×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Après la pillule, les contraceptifs de longue durée

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

Le programme marocain de marketing social entre dans sa troisième phase. Hoknat et Lawlab Al-Hilal, contraceptifs de longue durée, sont mis sur le marché à coups de campagne de promotion.


L'enquête-panel du Ministère de la Santé Publique menée en 1995 évaluait le taux de prévalence contraceptive à 50%. Avec le lancement des méthodes contraceptives de longue durée, Hoknat et Lawlab Al-Hilal, le programme marocain de marketing social (PPMS) espère faire mieux. Il entre dans sa troisième phase après le préservatif Protex et la pillule Kinat Al-Hilal. Hoknat et Lawlab Al-Hilal, ce sont respectivement un contraceptif injectable et le dispositif intra-utérin (stérilet). Au classement des méthodes contraceptives (méthodes traditionnelles incluses), établi par l'enquête-panel du MSP pour l'année 1995 (voir encadré), ces techniques ne figuraient respectivement qu'en troisième et quatrième positions devant la ligature des trompes et le condom, mais derrière la pillule et les méthodes traditionnelles. Le PPMS accorde aujourd'hui une attention particulière à Hoknat Al-Hilal. Par rapport à la pilule, ce contraceptif de la famille des progestatifs, administré en intramusculaire, garantit une durée de protection de 3 mois (avec un taux d'échec de 1% ). Le PPMS lui attribue d'autres avantages: entre autres, discrétion pour l'utilisatrice, possibilité d'utilisation pour les femmes qui allaitent un bébé âgé de plus de 6 semaines ou par les femmes qui ont subi des effets secondaires dues aux oestrogènes.

Le produit, qui sera commercialisé au prix public de 34,40 DH, est fabriqué par les laboratoires Pharmacia & Upjohn et distribué par le laboratoire HMR (Hoechst Marion Roussel).
A travers la troisième phase du PMMS, il s'agira donc de mettre à la disposition des couples désireux d'espacer les naissances une plus large gamme de produits et renforcer par là le développement et la promotion du programme national de planification familiale. Les campagnes de communication qui doivent accompagner ces contraceptifs feront en sorte que ces objectifs soient atteints.
Le plan de communication et de promotion de Hoknat et Lawlab Al-Hilal intègre des spots radio et télévisées (RTM et 2M). Le slogan retenu pour la campagne est «La planification familiale, le choix du couple avisé».

Des médecins privés et des pharmaciens suivent des sessions de formation aux techniques contraceptives de longue durée. La Confédération Nationale des Syndicats des Médecins Privées et la Fédération Nationale des Syndicats des Pharmaciens sont associées au projet. L'une est chargée de la formation des médecins privés, l'autre des pharmaciens. A cela s'ajoute un programme de formation spécifique aux technique d'insertion du DIU (dispositif intra-utérin), assuré avec la collaboration du Centre National en Reproduction Humaine et les centres de références du MSP.
Lancé par le MSP avec l'aide de l'USAID et l'assistance technique du programme SOMARC, le PPMS avait débuté par le lancement en 1989 de la campagne Protex. La planification familiale devenait alors une affaire d'homme aussi. En décembre 1992, le PPMS a lancé une seconde expérience à travers la campagne «Kinat Al-Hilal» pour confirmer les acquis de la pilule contraceptive, première méthode utilisé par les ménages marocains. L'agence marocaine Alternative Consultant (ALCO) exécute le programme depuis 1991.

La pilule d'abord


Une femme sur deux utilise le contraceptif. C'est ce qu'a révélé l'enquête-panel du MSP effectuée en 1995. L'étude avait porté sur un échantillon de 2.751 ménages représentant 17.998 individus dont 10.142 en milieu rural. Autre résultat de l'étude: les fortes disparités dans le recours aux méthodes contraceptives entre milieu rural et milieu urbain: 39 femmes sur 100 utilisent une méthode contraceptive en milieu rural contre 64 en milieu urbain. Concernant les méthodes contraceptives, l'enquête a confirmé la prédominance de la pilule en tant que mode contraceptif (32,2%), suivie par les méthodes traditionnelles (7,9%) et le dispositif intra-utérin (4,3%).


  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc