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Armée US: Le salaire de la peur

Par L'Economiste | Edition N°:2598 Le 29/08/2007 | Partager

. 20.000 dollars pour partir au frontPresque toutes les nouvelles recrues enrôlées dans l’armée américaine depuis fin juillet ont accepté une prime de 20.000 dollars en échange d’un engagement à recevoir une formation de base pour le combat d’ici à la fin septembre, a annoncé lundi dernier un responsable militaire. Cette mesure, révélée par le Washington Post, a permis à l’armée d’atteindre ses objectifs de recrutement avec 6.611 personnes engagées entre le 25 juillet et le 24 août. Parmi elles, 6.264, soit 94.8%, ont signé en faveur de la prime. La somme de 20.000 dollars représente plus d’un an de salaire d’un soldat en début de carrière. «Pratiquement, tous ceux qui s’engagent maintenant sont éligibles pour cette prime à un départ rapide, s’ils acceptent de partir d’ici la fin septembre», a déclaré Douglas Smith, porte-parole pour le bureau central des recrutements à Fort Knox (Kentucky). Cette prime spéciale ne sera plus offerte aux nouvelles recrues à partir de la nouvelle année fiscale, à partir du 1er octobre. Ce bonus avait été mis en place après deux mois au cours desquels le recrutement était en deçà des objectifs. En juillet, l’objectif a été dépassé de 2% avec 9.750 recrues, indiquent des statistiques du Pentagone. Alors que les besoins de l’armée américaine vont grandissant, en raison de l’engagement en Irak et en Afghanistan, les critères ont été assouplis au cours des derniers mois pour faciliter le recrutement. Selon le Washington Post, cette prime de 20.000 dollars pourrait avoir comme conséquence d’attirer des personnes plus intéressées par l’argent que par l’idée de servir leur pays. Elle implique aussi que des gens partent au combat avec une formation minimale.  «Cela montre ce que nous avons déjà vu de la part de l’armée, à savoir un compromis sur la qualité (des recrues) au bénéfice de la quantité», a déclaré au journal Cindy Williams, une spécialiste de la sécurité au Massachusetts Institute of Technology (MIT). «Mon sentiment est qu’aujourd’hui, ils sont prêts à prendre quiconque passe le pas de la porte et est prêt à partir (au front) d’ici le 30 septembre», a-t-elle ajouté.Toutefois, le Pentagone a nié utiliser cette prime exceptionnelle pour attirer coûte que coûte des nouvelles recrues.Synthèse L’Economiste

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