×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Courrier des Lecteurs

Après l'OPV des 16% du capital : SNI: L'assainissement des souscriptions est en cours

Par L'Economiste | Edition N°:153 Le 10/11/1994 | Partager

Le succès de la SNI a été presque trop grand: les services bancaires ont été débordés, créant une certaine confusion. Le Ministère de la Privatisation veut identifier et sanctionner les spéculateurs. L'opération d'assainissement est en cours. A la corbeille, seuls les anciens titres sont échangés et continuent leur ascension.

Le raz-de-marée provoqué par les actions SNI devra être aplani. L'opération d'assainissement lancée au niveau des banques démarre.

Un délai de quinze jours leur a été accordé pour enquêter et traquer les éventuels spéculateurs. L'assainissement devrait être terminé au début de la semaine prochaine.

Pour le ministre de la Privatisation, M. Abderrahmane Saaïdi, ces opérations de vérification et d'investigation permettront à la fois de moraliser le marché et aussi de protéger les épargnants. "Il y va de la crédibilité de la Bourse des Valeurs et du système bancaire", ajoute-t-il.

Déjà durant la période de souscription, des pratiques contraires à l'esprit de la loi sur la privatisation (pas d'accaparement et développement de l'actionnariat populaire)ont été observées.

Le Ministère de la Privatisation avait fermement invité les banques à renforcer la surveillance des demandes. Toute personne désirant acheter des titres pour un tiers, excepté sa famille, était tenue de présenter une procuration. Il semblerait que cette disposition n'a pas freiné une telle pratique.

Laxisme et abus

Le gouvernement s'est inquiété d'un "certain laxisme" et abus au niveau d'agences bancaires. Le Ministère a dû exiger de l'ensemble des banques ayant participé à l'opération de déceler les souscriptions sans mandat et les doubles souscriptions.

Les contrevenants verront tout simplement leurs demandes annulées. Les actions seront reprises par le Trésor qui les revendra immédiatement par le biais de la Bourse. Les personnes ainsi sanctionnées pourront récupérer leurs mises, déduction faite cependant des frais bancaires.

Interrogées, un grand nombre de banques ne ménagent pas leurs critiques envers le chef de file, en l'occurrence la Banque Centrale Populaire, qui "devait en principe effectuer la centralisation de toutes les données réalisées selon les procédures édictées. Aujourd'hui, face à cette situation, non seulement nous mobilisons du personnel, mais aussi nous subissons des coûts élevés de gestion".

Ascension des titres

Dans tous les cas, le déroulement s'effectue en deux étapes. Les banques ayant participé à l'opération procèdent à l'élimination pure et simple de toutes les souscriptions sans procuration, établissent des états récapitulatifs par cartes d'identité nationale et numéros de comptes qui seront expédiés à la Bourse des Valeurs de Casablanca. Toutefois, les doubles souscriptions, notamment celles effectuées auprès de plusieurs banques, ne peuvent être décelées. Seule la Bourse, centralisant l'ensemble des ordres, pourra dégager ces états récapitulatifs classés par cartes d'identité nationales.

Pour l'instant et en attendant les résultats définitifs du contrôle, aucune transaction concernant les 16% du capital de la SNI nouvellement introduits en bourse n'a été effectuée. Seuls les anciens titres sont échangés et continuent leur ascension. Le mardi 1er novembre, 1.203.678 titres à 300 DH chacun ont été offerts. Depuis, l'action SNI continue son ascension: elle a été traitée à 370 DH, le lendemain 2 novembre, à 381 DH le 3 novembre, 392 DH le 4 novembre, pour passer mercredi 9 novembre à 407 DH.

Enfin, et concernant la constitution des noyaux dits "durs" et "mous" de la SNI, deux groupes se sont constitués. L'un est emmené par la BMCE, l'autre par la BCM. L'appel d'offres est clos le 11 novembre prochain. Auprès du Ministère de la Privatisation, et à l'heure où nous mettons sous presse, aucune information n'est disponible quant au nombre total de personnes ayant déposé leur candidature pour la formation des noyaux. "Jusqu'à la date limite, personne de dévoile ses armes et fera jouer l'effet de surprise".

M.O.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc