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Economie

Après les conserveurs : La pêche côtière met un pied dans la mise à niveau

Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager


Bons résultats pour les 5 premiers mois, pourtant le secteur reste tributaire d'une ressource qu'il va falloir apprendre désormais à gérer. Les captures se stabiliseraient à environ 1 million de tonnes à partir de l'an 2000.


Les premières répercussions de l'accord de pêche commencent à se faire ressentir. Au terme du premier trimestre de l'année 1996, la production de la pêche côtière a atteint 73.563 tonnes contre 70.726 durant la même période de l'année précédente, soit une hausse de près de 4%. Durant les 5 premiers mois, les exportations de produits de la mer ont connu une augmentation de 18,4% en valeur par rapport à la même période de 1995, passant de 1,8 milliard de DH en 1995 à 2,13 milliards de 1996, selon les statistiques de l'Office des Changes.
Cet accroissement est dû essentiellement à une hausse de 34% des exportations des crustacés, mollusques et coquillages et de 6,9% de celles de poissons frais. Cette hausse s'explique par l'importante des stocks au courant du dernier trimestre 1995 et par la baisse de la production céphalopodière durant les premiers mois de 1996, selon les professionnels.
Les chiffres concernant la pêche hauturière ne sont pas encore disponibles du fait d'un décalage entre les pêcheries et l'exploitation des données.

"Approche avant-gardiste"


Pour M. Mostapha Faïk, inspecteur général des pêches, "ces bons résultats n'empêchent pas de mettre l'accent sur certains enseignements fondamentaux qu'il faut tirer sur le secteur". Celui-ci est complexe au niveau de sa gestion. "En effet, il existe une ressource qui est convoitée et à l'origine de nombreux conflits d'intérêts. Les premiers arrivés se sont servis. Heureusement qu'elle ci n'est pas totalement épuisée". Aussi l'approche avant-gardiste vise-t-elle la protection de la ressource. Dans ce domaine, de multiples méthodes sont possibles. Au niveau local, elle s'est opérée à travers l'octroi de licences. D'autres pays vont jusqu'à gérer les heures de pêche et le tonnage. Il n'est pas exclu qu'un jour le Maroc y soit contraint.
Pour l'heure, des plans d'aménagement des pêcheries sont en cours d'élaboration. En raison de l'urgence, le plan pour les céphalopodiers sera prêt en octobre. Les pélagiques et l'aquaculture devraient suivre. Parallèlement, un plan de développement de la pêche côtière et artisanale est prévu.
La protection de la ressource ne s'inscrit pas simplement dans le cadre du développement durable, mais dans la stratégie du secteur, sans laquelle toute planification(1) est impossible. "Vous avez beau planifier, souligne M. Faïk, mais en fin de compte, c'est la ressource qui conditionne tout". Aussi, poursuit-il, "il faut l'utiliser à bon escient en maximisant le rendement". Ainsi, le plafond de production devrait s'afficher aux alentours de 1 million de tonnes en l'an 2000.

Pour cela, "il ne faut pas oublier la contrainte produit". En effet, "le poisson est migrateur". Le Maroc a la chance de disposer d'un large littoral. Le poisson peut être suivi vers le Sud, mais cela nécessite une mise à niveau des plans d'aménagement des pêcheries.
Au niveau commercial, le Maroc gagne à développer une politique de la demande au lieu de l'offre comme par le passé, où l'octroi de licences visait la production. L'accroissement de la demande passerait par le renforcement du label Maroc, par la promotion du poisson à travers une campagne de sensibilisation et par le développement du réseau frigorifique et de centres de distribution. "Cette augmentation de la demande permettrait une valorisation du revenu des pêcheurs grâce à une augmentation des prix", affirme M. Faïk, d'autant plus que le poisson va devenir coûteux en terme de production. En conséquence, l'objectif est de parvenir à une pêche de plus en plus sélective. Une mise à niveau s'impose donc.

F.M.

(1) Le Ministère des Pêches Maritime et de la Marine Marchande a publié une revue annuelle intitulée "la Mer en chiffres" qui permet d'avoir une vision didactique du secteur sur les 5 dernières années.


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