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    Courrier des Lecteurs

    Après une quasi-stagnation en 1994 : Le trafic portuaire baisse de 8,2% en janvier

    Par L'Economiste | Edition N°:168 Le 23/02/1995 | Partager

    L'évolution du trafic portuaire reste tributaire, entre autres, des importations de céréales et des exportations de phosphates. Avec la sécheresse qui s'est installée, les approvisionnements en céréales sont appelés à croître, ce qui ne manquera pas d'exercer un impact sur le trafic portuaire.

    Après avoir terminé l'année 1994 avec un léger frémissement de 0,9%, le trafic portuaire s'est inscrit en baisse de 8,2% en janvier. Il est ainsi passé de 3.477.613 tonnes en janvier 1994 à 3.191.026 au cours du même mois de 1995. Cette baisse est à nuancer puisqu'en janvier 1994 le trafic portuaire avait progressé de 8,7% sur la même période de 1993. Cette hausse avait d'ailleurs tranché avec la tendance à la baisse qui avait globalement caractérisé 1993. II est à rappeler que l'Office d'Exploitation des Ports (ODEP) table cette année sur un trafic avoisinant les 43 millions de tonnes.

    La baisse du volume des échanges relevée en janvier dernier provient exclusivement des exportations qui ont chuté de 17,1% à 1.460.360 tonnes. Cette baisse est consécutive à la régression du trafic de phosphate brut (-31,2%), des engrais (-23,7%) et des produits pétroliers (-46,1%). Les importations ont en revanche pratiquement stagné (+0,9%) à 1.730.666 tonnes. Cette faible variation cache toutefois d'importants reculs au niveau des céréales (-55%) et de l'ammoniac (-47,5%). Ceux-ci ont été compensés par l'augmentation de l'approvisionnement en charbon (+534%) et en soufre (+5,1%) notamment.

    L'examen des mouvements de marchandises par groupe de produit révèle qu'à l'exception du trafic unitarisé, toutes les autres catégories se sont orientées à la baisse.

    Ainsi, les vracs solides, qui totalisent la moitié du trafic global, ont enregistré une diminution de 5% à 1.592.387 tonnes sous l'effet de la baisse des exportations de phosphate brut et d'engrais.

    De leur côté, les échanges de vracs liquides ont fléchi de 14,2% pour atteindre 923.254 tonnes. Ce recul résulte des hydrocarbures

    (-23%) et de l'ammoniac (-47,5%), la hausse de l'acide phosphorique (+27,7%) n'ayant pu le compenser.

    Le volume des marchandises diverses s'est lui aussi rétracté de 19% pour se situer à 361.199 tonnes. Parmi les produits qui ont déterminé cette tendance figurent les agrumes (-35%) et les primeurs (-23,5%).

    Quant au trafic unitarisé, celui-ci a progressé de 12,1% à 314.186 tonnes. La totalité des postes de ce trafic ont contribué à cette hausse. C'est ainsi que le trafic conteneurisé s'est élevé à 156.315 tonnes, soit 18,1% de plus qu'en janvier 1994. Le trafic roulier

    (RoRo) a totalisé,lui,157.871 tonnes, en hausse de 6,7% répartie à hauteur de 13,8% à l'import et 0,9% à l'export. Le trafic TIR (transport international routier) a enregistré un accroissement de 9,8% à 132.662 tonnes.

    L'évolution du trafic global par port reste contrastée. Cinq ports seulement ont vu leur trafic se situer au dessus du niveau de janvier 1994. Il s'agit d'Agadir, de Safi, de Jorf-Lasfar, de Tan-Tan et de Dakhla.

    Les taux de progression de ces ports oscillent entre 3,9% pour Jorf Lasfar et 89,4% pour Dakhla. Concernant les ports en baisse, les taux sont compris dans une fourchette de 33,9 et -2,4%.

    Hakima ELMARIKY

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