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Politique

Anticorruption: Le Maroc toujours à la traîne

Par L'Economiste | Edition N°:1619 Le 09/10/2003 | Partager

. Un nouveau rapport de Transparency Inter-nationalLe Maroc perd encore du terrain en matière de lutte contre la corruption. Apparemment, ce mal “endémique” résiste au discours de moralisation. C'est en tout cas ce qui ressort du dernier rapport de Transparency International (TI) sur la corruption, rendu public lundi 7 octobre. Le Maroc traîne en 70e position. Il a été noté 3,7 sur 10. “Piètre performance!” en martèle Bachir Rachidi, président de Transparency Maroc (TM). A nuancer tout de même, le classement de cette année a été effectué sur un total de 133 pays, alors que celui de 2002 ne portait que sur 102 pays. Le Maroc avait été classé 54e avec une note de 3,3 sur10.Pour Rachidi, l'environnement politique national ne permet pas, pour le moment, une meilleure visibilité. Si en 2000, le Maroc avait réalisé une percée dans la lutte contre la corruption, c'était surtout grâce aux nombreuses initiatives et mesures prises à l'époque. Cependant, à partir de fin 2000, “ce processus allait être interrompu”, fait remarquer le président de TM. Le résultat ne s'est pas fait attendre. Le Maroc régresse d'année en année. “Certes, le pays a réalisé quelques avancées notables dans le domaine de la transparence des marchés publics, longtemps décriée par les opérateurs de tout bord, l'accessibilité à l'information… mais le chemin reste long à parcourir”, rétorque Rachedi.Il est plus qu'urgent, selon lui, de “planifier les actions de lutte contre la corruption, fixer des échéances de réalisation à court, moyen et long termes, mettre en place des systèmes d'évaluation périodiques et réguliers”. “La création d'une instance indépendante serait aussi une bonne chose. Système national d'intégritéElle serait une force de proposition et de développement d'une véritable stratégie nationale pour la lutte contre la corruption, dans le cadre d'une large concertation entre les différents acteurs impliqués dans ce processus, à savoir les pouvoirs publics, le monde des affaires et la société civile. C'est un facteur indispensable pour l'aboutissement d'un véritable système national d'intégrité”. Par ailleurs, le fameux projet de loi pour la lutte contre la corruption ne parvient pas à voir le bout du tunnel. Contacté par L'Economiste à plusieurs reprises, le ministère chargé de la Modernisation des secteurs publics est resté injoignable. A rappeler que TM n'a pas été associé quant à l'élaboration de ce projet. Mais une loi peut-elle remédier au mal? La lutte contre la corruption est une question de comportement plutôt que de textes. Que faire donc face à cette gangrène qui ronge le pays? La création de la “commission pour la moralisation de la vie publique” n'a pas donné de résultats concrets, en raison notamment de dissensions internes. D'après le rapport de Transparency International, la réforme judiciaire, à son tour, souffre d'un manque d'indépendance pour agir contre les politiciens et les entrepreneurs, les magistrats régulièrement accusés de corruption... Le rapport indique que les réformes judiciaires continuent de rencontrer des obstacles. Selon un sondage effectué par la Chambre de Commerce américaine (AmCham), 78% des entrepreneurs étrangers continuent de croire le système judiciaire marocain inefficace à cause de la corruption, même si la Banque Mondiale a aidé le Maroc à améliorer le fonctionnement des tribunaux commerciaux. La petite corruption, quant à elle, demeure une véritable épine. Le même rapport souligne que l'index de la liberté économique a enregistré un accrois-sement dans la corruption des petits fonctionnaires. Un sondage réalisé en la circonstance par TM, déjà annoncé par L'Economiste et rapporté par TI, a révélé que plus de 80% des hommes d'affaires interrogés ont reconnu avoir offert un “bakchich” pour “éviter d'être harcelés” par la gendarmerie et la police de route.Mohammed EL HARRRATI

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