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Economie Internationale

Approuvant le plan d'aide en faveur du Mexique : Le G7 demande un renforcement de la surveillance du FMI

Par L'Economiste | Edition N°:166 Le 09/02/1995 | Partager

Les sept pays les plus industrialisés (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie et Japon), réunis à Toronto les 3 et 4 février derniers, ont approuvé à l'unanimité le plan de sauvetage financier du Mexique proposé par M. Bill Clinton. Pourtant le 2 février , lors du vote au conseil d'administration du FMI sur l'aide au Mexique, les quatre pays européens s'étaient abstenus pour n'avoir pas été "consultés plus tôt à propos d'un plan qui les met à contribution le FMI et la BRI", indique Les Echos.

Au lieu des 40 milliards de Dollars initialement prévus, le plan de soutien de l'économie mexicaine est doté d'une enveloppe de 50 milliards de Dollars. Il met à contribution le Trésor américain à hauteur de 20 milliards, le Fonds Monétaire International (FMI) pour 17,8 milliards et la Banque des Règlements Internationaux (BRI) pour 10 milliards. Le montant accordé par les Etats-Unis provient de leur Fonds de stabilisation des changes.

C'est d'abord le FMI qui mettra sur la table son crédit, puis les Etats-Unis. L'enveloppe constituée de leurs apports pourra être majorée de 10 milliards de Dollars suivant les besoins.

La BRI intervient donc en dernière ligne dans ce dispositif. C'est à cette condition que l'Allemagne, la France, l'Italie et la Grande-Bretagne ont accepté de se rallier aux autres membres du G7.

Par ailleurs, pour éviter que ne se reproduisent de pareilles crises, les ministres des Finances des Sept ont suggéré d'accélérer la réforme des institutions financières et sont convenus d'inciter le Fonds à renforcer ses pouvoirs de surveillance multilatérale.

Un rapport sur cette même surveillance est en cours de rédaction. Son contenu devrait être rendu public à l'occasion de l'assemblée de printemps du FMI et de la Banque Mondiale.

Bien que le Mexique ait été au centre de leur rencontre à Toronto, les Sept ont profité de l'occasion pour féliciter l'Ukraine des "reformes courageuses" qu'elle a entreprises. La Russie a en revanche été appelée à l'ordre du fait de "la récente reprise de l'inflation et des risques qui en découlent pour le budget, lesquels ont été accrus par la situation en Tchétchénie".

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