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    Economie Internationale

    Après la crise du Mexique : Le FMI veut renforcer son rôle de surveillance

    Par L'Economiste | Edition N°:178 Le 04/05/1995 | Partager

    Secoué par la crise financière qui vient de frapper le Mexique, le Comité intérimaire du FMI s'est réuni il y a quelques jours à Washington pour bâtir une nouvelle stratégie.
    Le FMI n'a pas exclu une 11ème révision des quotes-parts pour augmenter ses ressources financières. Les Américains sont hostiles à cette solution.
    La recherche de nouvelles ressources financières paraît normale puisque le FMI a débloqué cet hiver près de 18 milliards de Dollars pour le Mexique, 2,4 milliards pour l'Argentine et une dizaine de milliards pour la Russie et l'Ukraine.
    Le FMI devrait également permettre l'accès des pays membres aux prêts à 100% de leur quota, et ce comme il a été décidé à Madrid.
    Mais pour le moment, les moyens financiers du FMI ont été estimés suffisants.
    Le FMI table, en cas de besoin, sur des emprunts qui seraient accordés par les pays les plus riches du monde. Le montant du prêt pourrait atteindre en cas d'urgence les 18,5 milliards de DTS, l'équivalent de 25 milliards de Dollars.

    Le G7 a fait également remarquer que les allocations spéciales en faveur des pays en transition (à savoir les pays de l'Europe de l'Est) devraient être étendues à tous les membres du FMI.
    Afin d'aider les pays en situation exceptionnelle, le FMI avait proposé de mettre en place un "guichet de crise". Les Anglo-Saxons et les Allemands s'opposent à cette idée, car elle entraînerait une nouvelle allocation de Droits de tirage spéciaux (DTS).
    Par ailleurs, le Fonds Monétaire a déclaré qu'il sera exigeant quant à la crédibilité des données statistiques présentées par les pays membres. Les marchés de capitaux feront l'objet, eux aussi, d'une surveillance multilatérale plus accrue.
    Bref, les responsables du FMI sont décidés à renforcer leur surveillance. "A quoi sert-il de jouer les pompiers à coups de milliards, alors qu'il est tout de même plus simple d'éviter l'incendie", est-il noté.

    Hicham RAÏQ

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