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    Economie

    Appui international à l'UMT contre la répression syndicale

    Par L'Economiste | Edition N°:631 Le 04/11/1999 | Partager


    · La Confédération Internationale des Syndicats Libres demande la libération des syndicalistes membres de l'UMT

    L'UMT est déterminée à ne pas se laisser marcher sur les pieds. La centrale de M. Mahjoub Benseddick a saisi la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL), dont elle est membre, pour protester contre les peines de prison prononcées à l'encontre de plusieurs de ses adhérents. Cette Confédération a réagi à son appel en diffusant récemment une note sur "le regain de la répression anti-syndicale au Maroc". Elle a aussi déposé une plainte au BIT "Bureau International de Travail" pour le même motif.
    La CISL informe que ce document, de trois pages, a été distribué à plusieurs députés européens le 20 octobre dernier, la veille de leur rencontre avec M. Abderrahman Youssoufi à Bruxelles.
    Contactés par L'Economiste, les services du Ministère de l'Emploi précisent ne pas avoir reçu le document de la CISL "de façon officielle".

    Campagne auprès des institutions financières internationales


    L'UGTM pour sa part déplore le recours de l'UMT "à des institutions étrangères pour régler des problèmes internes". Ce syndicat ne se sent pas concerné par cette note. Quant à la CDT, elle est injoignable.
    La CISL a souligné avoir saisi plusieurs fois M. Youssoufi pour protester contre les peines de prison et d'amende infligées aux militants de l'UMT. La Confédération demande leur libération. Elle n'a pas mâché ses mots en dévoilant son intention "de lancer une campagne auprès des institutions financières internationales en vue de faire suspendre l'assistance économique au Maroc au cas où persisterait la répression contre les syndicalistes".
    La note de synthèse rapporte que "ces incidents interviennent alors que le Maroc bénéficie d'un regain de sympathie dans la communauté internationale. Ce durcissement des autorités à l'égard du mouvement syndical est d'autant plus incompréhensible qu'il va à contre-courant du nouveau climat d'ouverture politique et social annoncé ces derniers temps par les hautes autorités du Royaume".

    Le cas Avitema


    La CISL relate les circonstances de la détention des syndicalistes de la Centrale dans quatre événements. La détention de six ouvriers agricoles, le 7 octobre dernier, lors d'une grève dans une ferme près de Sidi Kacem et la condamnation de trois syndicalistes après les incidents survenus en septembre dernier dans les ports du Sud, ont été scrupuleusement relatés.
    Les incidents de la société Avitema ne sont pas en reste. Selon un communiqué de l'UMT, le procès en appel des 21 syndicalistes (condamnés à des peines allant jusqu'à huit mois de prison ferme et à des amendes de 500 DH chacun) a eu lieu hier à Rabat.

    Nadia LAMLILI

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