manic reprenne son activité, si les données fondamentales qui l'ont amenée à cette situation ne changent pas, dans deux mois, elle retombera dans la même situation en raison de sa fragilité. «Il faut l'aider à redémarrer, mais surtout que l'environnement dans lequel elle opère puisse redevenir un contexte normal de compétitivité normale. Sinon, elle n'aura plus le souffle de continuer comme toutes les autres».Le plus gênant dans cette affaire, souligne le président de l'Amith, c'est que les partenaires de Manic sont très importants et travaillent avec beaucoup d'autres entreprises. «Si par malheur, ils décidaient de partir du Maroc, ils se dégageraient aussi des autres entreprises. L'impact serait beaucoup plus grave».


Promotion à l'étranger: L'avis de Abdelali Berrada

Selon M. Abdelali Berrada, président du Vetma et directeur général de l'Association Marocaine des Industries du Textile et de l'Habillement (AMITH), le marché international se porte très bien. Les commandes et la clientèle sont là. Les professionnels marocains ont participé massivement aux quatre éditions du Vetma l'an dernier. Ils avaient encore, d'après lui, la volonté de s'accrocher. Au niveau des industriels étrangers, le Maroc commençait à être reconnu comme étant un pays fiable et professionnel. «Et si toutes ces années de travail devaient s'envoler en fumée, il serait extrêmement difficile de les reconquérir». En septembre 2000, M. Berrada insiste sur le fait que des discussions avaient été engagées avec des investisseurs potentiels. Mandatés par les pays européens, les Français avaient pour mission de réfléchir à l'établissement d'un espace textile Euromed. L'objectif étant de délocaliser une partie de la production. Mais, elles ont dû être étouffées dans l'oeuf tellement la conjoncture est mauvaise. «Nous ne sommes pas en mesure de les recevoir», déclare-t-il, rejoignant ainsi M. Lahlou dans ses propos. Bien que les contacts semblaient prometteurs, les responsables marocains ont choisi l'option de calmer le jeu.Par ailleurs, concernant l'état actuel du secteur, M. Berrada ajoute que le contrat-programme aurait pu sauver la situation, ne serait-ce qu'au niveau de l'emploi. Il prévoyait d'en créer 25.000 par an. «Si nous y ajoutons les 25.000 qui viennent d'être perdus, le calcul est simple», fait-il observer. Il ajoute que du point de vue de l'opérateur, le gouvernement n'a prêté aucun intérêt au contrat-programme du textile, alors qu'il s'est empressé d'avaliser celui du tourisme. R.L.

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